Actualité France : France : La gauche de retour au pouvoir avec l'élection de Hollande à l'Elysée
Le candidat du Parti socialiste (PS) français à l'élection présidentielle, François Hollande, a réussi dimanche à se faire élire président de la France, marquant le retour de la gauche au pouvoir dans l'Hexagone après 17 ans de domination de la droite à l'Elysée.
Au second tour de la présidentielle, qui s'est déroulée le 6 mai, François Hollande l'a emporté avec environ 51,6% des voix (dernier résultat fourni par le ministère de l'Intérieur), devant son adversaire, le président sortant Nicolas Sarkozy. Le taux de participation au scrutin de dimanche a atteint environ 81%, un chiffre légèrement inférieur à celui du second tour de la présidentielle de 2007 (83%).
François Hollande, dont c'était la première candidature, devient ainsi à 57 ans le septième président de la Ve République, et le deuxième président de gauche 31 ans après l'élection de François Mitterrand à l'Elysée.
"Devant vous, je m'engage à servir mon pays avec le dévouement et l'exemplarité que requiert cette fonction", a déclaré le nouveau président lors d'un discours prononcé dimanche soir à Tulle (Corrèze), son fief électoral, devant une immense foule de partisans venus le féliciter de sa victoire.
"Beaucoup attendaient ce moment depuis de longues années, d'autres, plus jeunes, ne l'avaient jamais connu. Certains avaient eu tant de déceptions, tant de souvenirs cruels. Je suis fier d'avoir été capable de redonner espoir", a-t-il ajouté.
"Le 6 mai doit être une grande date pour notre pays, un nouveau départ pour l'Europe, une nouvelle espérance pour le monde !", a lancé le président élu. "Trop de fractures, trop de blessures, trop de ruptures, trop de coupures (...) c'en est fini !".
Exprimant sa profonde gratitude envers les Français qui "viennent de choisir le changement" en le portant à la présidence, François Hollande a souligné la responsabilité du président de la République, qui est de "rassembler et d'associer chaque citoyen à l'action commune, pour relever les défis qui nous attendent".
Adressant "un salut républicain à Nicolas Sarkozy, qui a dirigé la France pendant cinq ans et qui mérite à ce titre tout notre respect", l'élu socialiste a affirmé qu'il serait "le président de tous".
"Ce soir, il n'y a pas deux France qui se font face. Il n'y a qu'une seule France, une seule nation, réunie dans le même destin", a-t-il déclaré.
Prenant la parole devant une foule de partisans réunis à la Mutualité à Paris, le président sortant Nicolas Sarkozy a reconnu sa défaite et a souhaité "bonne chance" à son successeur.
"François Hollande est le nouveau président de la France, il doit être respecté", a-t-il déclaré. "Ce sera difficile mais je souhaite de tout coeur que la France, qui est notre pays, qui nous rassemble, réussisse à traverser les épreuves".
"Il y a quelque chose de beaucoup plus grand que nous, c'est la France", a souligné M. Sarkozy. "Nous devons ce soir penser exclusivement à la grandeur de la France, c'est notre mission, c'est notre rôle, c'est notre idéal".
Ayant échoué à surmonter son handicap, malgré ses derniers efforts pour tenter de convaincre les quelque 6,5 millions d'électeurs de Marine Le Pen (Front national, 17,9% au premier tour) et les 3,3 millions d'électeurs de François Bayrou (MoDem, 9,13% au premier tour) de voter en sa faveur, Nicolas Sarkozy est le second président français battu après un seul mandat, avec Valéry Giscard d'Estaing.
Par WANG Huanying
Au second tour de la présidentielle, qui s'est déroulée le 6 mai, François Hollande l'a emporté avec environ 51,6% des voix (dernier résultat fourni par le ministère de l'Intérieur), devant son adversaire, le président sortant Nicolas Sarkozy. Le taux de participation au scrutin de dimanche a atteint environ 81%, un chiffre légèrement inférieur à celui du second tour de la présidentielle de 2007 (83%).
François Hollande, dont c'était la première candidature, devient ainsi à 57 ans le septième président de la Ve République, et le deuxième président de gauche 31 ans après l'élection de François Mitterrand à l'Elysée.
"Devant vous, je m'engage à servir mon pays avec le dévouement et l'exemplarité que requiert cette fonction", a déclaré le nouveau président lors d'un discours prononcé dimanche soir à Tulle (Corrèze), son fief électoral, devant une immense foule de partisans venus le féliciter de sa victoire.
"Beaucoup attendaient ce moment depuis de longues années, d'autres, plus jeunes, ne l'avaient jamais connu. Certains avaient eu tant de déceptions, tant de souvenirs cruels. Je suis fier d'avoir été capable de redonner espoir", a-t-il ajouté.
"Le 6 mai doit être une grande date pour notre pays, un nouveau départ pour l'Europe, une nouvelle espérance pour le monde !", a lancé le président élu. "Trop de fractures, trop de blessures, trop de ruptures, trop de coupures (...) c'en est fini !".
Exprimant sa profonde gratitude envers les Français qui "viennent de choisir le changement" en le portant à la présidence, François Hollande a souligné la responsabilité du président de la République, qui est de "rassembler et d'associer chaque citoyen à l'action commune, pour relever les défis qui nous attendent".
Adressant "un salut républicain à Nicolas Sarkozy, qui a dirigé la France pendant cinq ans et qui mérite à ce titre tout notre respect", l'élu socialiste a affirmé qu'il serait "le président de tous".
"Ce soir, il n'y a pas deux France qui se font face. Il n'y a qu'une seule France, une seule nation, réunie dans le même destin", a-t-il déclaré.
Prenant la parole devant une foule de partisans réunis à la Mutualité à Paris, le président sortant Nicolas Sarkozy a reconnu sa défaite et a souhaité "bonne chance" à son successeur.
"François Hollande est le nouveau président de la France, il doit être respecté", a-t-il déclaré. "Ce sera difficile mais je souhaite de tout coeur que la France, qui est notre pays, qui nous rassemble, réussisse à traverser les épreuves".
"Il y a quelque chose de beaucoup plus grand que nous, c'est la France", a souligné M. Sarkozy. "Nous devons ce soir penser exclusivement à la grandeur de la France, c'est notre mission, c'est notre rôle, c'est notre idéal".
Ayant échoué à surmonter son handicap, malgré ses derniers efforts pour tenter de convaincre les quelque 6,5 millions d'électeurs de Marine Le Pen (Front national, 17,9% au premier tour) et les 3,3 millions d'électeurs de François Bayrou (MoDem, 9,13% au premier tour) de voter en sa faveur, Nicolas Sarkozy est le second président français battu après un seul mandat, avec Valéry Giscard d'Estaing.
Par WANG Huanying
Casafree.com le 7/5/2012 13:04:20
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