Actualité Mondiale : Crise politique en Syrie : discussions sur une nouvelle résolution à l'ONU et arrivée à Damas de l'émissaire chinois
Les 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et le Maroc se sont réunis à huis clos mardi pour discuter d'un nouveau projet de résolution visant à mettre un terme aux violences en Syrie.
Ce nouveau projet de résolution, proposé par les Etats-Unis, exige un accès libre pour les missions humanitaires, et exhorte le gouvernement syrien à mettre fin aux violences et à retirer ses troupes des villes contestataires. Le texte appelle en outre les autorités syriennes à libérer les manifestants qui ont été arrêtés et incarcérés dans le cadre du mouvement de protestations.
Les discussions ont réuni les ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et du Maroc, actuellement le seul pays arabe à siéger parmi les quinze membres du Conseil.
Les détails de ce projet de résolution ne sont pas encore connus, et les résultats des discussions n'ont pas non plus été dévoilés pour le moment.
Mardi, le président syrien Bachar al-Assad a une nouvelle fois promis de défendre la nation syrienne contre les "complots étrangers" et a accusé les pays occidentaux de tenter de déstabiliser le pays.
"Les Syriens ont réussi à contrecarrer plusieurs complots étrangers et ont encore une fois prouvé qu'ils étaient capables de protéger leur pays et de bâtir une nouvelle Syrie grâce à leur volonté de poursuivre les réformes tout en s'attaquant au terrorisme soutenu par l'étranger", a déclaré Bachar al-Assad lors de sa rencontre avec une délégation ukrainienne.
Les discussions de mardi à l'ONU ont été menées avant la visite prochaine de l'ex-secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, qui a été désigné émissaire pour la Syrie par l'ONU et la Ligue arabe pour tenter de débloquer la situation dans le pays.
Lundi, le gouvernement syrien a indiqué qu'il saluait la désignation de M. Annan comme médiateur et a donné son aval à une visite de la coordonnatrice de l'ONU pour les secours d'urgence, Valerie Amos, afin de lui permettre d'évaluer la situation humanitaire dans le pays.
De son côté, la Chine a exprimé son soutien aux efforts de médiation menés par M. Annan et a dit espérer que les visites favoriseraient la résolution de la crise syrienne.
"La Chine est prête à fournir une assistance humanitaire aux Syriens", a également fait savoir mardi soir Li Baodong, le représentant permanent de la Chine auprès de l'ONU, aux journalistes chinois à l'ONU.
Le mois dernier, la Chine et la Russie ont opposé leur veto à un précédent projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie et ont parallèlement appelé la communauté internationale à s'efforcer de résoudre la crise syrienne par le dialogue et la négociation.
Ce mardi encore, Li Huaxin, l'émissaire de la Chine pour la Syrie, est arrivé à Damas pour s'entretenir avec des responsables syriens. La visite de M. Li s'inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques déployés par la Chine pour tenter de trouver une solution pacifique à la crise.
M. Li a qualifié les efforts menés durant sa visite de "positifs et constructifs", l'objectif étant de mettre un terme aux violences, qui, selon les estimations de l'ONU, ont fait plus de 7 500 morts depuis mars 2011.
Dimanche, le ministère chinois des Affaires étrangères a publié une déclaration en six points, réaffirmant la position de la Chine, qui reste ferme sur le fait que ce sont les Syriens eux-mêmes qui doivent décider de la façon de résoudre la crise dans leur pays.
Plus tôt cette semaine, les Etats-Unis et le Canada ont pris des sanctions supplémentaires à l'encontre de la Syrie.
Le ministre canadien des Affaires étrangères John Baird a annoncé que le Canada avait pris de nouvelles mesures qui "comprennent l'interdiction complète de fournir ou d'acquérir des services financiers ou connexes ainsi que des sanctions à l'encontre de la Banque centrale de Syrie et de sept hauts responsables syriens impliqués dans la violence".
De leur côté, les Etats-Unis ont pris des sanctions économiques contre l'Organisation générale de la radio télédiffusion syrienne, jugeant que cette organisation contribuait à la campagne de répression des autorités contre le soulèvement populaire.
