Actualité Maroc : Hamas : le PJD se dévoile
Selon la publication intégriste du "Mouvement Unicité et Réforme", la victoire du mouvement radical palestinien "Hamas" serait la traduction de "la volonté divine". Le délire continue.
L’onde de choc qu’a engendré la victoire du mouvement islamiste palestinien «Hamas» a bel et bien atteint le Maroc. Un véritable festival de «délires» nous a été servi par la publication intégriste « Attajdid ». Depuis le 26 janvier 2006 qui marque le triomphe du mouvement radical palestinien, cette publication est montée sur ses grands chevaux pour nous « édifier», dans un discours piteux et pitoyable, sur les vertus «messianiques» du raz-de-marée vert qui a gagné la Palestine. Selon cette publication, qu’on ne nomme plus (par charité), la victoire du «Hamas» serait la traduction de «la volonté divine».
Curieusement, cela devait rappeler ce que le même journal avait publié au lendemain du « tsunami » asiatique en l’interprétant comme une « punition divine». Mais passons, dans un « éditorial », publié dans l’édition du 27-29 janvier dernier, c’est-à-dire une journée après l’annonce des résultats des législatives palestiniennes, la même publication a présenté la victoire de « Hamas » comme le début du salut du peuple palestinien.
Rien à dire, à part sans doute cette volonté délibérée et tendancieuse de semer la confusion dans les esprits en avançant sournoisement que l’investiture du «Hamas» s’est faite sur la base d’un «programme politique». Or, le seul «programme politique » qu’aurait « Hamas», mouvement qui figure sur la liste des «organisations terroristes», se résume à ce qui suit : « l’anéantissement d’Israël».
Si la publication du Mouvement Unicité et Réforme a brillé par un manque pathétique d’honnêteté intellectuelle, elle a oublié, sauf ignorance, de rappeler le risque politique et économique réel que l’élection de « Hamas » présente pour le peuple palestinien.
En effet, les bailleurs de fonds occidentaux s’étaient réunis, lundi dernier à Londres, pour étudier l’attitude à adopter vis-à-vis de Hamas, qui contrôle aujourd’hui le Parlement palestinien. A l’issue de moult consultations, le Quartette (Etats-Unis, UE, Russie et Nations unies) ont lancé à « Hamas » une mise en garde énergique. Si le vainqueur des législatives du 25 janvier ne renonce pas à la violence, ne respecte pas les accords israélo-palestiniens, dont la Feuille de Route, n’abandonne pas l’idée d’ «anéantir Israël », un nouveau drame guetterait le peuple palestinien : le gouvernement que « Hamas » se prépare à constituer se verra privé de l’aide financière apportée par la communauté internationale. Même son de cloche est venu lundi des ministres des Affaires étrangères des 25 pays de l’Union européenne, qui ont pour leur part demandé à « Hamas » de renoncer à la violence.
L’UE, faut-il le rappeler, a été le principal bailleur de fonds des Palestiniens en 2005, à hauteur de 500 millions d’euros. Du côté de l’Etat hébreu, la même menace financière est brandie. L’actuel gouvernement israélien a affirmé qu’il gèlerait la somme de près de 40 millions de dollars qu’il devait transférer mercredi dernier à l’Autorité palestinienne. Ehud Olmert, qui est aujourd’hui aux commandes, a évoqué «le risque que ce fonds parviennent à des islamistes terroristes», en allusion bien entendu au mouvement «Hamas» qui a conduit la plupart des opérations anti-israéliennes durant ces dernières années.
Ce risque, si inquiétant soit-il, ne semble pas avoir été pris en considération par la publication du MUR. C’est faire injure aux intérêts du peuple palestinien que de ne pas l’entendre ainsi. Mais voilà, le nouveau calvaire palestinien qui se profile à l’horizon après la victoire du «Hamas» ne semble pas inquiéter les «prometteurs du grand soir». L’instrumentalisation de la victoire de «Hamas», au-delà de ses relents pré-électoralistes, est tout simplement irresponsable.
