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Santé : Mordus, griffés ou juste léchés rendez-vous aux centres antirabiques
Seule la vaccination peut sauver de la rage

«Il faut absolument que les citoyens développent le réflexe de se rendre dans un centre antirabique immédiatement après la morsure - ou la griffure - d’un animal et particulièrement le chien.




Un chien qui mord est suspect de rage jusqu’à preuve du contraire», martèle le médecin responsable du Centre médico-social à Mohammédia. Et d’ajouter: «La rage est une maladie mortelle transmissible à l’homme pour laquelle aucun traitement curatif n’est disponible. Le seul et unique recours après la morsure ou le contact avec un animal suspect est de s’adresser à un centre antirabique pour se faire vacciner afin prévenir la maladie».
Ouvert 7 jour sur 7, le centre médico-légal relevant du Bureau municipal d’hygiène (BMH) reçoit toutes les personnes mordues, griffées ou ayant été en contact avec un animal suspect. La prise en charge y est immédiate et gratuite.
Le médecin du centre reçoit la personne mordue ou griffée pour décider du schéma vaccinal à adopter selon la nature de la blessure et l’état de l’animal.
Dans le premier schéma, quand l’animal est indisponible (inconnu, pris la fuite…), le traitement consiste à administrer à la victime quatre doses de vaccin antirabique.. C’est-à-dire 2 doses le même jour de la consultation (J0), une troisième dose une semaine après (J7) et une quatrième deux semaines après la deuxième prise (J21). Le traitement doit être terminé impérativement circonstances suspectes ou non.
Dans le deuxième schéma, quand l’animal meurt, la personne ayant été en contact avec lui, est prise en charge par le centre pour les deux premières doses de vaccin (J0). Circonstances suspectes ou non. L’encéphale de l’animal doit être coupé par un vétérinaire ou un technicien vétérinaire, menu de lunettes et de gants, gardé au frais et acheminé au laboratoire à Casablanca pour analyse.
Si la rage se confirme, la victime doit impérativement terminer son traitement (comme pour le premier schéma) et une étude épidémiologique est ordonnée par le médecin pour recenser les êtres humains et les animaux ayant pu entrer en contact avec lui pour prévenir le risque de voir se développer des cas de rage animale ou humaine. Le traitement sera interrompu si les analyses se révèlent négatives.
Dans ce sens, il faut noter qu’il est déconseillé de manipuler ou d’enterrer le cadavre d’un animal mort et suspect de rage car le virus peut y survivre et contaminer d’une manière ou d’une autre.
Le troisième schéma, quand l’animal est vivant et disponible, il est mis sous surveillance vétérinaire. Quand les circonstances sont suspectes, la victime est immédiatement prise en charge par le centre, alors que dans les cas non suspects (le chien est vacciné), la décision de traitement peut être différée. Le traitement sera poursuivi selon les constatations du médecin vétérinaire chargé d’observer l’animal. Il sera poursuivi si la rage est avérée et interrompu si la surveillance infirme le doute. Le vétérinaire doit fournir des certificats attestant de l’état de l’animal à chaque rendez-vous fixé par le médecin du centre antirabique.
Dans les cas où les morsures sont situées au niveau du visage, de la tête ou des extrémités (mains et pieds) ou lorsque la blessure est souillée, le virus de la rage atteint plus vite le système nerveux central car ces endroits sont bien fourni en nerfs. Et puisque le virus de la rage utilise la neurone pour se déplacer dans l’organisme, le médecin recourt à la sérothérapie qui consiste à administrer un sérum anti-rabique pour renforcer l’effet du vaccin. Alors que le vaccin suscite une immunité active en poussant le corps à fabriquer ses propres anti-corps, le sérum apporte en fait une immunité passive au moyen d’anti-corps fabriqués par un autre organisme. Cette association permet d’obtenir une réponse immunitaire plus rapide.
Outre la vaccination post-exposition, le centre anti-rabique pratique la vaccination pré-exposition. Ce genre de vaccination est réservé aux personnes en contact permanent avec les animaux, à savoir les vétérinaires, ceux qui les aident, les capteurs et les gens qui travaillent dans les fermes.
La prise en charge gratuite d’une personne coûte en fait 600 dh au budget municipal. Mais selon les responsables du centre, certaines personnes commencent leur traitement et ne le terminent pas. Ce qui leur pose un véritable problème et ils se retrouvent dans l’obligation de leur adresser des convocations, car les deux premières prises à elles seules ne sont pas en mesure de les protéger contre la maladie. Parfois, il est nécessaire d’envoyer le mokaddam les chercher chez eux. Et là, il y a un autre casse-tête car certaines personnes donnent des adresses erronées. D’autres refusent carrément de se faire vacciner sous prétexte qu’ils n’ont jamais fait d’injection ou qu’ils ont des idées fausses sur le vaccin. Certains lui attribuent des effets secondaires dangereux telle la paralysie. Ce qui est complètement faux.
Les médecins s’accordent pour dire que le vaccin n’est pas traumatisant et qu’il n’a aucun effet secondaire, mis à part quelques réactions bénignes telle que la fièvre. Lorsque la victime est un enfant, aucun souci à se faire également, car on peut vacciner un enfant de 12 mois. L’injection se fait par une seringue d’1ml (comme celle utilisée pour l’insuline) et l’expérience n’est pas traumatisante. Le vaccin antirabique a un effet immunisant qui se prolonge pendant une année.

Source : Liberation

Casafree.com le 19/10/2004 8:34:31
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