Le ministre syrien de l'Information Adnan Mahmoud a vivement critiqué mardi cette décision américaine en faveur de nouvelles sanctions, en la qualifiant d'"hostile".
Ce nouveau projet de résolution, proposé par les Etats-Unis, exige un accès libre pour les missions humanitaires, et exhorte le gouvernement syrien à mettre fin aux violences et à retirer ses troupes des villes contestataires. Le texte appelle en outre les autorités syriennes à libérer les manifestants qui ont été arrêtés et incarcérés dans le cadre du mouvement de protestations.
Les discussions ont réuni les ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et du Maroc, actuellement le seul pays arabe à siéger parmi les quinze membres du Conseil.
Les détails de ce projet de résolution ne sont pas encore connus, et les résultats des discussions n'ont pas non plus été dévoilés pour le moment.
Mardi, le président syrien Bachar al-Assad a une nouvelle fois promis de défendre la nation syrienne contre les "complots étrangers" et a accusé les pays occidentaux de tenter de déstabiliser le pays.
"Les Syriens ont réussi à contrecarrer plusieurs complots étrangers et ont encore une fois prouvé qu'ils étaient capables de protéger leur pays et de bâtir une nouvelle Syrie grâce à leur volonté de poursuivre les réformes tout en s'attaquant au terrorisme soutenu par l'étranger", a déclaré Bachar al-Assad lors de sa rencontre avec une délégation ukrainienne.
Les discussions de mardi à l'ONU ont été menées avant la visite prochaine de l'ex-secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, qui a été désigné émissaire pour la Syrie par l'ONU et la Ligue arabe pour tenter de débloquer la situation dans le pays.
Lundi, le gouvernement syrien a indiqué qu'il saluait la désignation de M. Annan comme médiateur et a donné son aval à une visite de la coordonnatrice de l'ONU pour les secours d'urgence, Valerie Amos, afin de lui permettre d'évaluer la situation humanitaire dans le pays.
De son côté, la Chine a exprimé son soutien aux efforts de médiation menés par M. Annan et a dit espérer que les visites favoriseraient la résolution de la crise syrienne.
"La Chine est prête à fournir une assistance humanitaire aux Syriens", a également fait savoir mardi soir Li Baodong, le représentant permanent de la Chine auprès de l'ONU, aux journalistes chinois à l'ONU.
Le mois dernier, la Chine et la Russie ont opposé leur veto à un précédent projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie et ont parallèlement appelé la communauté internationale à s'efforcer de résoudre la crise syrienne par le dialogue et la négociation.
Ce mardi encore, Li Huaxin, l'émissaire de la Chine pour la Syrie, est arrivé à Damas pour s'entretenir avec des responsables syriens. La visite de M. Li s'inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques déployés par la Chine pour tenter de trouver une solution pacifique à la crise.
M. Li a qualifié les efforts menés durant sa visite de "positifs et constructifs", l'objectif étant de mettre un terme aux violences, qui, selon les estimations de l'ONU, ont fait plus de 7 500 morts depuis mars 2011.
Dimanche, le ministère chinois des Affaires étrangères a publié une déclaration en six points, réaffirmant la position de la Chine, qui reste ferme sur le fait que ce sont les Syriens eux-mêmes qui doivent décider de la façon de résoudre la crise dans leur pays.
Plus tôt cette semaine, les Etats-Unis et le Canada ont pris des sanctions supplémentaires à l'encontre de la Syrie.
Le ministre canadien des Affaires étrangères John Baird a annoncé que le Canada avait pris de nouvelles mesures qui "comprennent l'interdiction complète de fournir ou d'acquérir des services financiers ou connexes ainsi que des sanctions à l'encontre de la Banque centrale de Syrie et de sept hauts responsables syriens impliqués dans la violence".
De leur côté, les Etats-Unis ont pris des sanctions économiques contre l'Organisation générale de la radio télédiffusion syrienne, jugeant que cette organisation contribuait à la campagne de répression des autorités contre le soulèvement populaire.
Le ministre syrien de l'Information Adnan Mahmoud a vivement critiqué mardi cette décision américaine en faveur de nouvelles sanctions, en la qualifiant d'"hostile".
Casafree.com le 7/3/2012 12:00:13
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