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Actualité Mondiale : Les élections en Grèce auront d'importantes répercussions sur l'économie européenne et mondiale
La Grèce organisera ce dimanche de nouvelles élections législatives, dont les résultats détermineront si le pays restera ou non dans la zone euro, ce qui aggrave l'incertitude et les épreuves auxquelles font face l'économie européenne et mondiale.

Bien que la communauté internationale espère que la Grèce reste dans la zone euro, des analystes avertissent cependant que les chances d'une éventuelle sortie augmentent étant donné que les crises politiques et économiques en Grèce sont en spirale vers le bas. Il vaut donc mieux que la communauté internationale prenne des précautions.


RESTER OU QUITTER LA ZONE EURO, QUESTION DETERMINANTE POUR LA GRECE
Selon les derniers sondages d'opinion, le parti Nouvelle Démocratie (en faveur du plan de sauvetage) est au coude à coude avec la Coalition de la gauche radicale (Syriza, contre un plan de sauvetage), pour arriver en tête aux prochaines législatives.

Le chef de la Syriza, Alexis Tsipras, a averti mardi que si son parti remportait les élections, l'accord d'aide signé avec l'UE serait immédiatement supprimé. Si cela aurait lieu, la Grèce serait probablement forcée de quitter la zone euro.

La Banque nationale de Grèce a prédit un scénario catastrophique pour l'économie du pays en cas de sortie de la zone euro: un taux de récession pouvant atteindre 22%, un taux de chômage de 34%, une baisse du revenu par habitant de 55% et une inflation de 30%.

Cependant, Martin Feldstein, professeur à l'Université de Harvard, a déclaré que la Grèce devrait choisir de sortir de la zone euro car c'est le seul moyen pour elle de relancer son économie.

Il a expliqué que la Grèce pourrait profiter de l'actuelle dévaluation de sa monnaie pour réaliser une éventuelle croissance économique après un chaos de court terme suite à la sortie du pays de la zone euro.

Dans tous les cas, les Grecs, qui ont vu leur vie changer de façon spectaculaire au cours des deux dernières années à cause des coupes sur les salaires et les pensions, les augmentations d'impôts, le chômage et l'incertitude, ont le sentiment qu'ils sont invités à choisir entre le mauvais et le pire.

Peu importe le parti pour lequel ils voteront, ils craignent qu'ils soient confrontés à une plus grande instabilité et des moments plus difficiles, à l'intérieur ou l'extérieur de la zone euro.


LA ZONE EURO ET L'ECONOMIE MONDIALE SONT A L'EPREUVE
André Sapir, un conseiller économique du président de la Commission européenne José Manuel Barroso, a déclaré que les coûts directs de la sortie de la Grèce atteindrait 400 milliards d'euros, tandis que les coûts indirects sont encore plus importants.

Les coûts de financement du Portugal, de l'Espagne, de l'Italie, de l'Irlande et d'autres pays périphériques de la zone euro pourraient probablement augmenter, car un ou deux d'entre eux pourraient même emboîter le pas à la Grèce.

En outre, comme le système bancaire de la zone euro détient 1 200 milliards de prêts gouvernementaux des quatre pays susmentionnés, une fois que la situation se détériore, une crise générale va éclater dans le système bancaire zone euro.

Le groupe Goldman Sachs a récemment prédit que si la Grèce sortait de façon désordonnée de la zone euro, l'économie de toute la région pourrait se contracter de 2%, d'autant plus que si la zone euro s'effondrait, la contraction pourrait atteindre un taux à deux chiffres.

D'autre part, si la Grèce sortait de façon ordonnée de la zone euro, le PIB de toute la région pourrait baisser de 1% ou même plus bas si l'on entreprenait des réactions appropriées.

Joseph Lupton, un économiste du JP Morgan, a déclaré qu'une sortie grecque aurait un impact sur l'économie mondiale dans le domaine du commerce, des finances et de la confiance, et que l'économie mondiale pourrait subir une baisse de 0,5%.

Les premières victimes sont les pays européens qui ont des liens économiques étroits avec la zone euro, comme la Hongrie et la République tchèque. Par ailleurs, la Russie et le Moyen-Orient dont l'économie repose sur la production de pétrole, l'Australie et le Brésil, qui ont besoin d'exporter leurs minerais de fer, seraient considérablement affectés.

Quant à la Chine, ses exportations diminueraient de 3,9% cette année si la Grèce quittait la zone euro. Si la Grèce restait, les exportations chinoises pourraient encore augmenter de 10%, a indiqué dans son rapport la China International Capital Corporation.


Casafree.com le 13/6/2012 12:34:26
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