Actualité Mondiale : Union africaine: accord sur le Congo président en 2006, le Soudan en 2007
Les 53 pays de l'Union africaine (UA) ont décidé mardi que le Congo assumera en 2006 la présidence de l'organisation, suivi du Soudan en 2007, dénouant la crise née de la candidature controversée du président soudanais, qui menaçait de faire échouer le sommet de Khartoum.
Ce compromis aura finalement occupé l'essentiel du sommet, au cours duquel les dirigeants ont également décidé de ne pas extrader en Belgique l'ex-président tchadien Hissène Habré et de tenir un nouveau sommet dans six mois à Banjul, en Gambie.
Le congolais Denis Sassou Nguesso, 62 ans, un des plus anciens chefs d'Etat africains, a été désigné par consensus pour succéder au Nigérian Olusegun Obasanjo, président en exercice de l'UA depuis 2004.
"J'entends engager le continent dans la conquête résolue de la paix", a lancé M. Sassou Nguesso. "Ce choix, je l'accepte avec humilité et avec mon coeur. Je le ressens comme un appel de l'Histoire, cette histoire du renouveau de l'Afrique".
Après avoir clôturé ce 6ème sommet, il a affirmé à la presse qu'il "n'y avait pas de conditions pour que le Soudan assume la présidence en 2007".
"Il est évident qu'au cours de cette année (...), tout doit être mis en oeuvre pour faire avancer la question du Darfour", dans l'ouest du Soudan, où une guerre civile a fait entre 180.000 et 300.000 morts depuis 2003, a-t-il nuancé.
Plus direct, Le président sénégalais Abdoulaye Wade a affirmé que "l'année prochaine le Soudan sera certainement désigné à condition (...) qu'une solution pour le Darfour et une solution dans les relations avec le Tchad interviennent".
"Sans cela ça ne peut pas marcher", a-t-il prévenu, tout en reconnaissant qu'une telle condition ne figurait pas par écrit dans la décision finale, contrairement à la promesse de présidence en 2007.
C'est la persistance du conflit meurtrier dans la région soudanaise du Darfour (ouest), dans lequel son régime est impliqué, qui a empêché le président soudanais Omar el-Béchir d'accéder à la présidence de l'UA.
Seul candidat déclaré à l'ouverture du sommet, le président Béchir, 61 ans, n'a pas commenté le refus de ses pairs.
Le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères, Gamal Ibrahim, a indiqué que pour Khartoum "le plus important était le succès du sommet".
Mais le Soudan a nié avoir pris des engagements conditionnant son accession l'an prochain à la présidence de l'UA.
"Nous voulons résoudre le problème (du Darfour) comme un problème soudanais. Nous sommes prêts à faire ce que nous devons faire", s'est borné à dire le ministre soudanais de l'Information, Zahawi Ibrahim Malik.
Des dizaines d'Ong avaient par avance dénoncé la perspective de voir le Soudan présider l'UA, estimant sa responsabilité lourdement engagée dans la guerre du Darfour.
L'UA a déployé une force de paix de 7.000 hommes au Darfour et de nombreuses voix soulignaient que M. Béchir ne pouvait à la fois être "juge et partie" en prenant la tête de l'organisation.
M. Obasanjo, qui reste en charge du dossier Darfour pour l'UA, a demandé "catégoriquement" aux belligérants de trouver un accord à Abuja (Nigeria) où des pourparlers sont en cours depuis de longs mois sans résultats.
La principale conseillère du président Bush pour l'Afrique, Jendayi Frazer, a de son côté estimé que "si cela continue comme maintenant, en 2007 je doute très sérieusement que le Soudan puisse être président de l'UA".
Le casse-tête de la présidence a empêché le sommet d'aborder sur le fond les autres sujets les plus brûlants, la reprise des troubles en Côte d'Ivoire ou encore la querelle soudano-tchadienne.
En revanche, dans l'autre grand dossier de la réunion, les dirigeants ont décidé de ne pas extrader en Belgique Hissène Habré, réfugié au Sénégal depuis sa chute en 1990 et que la justice belge souhaite juger pour violations "graves" des droits de l'Homme.
M. Wade a annoncé que l'UA avait décidé de créer une "commission de juristes africains" pour "trouver une juridiction africaine pour le juger".
