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        <title>Casafree :: Article</title>
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        <lastBuildDate>Sat, 05 Jul 2008 23:40:51 +0000</lastBuildDate>
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        <category>People</category>
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            <title>Samira Saïd</title>
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            <description><![CDATA[Categorie: Chanteurs marocains<br />Source: (Al Ahram)<br />Mots cles: Samira,Saïd,chanteuse,marocaine,egypte<br />Resumé: Née à Rabat, elle partira à 17 ans en Egypte pour lancer sa carrière musicale. Samira Saïd a une très grande histoire sur la scène artistique arabe, elle commença sa vie de chanteuse à 9 ans et fut remarquée très rapidement, grâce sa belle voix.<br />Sa démarche est celle d'une star qui rejetterait, l'espace d'un moment, sa "success story". Fluette, peu maquillée, accoutrée de jeans et d'un polo, elle a un sourire d'enfant astucieux et interrogateur. <br /><br />A la fois accueillante et distante, le ton de sa voix est enjoué. Comme si son nom Saïd, "heureux" en arabe, avait marqué son destin. Elle se dit une bonne nature. "Je n'aime pas les discordes, je n'aime pas être fâchée", dit d'ailleurs l'un de ses grands succès. "Je ne suis pas tragique. Tout problème a sa solution. Je ne broie pas du noir et je n'aime pas la passivité, celle qui fait vivre les gens dans une sorte de drame continuel", poursuit-elle. <br /><br />Même si elle ne nie pas que "comme tout le monde", ses expériences personnelles l'ont marquée et rendue plus mûre. Elles ont aussi influencé ses choix, sa manière de penser et ses relations avec les autres. Mais une chanteuse qui interprète des hymnes à l'amour ne devrait-elle pas vivre ces mêmes expériences qui sont l'objet même de son art ?<br /><br />Samira Saïd excelle dans ses aller retour entre une passion musicale et un quotidien qu'elle veut paisible. Elle sait tourner la page et conserver une vision toujours curieuse de l'avenir. Et cette curiosité qui implique l'innovation donne à tout ce qu'elle entreprend un caractère imprévisible. Que ce soit avec ses chansons, son look ou sa vie.<br /><br />A écouter "Al Gani baad yomein" (Et il est venu deux jours après), son grand succès de la période romantique, "Achqa" (Amoureuse), et son tout dernier tube "Yom wara yom" (Jour après jour). On s'étonne qu'une même personne ait chanté dans un style si différent à chaque fois. <br />C'est voulu", affirme-t-elle. "Lorsque j'ai débarqué au Caire, j'ai commencé avec des classiques du genre de Warda ou Nagat, avec les plus grands noms de la composition comme Baligh Hamdi et Mohamad Sultan à l'exemple de l'album "Alemnah al-hob" (Nous lui avons appris l'amour). Mais malgré mon grand succès, j'ai eu la sensation de ne pas me distinguer et de ne rien apporter d'original à la musique", explique-t-elle. <br /><br />Ce fut alors la transition avec l'album "Shehrezade" et la chanson "Al Gani". Cette dernière chanson, composée par Gamal Salama, l'homme des percussions et des rythmes rapides, a été un mélange réussi de musique occidentale et de chant oriental. "C'est à partir de là que j'ai commencé à me distinguer et que j'ai vraiment pu forger mon propre style", affirme-t-elle.<br /><br />Samira Saïd passe d'une transition à l'autre. Ou plutôt d'un changement à l'autre. Sous ses abords sereins, elle a un esprit de rebelle. A la fin des années 1980, elle lance l'album "Khayfa" (J'ai peur), qu'elle considère comme une étape importante, à la fois dans le chant et le vidéo-clip. "C'est ce que je recherchais depuis longtemps. Aucune chanson de l'album ne se ressemble". Le clip du morceau est réalisé en noir et blanc par Tareq Al-Kachef. Ensuite, c'est "Al-Baal" (Tu es dans mon esprit) qui sort en 1998.<br />Le style des chansons diffère encore et les paroles, comme celles de "Ana andi halet malal" (Je m'ennuie), "Watani al-ghona" (La chanson est ma patrie ), apparaissent comme 'audacieuses' pour l'époque. "C'était la nouveauté au vrai sens du terme", se souvient-elle. Récemment, elle a aussi enregistré un remix d'une chanson de Baligh Hamdi, "Binlef" (On tourne). Autant de compositions qu'elle considère comme les plus importantes de sa carrière. "Peut-être que le public ne se rend pas compte de l'importance de ces chansons parce qu’elles n'ont pas de clip". Mais pour elle, l'innovation sera reconnue tôt ou tard.