Actualité Mondiale : Vladimir Poutine qualifie de "terrorisme d'Etat" l'attitude de la Géorgie
Le président Vladimir Poutine a qualifié, dimanche 1er octobre, de "terrorisme d'Etat avec prise d'otages" l'arrestation mercredi par les autorités de Géorgie de quatre officiers russes, a déclaré le service de presse du Kremlin dans un communiqué.
Un peu plus tôt dans la journée, le président russe avait comparé la politique géorgienne à la terreur stalinienne. M. Poutine était resté jusqu'à présent en dehors de la polémique née mercredi de l'arrestation en Géorgie de quatre officiers russes pour "espionnage", laissant le soin à son ministre de la défense et vice-premier ministre Sergueï Ivanov de s'exprimer sur la question.
"C'est un signe de l'héritage de la politique de Lavrenti Pavlovitch Beria tant à l'intérieur du pays qu'à l'extérieur", a déclaré M. Poutine devant les caméras de télévision depuis sa résidence de Novo Ogarevo, quartier de résidences ultra chic des abords de Moscou. En parlant de Beria, le président russe évoquait l'un des plus meurtriers exécutants de la terreur et des purges sanglantes staliniennes des années 1930, d'origine géorgienne lui aussi comme l'était le dictateur soviétique Joseph Staline.
"Malgré le fait que la Russie remplit de manière suivie tous les accords existants en ce qui concerne le retrait de nos unités militaires du territoire de la République, malgré tout cela, comme chacun sait, en Géorgie on enlève et on jette en prison nos militaires", venait de déclarer le président russe assis avec les membres du conseil de sécurité de la Fédération de Russie autour d'une grande table.
"SPONSORS ÉTRANGERS"
Le président russe a par ailleurs ordonné dimanche la reprise du retrait des troupes russes encore stationnées en Géorgie après qu'un haut responsable militaire russe eut annoncé samedi la suspension de ce retrait, a annoncé le service de presse du Kremlin.
Alors que la Russie a achevé samedi de vider son ambassade à Tbilissi, à l'exception de deux diplomates et du personnel de sécurité, M. Poutine s'en est également pris dimanche "aux sponsors étrangers" de la direction géorgienne. "Ces gens pensent que sous la protection de leurs sponsors étrangers ils peuvent se sentir à l'aise et en sécurité. Est-ce vraiment le cas ?", a-t-il lancé, fustigeant ceux qui "pensent qu'une orientation anti-russe de la politique extérieure répond aux intérêts du peuple géorgien".
En parlant de "sponsors étrangers", M. Poutine faisait visiblement allusion aux Etats-Unis, qui soutiennent le gouvernement du pro-occidental Mikhéïl Saakachvili et à l'OTAN qui a décidé le 21 septembre d'entamer un "dialogue intensifié" avec la Géorgie. Moscou avait réagit dès le 22 septembre, jugeant qu'une adhésion de ce pays à l'Organisation du traité de l'alliance atlantique (OTAN) porterait "atteinte aux intérêts russes" et aurait des "conséquences négatives" dans la région du Caucase.
Le président géorgien Mikhéïl Saakachvili n'avait toujours pas réagi en début de soirée aux propos tenus en milieu d'après-midi par son homologue russe.
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Le monde.fr
Un peu plus tôt dans la journée, le président russe avait comparé la politique géorgienne à la terreur stalinienne. M. Poutine était resté jusqu'à présent en dehors de la polémique née mercredi de l'arrestation en Géorgie de quatre officiers russes pour "espionnage", laissant le soin à son ministre de la défense et vice-premier ministre Sergueï Ivanov de s'exprimer sur la question.
"C'est un signe de l'héritage de la politique de Lavrenti Pavlovitch Beria tant à l'intérieur du pays qu'à l'extérieur", a déclaré M. Poutine devant les caméras de télévision depuis sa résidence de Novo Ogarevo, quartier de résidences ultra chic des abords de Moscou. En parlant de Beria, le président russe évoquait l'un des plus meurtriers exécutants de la terreur et des purges sanglantes staliniennes des années 1930, d'origine géorgienne lui aussi comme l'était le dictateur soviétique Joseph Staline.
"Malgré le fait que la Russie remplit de manière suivie tous les accords existants en ce qui concerne le retrait de nos unités militaires du territoire de la République, malgré tout cela, comme chacun sait, en Géorgie on enlève et on jette en prison nos militaires", venait de déclarer le président russe assis avec les membres du conseil de sécurité de la Fédération de Russie autour d'une grande table.
"SPONSORS ÉTRANGERS"
Le président russe a par ailleurs ordonné dimanche la reprise du retrait des troupes russes encore stationnées en Géorgie après qu'un haut responsable militaire russe eut annoncé samedi la suspension de ce retrait, a annoncé le service de presse du Kremlin.
Alors que la Russie a achevé samedi de vider son ambassade à Tbilissi, à l'exception de deux diplomates et du personnel de sécurité, M. Poutine s'en est également pris dimanche "aux sponsors étrangers" de la direction géorgienne. "Ces gens pensent que sous la protection de leurs sponsors étrangers ils peuvent se sentir à l'aise et en sécurité. Est-ce vraiment le cas ?", a-t-il lancé, fustigeant ceux qui "pensent qu'une orientation anti-russe de la politique extérieure répond aux intérêts du peuple géorgien".
En parlant de "sponsors étrangers", M. Poutine faisait visiblement allusion aux Etats-Unis, qui soutiennent le gouvernement du pro-occidental Mikhéïl Saakachvili et à l'OTAN qui a décidé le 21 septembre d'entamer un "dialogue intensifié" avec la Géorgie. Moscou avait réagit dès le 22 septembre, jugeant qu'une adhésion de ce pays à l'Organisation du traité de l'alliance atlantique (OTAN) porterait "atteinte aux intérêts russes" et aurait des "conséquences négatives" dans la région du Caucase.
Le président géorgien Mikhéïl Saakachvili n'avait toujours pas réagi en début de soirée aux propos tenus en milieu d'après-midi par son homologue russe.
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