M’Hamed Hamrouch pour aujourd'hui le maroc
L’onde de choc qu’a engendré la victoire du mouvement islamiste palestinien «Hamas» a bel et bien atteint le Maroc. Un véritable festival de «délires» nous a été servi par la publication intégriste « Attajdid ». Depuis le 26 janvier 2006 qui marque le triomphe du mouvement radical palestinien, cette publication est montée sur ses grands chevaux pour nous « édifier», dans un discours piteux et pitoyable, sur les vertus «messianiques» du raz-de-marée vert qui a gagné la Palestine. Selon cette publication, qu’on ne nomme plus (par charité), la victoire du «Hamas» serait la traduction de «la volonté divine».
Curieusement, cela devait rappeler ce que le même journal avait publié au lendemain du « tsunami » asiatique en l’interprétant comme une « punition divine». Mais passons, dans un « éditorial », publié dans l’édition du 27-29 janvier dernier, c’est-à-dire une journée après l’annonce des résultats des législatives palestiniennes, la même publication a présenté la victoire de « Hamas » comme le début du salut du peuple palestinien.
Rien à dire, à part sans doute cette volonté délibérée et tendancieuse de semer la confusion dans les esprits en avançant sournoisement que l’investiture du «Hamas» s’est faite sur la base d’un «programme politique». Or, le seul «programme politique » qu’aurait « Hamas», mouvement qui figure sur la liste des «organisations terroristes», se résume à ce qui suit : « l’anéantissement d’Israël».
Si la publication du Mouvement Unicité et Réforme a brillé par un manque pathétique d’honnêteté intellectuelle, elle a oublié, sauf ignorance, de rappeler le risque politique et économique réel que l’élection de « Hamas » présente pour le peuple palestinien.
En effet, les bailleurs de fonds occidentaux s’étaient réunis, lundi dernier à Londres, pour étudier l’attitude à adopter vis-à-vis de Hamas, qui contrôle aujourd’hui le Parlement palestinien. A l’issue de moult consultations, le Quartette (Etats-Unis, UE, Russie et Nations unies) ont lancé à « Hamas » une mise en garde énergique. Si le vainqueur des législatives du 25 janvier ne renonce pas à la violence, ne respecte pas les accords israélo-palestiniens, dont la Feuille de Route, n’abandonne pas l’idée d’ «anéantir Israël », un nouveau drame guetterait le peuple palestinien : le gouvernement que « Hamas » se prépare à constituer se verra privé de l’aide financière apportée par la communauté internationale. Même son de cloche est venu lundi des ministres des Affaires étrangères des 25 pays de l’Union européenne, qui ont pour leur part demandé à « Hamas » de renoncer à la violence.
L’UE, faut-il le rappeler, a été le principal bailleur de fonds des Palestiniens en 2005, à hauteur de 500 millions d’euros. Du côté de l’Etat hébreu, la même menace financière est brandie. L’actuel gouvernement israélien a affirmé qu’il gèlerait la somme de près de 40 millions de dollars qu’il devait transférer mercredi dernier à l’Autorité palestinienne. Ehud Olmert, qui est aujourd’hui aux commandes, a évoqué «le risque que ce fonds parviennent à des islamistes terroristes», en allusion bien entendu au mouvement «Hamas» qui a conduit la plupart des opérations anti-israéliennes durant ces dernières années.
Ce risque, si inquiétant soit-il, ne semble pas avoir été pris en considération par la publication du MUR. C’est faire injure aux intérêts du peuple palestinien que de ne pas l’entendre ainsi. Mais voilà, le nouveau calvaire palestinien qui se profile à l’horizon après la victoire du «Hamas» ne semble pas inquiéter les «prometteurs du grand soir». L’instrumentalisation de la victoire de «Hamas», au-delà de ses relents pré-électoralistes, est tout simplement irresponsable.
M’Hamed Hamrouch pour aujourd'hui le maroc
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