Economie : L'Afrique du Sud rejoint le club des Bric mais n'arrive pas à réduire le chômage selon un économiste
L'Afrique du Sud qui a rejoint récemment le club des "Bric" (Brésil, Russie, Inde, Chine), pays émergents gagnants de la mondialisation, n'a pas pu jusqu'à présent profiter de sa croissance économique pour réduire le chômage qui touche actuellement 25% de la population active, note un expert de l'OCDE, cité jeudi par la presse sud-africaine.
"face aux autres pays du club des Bric, l'Afrique du Sud présente un handicap majeur: elle ne crée pas d'emplois et n'arrive pas à faire baisser le chômage au-dessous des 20 pc de la population active", a relevé Geoff Barnard, en soulignant que la génération qui a connu l'apartheid n'a pas reçu de formation et depuis, les progrès de l'éducation sont lents et l'accès à l'enseignement reste inégalitaire dans le pays.
"La politique de discrimination positive, destinée à favoriser l'emploi des populations ayant souffert de l'apartheid, a surtout bien fonctionné pour les membres de l'ANC (parti au pouvoir). Cette politique a créé un boulevard pour la corruption, les marchés publics étant remportés par des sociétés dirigées par des membres de l'ANC, qui les sous-traitent ensuite à des entreprises tenues par des Blancs", estime-t-il.
Pour compenser les effets du chômage, constate pour sa part Jean-Loïc Guieze de BNP Paribas, l'Etat redistribue. Quatorze millions de personnes sur les 49 millions d'habitants du pays bénéficient d'une aide sociale. Une manière de soutenir l'activité.
"La consommation est le premier moteur de la croissance. Elle s'appuie sur les hausses de salaires et un taux d'endettement élevé des ménages", a-t-il soutenu.
Selon le chiffre officiel publié récemment par l'office sud-africain des Statistiques, le taux de chômage dans le pays pour le premier trimestre de l'année 2011 frôle les 25%. Un quart de la population active est au chômage. Un chiffre considérable qui s'aggrave encore si l'on prend en compte tous ceux qui ont été découragés et qui préfèrent rester à la maison. Sur l'ensemble de la population âgée de 15 à 64 ans, seulement quatre Sud-Africains sur dix travaillent.
C'est dans le secteur des transports, dans le bâtiment et dans l'agriculture que le plus d'emplois ont été détruits. Après la crise financière de 2009, qui s'est traduite en Afrique du Sud par des milliers de chômeurs supplémentaires, l'économie semblait pourtant s'être remise sur les rails.
Mais pour les économistes, ce taux de chômage, en hausse constante, est d'abord dû à une croissance trop faible. Il faudrait au moins 4% de croissance pour inverser la tendance. Seuls quelques secteurs ont embauché: la finance, le commerce et le secteur minier. Le gouvernement a promis de créer cinq millions d'emplois d'ici 2020.
"face aux autres pays du club des Bric, l'Afrique du Sud présente un handicap majeur: elle ne crée pas d'emplois et n'arrive pas à faire baisser le chômage au-dessous des 20 pc de la population active", a relevé Geoff Barnard, en soulignant que la génération qui a connu l'apartheid n'a pas reçu de formation et depuis, les progrès de l'éducation sont lents et l'accès à l'enseignement reste inégalitaire dans le pays.
"La politique de discrimination positive, destinée à favoriser l'emploi des populations ayant souffert de l'apartheid, a surtout bien fonctionné pour les membres de l'ANC (parti au pouvoir). Cette politique a créé un boulevard pour la corruption, les marchés publics étant remportés par des sociétés dirigées par des membres de l'ANC, qui les sous-traitent ensuite à des entreprises tenues par des Blancs", estime-t-il.
Pour compenser les effets du chômage, constate pour sa part Jean-Loïc Guieze de BNP Paribas, l'Etat redistribue. Quatorze millions de personnes sur les 49 millions d'habitants du pays bénéficient d'une aide sociale. Une manière de soutenir l'activité.
"La consommation est le premier moteur de la croissance. Elle s'appuie sur les hausses de salaires et un taux d'endettement élevé des ménages", a-t-il soutenu.
Selon le chiffre officiel publié récemment par l'office sud-africain des Statistiques, le taux de chômage dans le pays pour le premier trimestre de l'année 2011 frôle les 25%. Un quart de la population active est au chômage. Un chiffre considérable qui s'aggrave encore si l'on prend en compte tous ceux qui ont été découragés et qui préfèrent rester à la maison. Sur l'ensemble de la population âgée de 15 à 64 ans, seulement quatre Sud-Africains sur dix travaillent.
C'est dans le secteur des transports, dans le bâtiment et dans l'agriculture que le plus d'emplois ont été détruits. Après la crise financière de 2009, qui s'est traduite en Afrique du Sud par des milliers de chômeurs supplémentaires, l'économie semblait pourtant s'être remise sur les rails.
Mais pour les économistes, ce taux de chômage, en hausse constante, est d'abord dû à une croissance trop faible. Il faudrait au moins 4% de croissance pour inverser la tendance. Seuls quelques secteurs ont embauché: la finance, le commerce et le secteur minier. Le gouvernement a promis de créer cinq millions d'emplois d'ici 2020.
Casafree.com le 30/6/2011 11:50:19
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