<br /><br />Sa quête de nouveauté dans l'art du spectacle est continuelle. Peut-être parce que sa culture a été marquée par ce mélange entre Orient et Occident. Marocaine de nationalité, son enfance a été bercée par les chansons de Charles Aznavour, d'Edith Piaf et d'Oum Kalsoum, Abdel-Halim Hafez ou encore par le folklore marocain. C'est une enfant prodige. A l'âge de 9 ans, elle chante même déjà "Al-Atlal" d’Oum Kalsoum. Plus tard, son père réussit à la faire participer à "Mawaheb", une célèbre émission de télévision pour jeunes talents. Le lendemain, on ne parle que d'elle. Ce qu'elle ne manque pas de souligner avec fierté. "Je ne me souviens pas d'un seul jour où on ne m'ait pas montrée du doigt dans la rue". <br />C'est donc très tôt qu'elle connaît de grands succès à Rabat. Sous les encouragements du monde musical et ceux du Roi Hassan II, qui ne manque pas de la placer sous sa protection. Un des moments de cette gloire est marqué d'une pierre blanche grâce à une photo où elle figure aux côtés du crooner du monde arabe, Abdel-Halim Hafez, alors en visite au Maroc.<br />"Au début, c'était un jeu. Mes parents étaient contents, mais pensaient que cela serait temporaire et que j'allais abandonner cette passion". Mais avec les années, le rêve ne fait que grandir. Elle apprend toutes les chansons de l'Astre de l'Orient. Même si à son âge, elle ne comprenait pas toutes les paroles. Elle s'était fixé un objectif et ses projets se sont incrustés en elle. N'est-elle pas encore une enfant ?<br />En réalité, elle ne l'a jamais été. Quand ses compagnons d'âge jouaient, elle préférait chanter dans les noces de famille, les fêtes scolaires, les camps d'été ... C'était son jeu à elle. Elle trouvait marrant le fait que ses camarades soient parfois jaloux et que ses profs prennent particulièrement soin d'elle. Mais Samira n'a jamais regretté d'avoir mené dès le début cette vie de star. "Quand quelqu'un qui n'est pas connu se transforme soudainement en vedette, cela le bouleverse un peu. Moi je suis allée au-delà". <br /><br />Son avenir de chanteuse se profilant, elle réussit à convaincre son père d'arrêter ses études après le bac. Son ambition est alors de partir en Egypte, y faire ses premiers pas sur la scène musicale. Elle travaille son accent, sa voix et grâce à Mohamad Sultan et son épouse, Fayza Ahmad, un début de carrière s'esquisse. La rencontre avec Baligh Hamdi enrichit considérablement le répertoire de la jeune Marocaine. Le coup d'envoi est donné et Samira accumule les succès. Elle parvient à conquérir les mélomanes et est soutenue par tous ceux qui ont cru en elle, surtout des compositeurs de renommée.<br /><br />L'époque n'est plus celle des grands musiciens. Elle en est consciente et fait appel à de nouveaux talents, "à une jeunesse curieuse comme Mohamad Diaa, Salah Charnoubi, avant qu'il ne soit très connu. Cela continue encore aujourd'hui. Je travaille avec des compositeurs qui n'en sont qu'à leurs débuts, comme Khaled Ezz et Amr Moustapha. La musique a besoin de changement et d'évolutions continuelles et donc de compositeurs enthousiastes sachant chercher ailleurs et écouter les autres musiques du monde. Avec l'âge, on perd parfois la curiosité. Or, j'en ai besoin. Cela me permet d'être à la page".<br /><br />Ses expérimentations lui permettent d'aborder plusieurs horizons. A l'exemple de son duo avec Cheb Mami. Une façon de renouer avec le raï, et la mode internationale. Elle estime que cette collaboration avec ce célèbre Algérien est un petit pas qui lui a ouvert un nouveau marché en Europe. <br /><br />Son caractère innovateur et sa recherche de nouvelles expériences ne l'ont cependant pas poussée à chanter en accent marocain. Peut-être parce qu'elle se considère plus égyptienne. D'ailleurs, elle a plus vécu au Caire qu'à Rabat. Son fils, Chadi, même s'il comprend le marocain, ne parle que l'égyptien. <br />En dépit de ses occupations de star, c'est une mère dévouée qui s'intéresse au moindre détail de la vie de son fils. C'est la maman qui supplante la star et non le contraire. C'est pourquoi elle refuse qu'il apparaisse à ses côtés sur les photos de magazines ou à la télévision. "Je veux qu'il soit comme ses camarades, un enfant normal. Et qu'il ne devienne pas célèbre dès son enfance". Tout le contraire de sa propre vie. Mais dans laquelle elle ne regrette rien.<br />]]></description>
            <author>spacejoe</author>
            <pubDate>Tue, 17 Oct 2006 05:11:47 +0000</pubDate>
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