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L'inauguration jeudi du nouvel oléoduc BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan) devra permettre de réduire le trafic de pétroliers par les détroits turcs, au bord de l'asphyxie, sans cependant les décongestionner. Depuis longtemps, les autorités turques tirent la sonnette d'alarme, mettant en garde contre le risque d'accidents dans les détroits de Canakkale (Dardanelles, nord-ouest) et du Bosphore, quatrième bras de mer le plus fréquenté au monde, qui traverse Istanbul, métropole de 12 millions d'habitants. Il passe en moyenne par les détroits un pétrolier toutes les dix minutes. La mise en oeuvre du grand projet BTC, qui permettra d'acheminer le pétrole de la Caspienne vers les marchés internationaux, réduira le passage de cargaisons plus ou moins dangereuses par le Bosphore et les Dardanelles. Le Groenland, territoire danois d'outre-mer, lance mardi 18 juillet un nouveau round de concessions pétrolières très attendu dans les eaux de l'ouest de l'île, qui renfermeraient d'importantes réserves de pétrole et de gaz. L'envolée des prix du pétrole ces dernières années et la raréfaction à terme des réserves mondiales, ont fait tourner les regards d'un grand nombre de compagnies pétrolières vers le Groenland, qui pourrait être un nouvel eldorado de l'or noir de l'Arctique. "Nous n'avons jamais connu autant d'intérêt pour la prospection pétrolière qu'aujourd'hui, ce qui conforte notre optimisme. Notre rêve de devenir un grand producteur énergétique de poids pourrait devenir réalité un jour", constate Joern Skov Nielsen, chef de division, au Bureau des matières premières (Bureau of Minerals and Petroleum) à Nuuk, la capitale de l'île. Les chefs d’entreprise et de gouvernement des deux pays se sont réunis le 28 juin à Rabat pour consolider des relations déjà privilégiées. Comment accélérer l’implantation des entreprises françaises, en particulier les PME, au Maroc ? L’offre chérifienne est-elle compétitive ? Peut-on la rendre plus attractive ? Le Groupe d’impulsion économique France-Maroc (GIEFM) créé à l’initiative de Dominique de Villepin et de Driss Jettou planche sur ces questions depuis dix mois. Réunis autour du Premier ministre marocain et des membres de son gouvernement à Rabat le 28 juin, les deux présidents du GIEFM, Mustapha Bakkoury, le directeur général du groupe Caisse de dépôt et de gestion (CDG), et Jean-René Fourtou, le président du conseil de surveillance de Vivendi (actionnaire majoritaire de Maroc Telecom), ont présenté les avantages comparatifs du Maroc à une cinquantaine d’investisseurs des deux pays. · L’offre est constituée de cinq listes de produits · Le blé et la viande rouge, qualifiés de sensibles, exclus du libre-échange · Le round des négociations prévu en septembre Coup d’accélérateur dans les négociations agricoles avec l’Union européenne. La proposition marocaine, remise la semaine dernière, sera exposée aujourd’hui aux professionnels du secteur. Le chef des négociateurs, Moha Marghi, est conscient de l’importance d’informer et de prendre l’avis des opérateurs des différentes filières. Ce n’est pas la première réunion. Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture les a déjà rencontrés. Selon lui, la démarche vise aussi à mieux préparer le dossier pour entrer de plain-pied dans les négociations avec les 25. Une première réunion dite «technique» avec la délégation européenne est prévue pour fin juillet. A cette occasion, les experts des deux parties échangeront les résultats des analyses des propositions. Des bases de données communes pour pouvoir juger les offres seront nécessaires. C’est donc en septembre prochain, date du prochain round, que les choses sérieuses démarrent. Les négociations reprendront sous une nouvelle présidence européenne, confiée à la Finlande. En fait, ces négociations concernent les produits agricoles mais aussi la pêche et l’agro-industrie. · Le fixe, le mobile et l’Internet regroupés dans une seule entité · A terme, le client recevra une seule facture pour les trois services · Une direction marketing «Grand public» et une autre «Entreprise» A réorganisation qui n’est pas encore achevée se traduit par le regroupement des métiers historiques de l’opérateur. La téléphonie fixe, le mobile et l’Internet, qui relevaient chacun d’un pôle, fusionnent dans une seule structure, le Pôle Services. Cette entité sera dirigée par Larbi Guédira qui assurait jusqu’à présent le pilotage de l’ex-pôle Mobile chez l’opérateur. La filialisation n’est donc pas à l’ordre du jour, l’opérateur ayant choisi de parachever l’orientation multiservices. François Lucas, qui gérait la direction du pôle Fixe, retourne en France, son contrat étant arrivé à échéance. Selon un communiqué de l’opérateur, cette évolution vise «à exploiter au mieux les opportunités offertes par la convergence entre les services du fixe, le mobile et l’Internet». C’est aussi une manière de donner plus de cohérence au service vis-à-vis du client et d’anticiper demain l’arrivée de la fameuse offre «triple play» sur le marché. Economie : Election du président de la CGEM : Hassan Chami cède sa place à My Hafid Elalamy (7/2/2006)
