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Santé : Des produits chimiques dans le sang des ministres
Selon le WWF, des analyses sanguines de quatorze ministres de l'UE élargie révèlent la présence de produits potentiellement toxiques. Cette initiative vise à faire pression sur les discussions en cours à l’UE sur un projet de directive d'homologation des produits chimiques.





Le Fonds mondial pour la nature (WWF) poursuit sa campagne pour dénoncer les produits chimiques potentiellement nocifs qui s’accumulent dans notre environnement quotidien. Et une nouvelle fois, ce sont des personnalités européennes qui sont prises en exemple. A l'automne dernier, 39 députés européens s’étaient prêtés au jeu ; des analyses d’échantillons de leur sang avaient révélé la présence de 76 produits pouvant être toxiques. L’expérience dont les résultats sont diffusés aujourd’hui a concerné pour sa part quatorze ministres de l'Environnement ou de la Santé de l'UE élargie – parmi lesquels le Français Serge Lepeltier. Le bilan n’est guère plus encourageant : 55 produits chimiques au total ont été repérés dans le sang des ministres européens (soit une moyenne de 37 produits par individu).

L'analyse des échantillons sanguins a porté sur le dépistage de 103 substances chimiques. Le ministre le moins contaminé a dans son organisme 25 types de produits, le plus mal en point en ayant 43, selon le WWF, qui ne donne pas de classement nominal. "Les produits trouvés dans le sang des ministres sont utilisés dans les canapés ignifugés, les poëles à frire anti-adhésives, les boîtes à pizza qui résistent au gras, le PVC souple, les parfums et les insecticides. Certains sont interdits depuis des décennies mais d'autres sont toujours utilisés aujourd'hui", selon l’organisation.

Un projet de directive très controversé

L'initiative de l'organisation écologiste vise à faire pression sur l'UE qui discute depuis fin 2003 d'un projet de directive très controversé sur l'homologation des produits chimiques. Le texte, connu sous le nom de REACH, soumettrait à autorisation les substances les plus dangereuses, notamment celles risquant de s'accumuler de manière irréversible dans le corps et l'environnement ou de déclencher des perturbations hormonales.

"L'industrie chimique avance, de façon apparemment sérieuse, qu'elle n'a pas les moyens de déterminer si ses produits sont dangereux", souligne Karl Wagner, directeur de la campagne DetoX du WWF. "Au nom de la vie sur notre planète, y compris la nôtre, nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas savoir". Le WWF rappelle ainsi que "la recherche fait de plus en plus le lien entre produits chimiques et cancers, allergies, problèmes reproductifs et retards de développement".

Source : Tf1

Casafree.com le 19/10/2004 11:59:34
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