Moi, l’enfant ou le jeune, j’ai plein de reproches à formuler à l’égard de mes proches, parents et amis, malgré tout l’amour que je leur porte, je ne cesse de porter la veste de la victime.Mes parents ne m’ont pas assez aimé, ils ne me l’ont pas assez communiqué, ils ne me l’ont pas assez fait ressentir. Mes parents ne m’ont pas assez poussé à faire du sport, ces mêmes parents ne m’ont pas assez poussé pour me cultiver, ils ne sont même pas arrivés à me donner goût à l’école ou à la vie. Cet appel est adressé à mes futurs enfants, à mes amours, à mes potes, à ma sœur et à l’humanité entière. Mon Fils, Mon frère, Ma soeur, Mon parent, Mon pote Bonjour En cette matinée bien fraîche j’ai choisit de t’adresser ce message, on ne sait pas de quoi la vie peut être faite, je te parle à toi que j’aime, à toi que je connais pas encore, à toi qui me ne me connaîtra peut être jamais. La liberté mon pote c’est vivre sans craintes, vivre pour et par soi même. Sois libre, ouvre les yeux sur ce qui t’entoure, ouvre les yeux sur ce que tu vis, ce que tu es, ne subis pas la vie, prend la dans tes bras. Observe toi, comprends toi, donne toi du temps pour chercher et analyser. Sois curieux, intéresse toi à ce qui se passe autour de toi, observe la sagesse, les ambitions, les passions, l'art, le sport, les valeurs de ton milieu, garde pour toi ce qui est noble dans ceux-ci. Sara, mounia, jamila, amina, maria, karima, faiza, meriame, fatima, asmae, madiha, fatine … grands-mères, mères, jeunes filles, enfants du Maroc au nom de la gente masculine je vous demande pardon. Être une fille au Maroc est très loin d’être une partie de plaisir, et cela personnes n’osera le nier. De la petite fille de 7 ans, en passant par l’adolescente, la jeune femme active jusqu'à la grand-mère. Nos sœurs femmes du Maroc subissent quotidiennement l’ignorance et la sauvagerie masculine. Nous gente masculine marocaine, on n a pas le courage de se soulever contre les principes et valeurs faisant de vous femmes, des sacs au péché, des sous hommes, des êtres fait avant tout pour nous servire, nous préparer à manger, nous servir, soigner nos mots. Moi marocain on m’a toujours appris qu’étant garçon j’ai droit de vivre ma vie comme bon me semble, par contre toi ma sœur marocaine tu dois être sage, respecter les règles, baisser les yeux, subir les agressions, te taire, et te culpabiliser d’être femme, d’être une attirance pour tes maîtres les hommes. Une journée sous le signe de l’adolescence, ou j’ai retrouvé les rires, l’insouciance, les folies, les pensées de ma tendre jeunesse a été brusquement suivie d’une journée sous le signe de la dure réalité adulte, remplie de contraintes, obligations, de charges loin d’être agréable. Ces deux journées m’ont profondément touchées. Ce changement si radical d’environnement, d’ambiance, et de sensations me poussent à me demander ce qu’est mon existence, ce qu’est ma vie, sa raison d’être, son évolution, son quotidien, et son avenir, et surtout mon rapport avec elle. Après de la nostalgie, place à la quête encore une fois de ce qu’est la vie, sa signification, et nos portés sur celle-ci. Un produit existe car il est connu, la communication donne vie et envie. Dans nos cas la règle nous colle à la peau, exister c’est savoir communiquer, échanger avec son milieu, apprendre, prendre et donner, partager ces émotions, et ressentir ceux des autres. Vivre pour soi et vivre avec les autres. Avant de te demander ma chère Palestine de Pardonner aux Israéliens et leurs autorités l’injustifiable, ces années d’oppression, de privation et de douleur, je tiens à m’excuser auprès de toi. Je te demande Pardon toi ma chère Palestine, moi qui t’ai connu très jeune, tu es vite devenue une cause de mon existence, une compagne, une amie. Tu a intégré mes pensées depuis tout petit, tu m’as appris que la vie n’était pas toujours rose, que la souffrance et la douleur étaient le quotidien d’une partie des humains. Aujourd’hui je te demande Pardon, car après des années de fort rapprochement, compassion, solidarité, Amour et dévouement, après avoir ressenti ce que vivaient tes enfants, tes femmes, tes hommes et ton peuple tout entier, j’ai fini par fermer l’œil sur ton malheur, j’ai tué en moi mon Amour, mon admiration et mon amitié avec tes enfants. |
Moi, l’enfant ou le jeune, j’ai plein de reproches à formuler à l’égard de mes proches, parents et amis, malgré tout l’amour que je leur porte, je ne cesse de porter la veste de la victime.