LAssemblée Générale Ordinaire Elective de la confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a eu lieu, vendredi 30 juin 2006 à Casablanca. Cette AG s¹est déroulée sans suspense puisque My Hafid Elalamy et Mohamed Chaâbi, étaient tous deux candidats uniques en lice aux postes clés de président et vice- président de la confédération. Le président sortant Hassan Chami, a cédé sa place à la tête de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc, à My Hafid Elalamy, patron de la CNIA. Candidat unique, le nouveau président aura, conformément aux nouvelles dispositions de statut régissant la confédération, à ses côtés un binôme, Mohamed Chaâbi, lui aussi, seule liste candidate pour la fonction du vice-président. Depuis la fin des années 80, 1988 plus précisément, les élections pour la présidence de la Confédération Générale des Entreprises Marocaines a opposé au moins deux candidats. La démocratie interne qui a caractérisé le fonctionnement de la confédération a rarement été mise en défaut. Que cette dynamique date de la fin des années 80 n'est pas fortuit. C'est la période dans l'histoire de l'économie politique du pays où la monarchie de Hassan II a pris conscience de la nécessité de changer de gouvernance économique. Cette volonté de changement n'est pas le fruit d'une soudaine adhésion aux valeurs libérales. C'est bien la nécessité qui a commandé cette évolution. Conscient que l'économie de rente basée sur des systèmes de patronage ne produisait plus la richesse nécessaire à assurer la stabilité sociale du pays, et donc menaçait la survie du régime, Hassan II a permis l'institutionalisation d'une corporation qui, sans être en dissidence gagnait un semblant d'autonomie. Le couple monarchie-patronat a depuis connu des hauts et des bas sans que se démente l'évolution générale vers le respect de la légitimité de la confédération. Cette évolution s'est accompagnée par un retrait relatif des affaires du roi. Les acteurs du marché émergent, en particulier d'Inde et de Chine, qui cherchent à se développer à l'international pourraient de plus en plus prendre le contrôle d'importantes sociétés occidentales, estimaient lundi des analystes après l'annonce d'une fusion Arcelor-Mittal. La prise de contrôle d'Arcelor par Mittal Steel, qui avait lancé le 18 mai une OPA hostile sur le sidérurgiste européen et qui selon le projet de fusion détiendra 49,4% du nouveau groupe, illustre la tendance à venir, affirme Ravi Menon, directeur du département des investissements bancaires à HSCS Securities à Bombay. C'est "manifestement un sujet de fierté pour tous les Indiens. Les sociétés indiennes sont considérées comme des acheteurs potentiels" dans le monde et les financements leurs deviennent "accessibles comme jamais auparavant", explique M. Menon. En scellant son mariage avec Arcelor, l'homme d'affaires indien Lakshmi Mittal parachève la construction de son empire international de l'acier, en portant la mondialisation de l'économie, qu'il incarne sans états d'âme, au coeur de la "vieille" Europe. Le milliardaire avait déjà fait sensation en 2005 en reprenant l'américain ISG pour devenir le numéro un mondial de l'acier. Le Wall Street Journal en avait fait alors le "Carnegie de Calcutta", en référence à l'icône de l'essor industriel américain au dix-neuvième siècle. Dans la même veine, le ministre indien du Commerce, Kamal Nath, a vu dimanche dans la réussite de Lakshmi Mittal "une démonstration des capacités intellectuelles et entrepreneuriales de l'Inde". Voici les principales étapes des manoeuvres entre les groupes Arcelor, Mittal Steel et Severstal. ++ 27 janvier 2006: Mittal Steel annonce un projet d'offre publique d'achat d'Arcelor en échanges de titres et de cash, valorisant le groupe européen à 18,6 milliards d'euros. ++ 29 janvier: Le conseil d'administration d'Arcelor rejette "à l'unanimité" l'OPA de Mittal. ++ 1er février: Le Luxembourg et la France disent leur opposition à l'OPA hostile de Mittal sur Arcelor, les syndicats dénoncent les menaces sur l'emploi. ++ 16 février: Arcelor double pratiquement son dividende 2005 pour éviter que ses actionnaires ne cèdent aux propositions de Mittal. |
