« Architecte de formation et de profession, elle débute en 1990 un travail d'écriture et de relevés photographiques notamment sur l'architecture disparue de Casablanca , l'architecture moderne au Maroc et sur la mémoire des espaces et des lieux.
Cette première phase d'investigation sur les bâtiments ou les quartiers remarquables des cités marocaines est menée avec le souci de la découverte et de la réappropriation d'un patrimoine, qu'il soit "moderne" ou traditionnel, bien souvent en déshérence.
Cette vision où l'architecte se mêle au photographe est particulièrement sensible en ce qui concerne Casablanca, ville à laquelle Souad Guennoun voue une affection particulière. C'est dans cette grande métropole qu'elle photographie, en 1996 , toujours sur le mode de l'enquête, les enfants des rues, "Les Incendiaires" (exposition individuelle itinérante), série à la fois tendre et sociale, puis ces fragments d'imaginaire,(édités en livre par les éditions Le Fennec), où elle laisse libre cours à sa relation poétique avec Casablanca." (extrait de la notice de l'AFAA)
"Vous avez une formation d’architecte, vous êtes également designer, mais vous êtes plus connue comme photographe.
R : Je suis toujours architecte, mais les commandes ne tombent pas toutes seules. Par contre, c’est l’architecture qui m’a amenée à la photo car au départ, je faisais de la photo d’architecture pour laisser des traces des bâtiments anciens qui tombent en ruines et qui finissent dans les démolitions. Au début, je me promenais dans la ville et je faisais des croquis à la main, mais les démolitions allaient tellement vite que je n’avais pas le temps de terminer mon croquis, j’ai donc changé d’outil, je suis passée du crayon à l’appareil photo.
Et comme c’était plus commode pour moi de travailler tôt le matin avant que les rues ne soient débordées par les passants et en raison des lumières, j’ai commencé à voir des enfants qui dormaient dans les entrées des immeubles et dans de petites cachettes dans la rue. Et c’est ainsi que j’ai commencé à m’intéresser à leurs conditions.
À la fin, je me suis dit, ce n’est pas possible, je suis en train de faire des photos des murs alors qu’existent des enfants qui vivent dans la misère; c’est ainsi que j’ai décidé de changer d’objectif." (extrait d'un entretien avec le Temps du Maroc, 23 février 2001).
Cette première phase d'investigation sur les bâtiments ou les quartiers remarquables des cités marocaines est menée avec le souci de la découverte et de la réappropriation d'un patrimoine, qu'il soit "moderne" ou traditionnel, bien souvent en déshérence.
Cette vision où l'architecte se mêle au photographe est particulièrement sensible en ce qui concerne Casablanca, ville à laquelle Souad Guennoun voue une affection particulière. C'est dans cette grande métropole qu'elle photographie, en 1996 , toujours sur le mode de l'enquête, les enfants des rues, "Les Incendiaires" (exposition individuelle itinérante), série à la fois tendre et sociale, puis ces fragments d'imaginaire,(édités en livre par les éditions Le Fennec), où elle laisse libre cours à sa relation poétique avec Casablanca." (extrait de la notice de l'AFAA)
"Vous avez une formation d’architecte, vous êtes également designer, mais vous êtes plus connue comme photographe.
R : Je suis toujours architecte, mais les commandes ne tombent pas toutes seules. Par contre, c’est l’architecture qui m’a amenée à la photo car au départ, je faisais de la photo d’architecture pour laisser des traces des bâtiments anciens qui tombent en ruines et qui finissent dans les démolitions. Au début, je me promenais dans la ville et je faisais des croquis à la main, mais les démolitions allaient tellement vite que je n’avais pas le temps de terminer mon croquis, j’ai donc changé d’outil, je suis passée du crayon à l’appareil photo.
Et comme c’était plus commode pour moi de travailler tôt le matin avant que les rues ne soient débordées par les passants et en raison des lumières, j’ai commencé à voir des enfants qui dormaient dans les entrées des immeubles et dans de petites cachettes dans la rue. Et c’est ainsi que j’ai commencé à m’intéresser à leurs conditions.
À la fin, je me suis dit, ce n’est pas possible, je suis en train de faire des photos des murs alors qu’existent des enfants qui vivent dans la misère; c’est ainsi que j’ai décidé de changer d’objectif." (extrait d'un entretien avec le Temps du Maroc, 23 février 2001).