Cette commission sera chargée "de proposer une solution", qui sera soumise au sommet de l'UA à Banjul, en juillet prochain.
Source : AFP
Ce compromis aura finalement occupé l'essentiel du sommet, au cours duquel les dirigeants ont également décidé de ne pas extrader en Belgique l'ex-président tchadien Hissène Habré et de tenir un nouveau sommet dans six mois à Banjul, en Gambie.
Le congolais Denis Sassou Nguesso, 62 ans, un des plus anciens chefs d'Etat africains, a été désigné par consensus pour succéder au Nigérian Olusegun Obasanjo, président en exercice de l'UA depuis 2004.
"J'entends engager le continent dans la conquête résolue de la paix", a lancé M. Sassou Nguesso. "Ce choix, je l'accepte avec humilité et avec mon coeur. Je le ressens comme un appel de l'Histoire, cette histoire du renouveau de l'Afrique".
Après avoir clôturé ce 6ème sommet, il a affirmé à la presse qu'il "n'y avait pas de conditions pour que le Soudan assume la présidence en 2007".
"Il est évident qu'au cours de cette année (...), tout doit être mis en oeuvre pour faire avancer la question du Darfour", dans l'ouest du Soudan, où une guerre civile a fait entre 180.000 et 300.000 morts depuis 2003, a-t-il nuancé.
Plus direct, Le président sénégalais Abdoulaye Wade a affirmé que "l'année prochaine le Soudan sera certainement désigné à condition (...) qu'une solution pour le Darfour et une solution dans les relations avec le Tchad interviennent".
"Sans cela ça ne peut pas marcher", a-t-il prévenu, tout en reconnaissant qu'une telle condition ne figurait pas par écrit dans la décision finale, contrairement à la promesse de présidence en 2007.
C'est la persistance du conflit meurtrier dans la région soudanaise du Darfour (ouest), dans lequel son régime est impliqué, qui a empêché le président soudanais Omar el-Béchir d'accéder à la présidence de l'UA.
Seul candidat déclaré à l'ouverture du sommet, le président Béchir, 61 ans, n'a pas commenté le refus de ses pairs.
Le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères, Gamal Ibrahim, a indiqué que pour Khartoum "le plus important était le succès du sommet".
Mais le Soudan a nié avoir pris des engagements conditionnant son accession l'an prochain à la présidence de l'UA.
"Nous voulons résoudre le problème (du Darfour) comme un problème soudanais. Nous sommes prêts à faire ce que nous devons faire", s'est borné à dire le ministre soudanais de l'Information, Zahawi Ibrahim Malik.
Des dizaines d'Ong avaient par avance dénoncé la perspective de voir le Soudan présider l'UA, estimant sa responsabilité lourdement engagée dans la guerre du Darfour.
L'UA a déployé une force de paix de 7.000 hommes au Darfour et de nombreuses voix soulignaient que M. Béchir ne pouvait à la fois être "juge et partie" en prenant la tête de l'organisation.
M. Obasanjo, qui reste en charge du dossier Darfour pour l'UA, a demandé "catégoriquement" aux belligérants de trouver un accord à Abuja (Nigeria) où des pourparlers sont en cours depuis de longs mois sans résultats.
La principale conseillère du président Bush pour l'Afrique, Jendayi Frazer, a de son côté estimé que "si cela continue comme maintenant, en 2007 je doute très sérieusement que le Soudan puisse être président de l'UA".
Le casse-tête de la présidence a empêché le sommet d'aborder sur le fond les autres sujets les plus brûlants, la reprise des troubles en Côte d'Ivoire ou encore la querelle soudano-tchadienne.
En revanche, dans l'autre grand dossier de la réunion, les dirigeants ont décidé de ne pas extrader en Belgique Hissène Habré, réfugié au Sénégal depuis sa chute en 1990 et que la justice belge souhaite juger pour violations "graves" des droits de l'Homme.
M. Wade a annoncé que l'UA avait décidé de créer une "commission de juristes africains" pour "trouver une juridiction africaine pour le juger".
Cette commission sera chargée "de proposer une solution", qui sera soumise au sommet de l'UA à Banjul, en juillet prochain.
Source : AFP
Casafree.com le 25/1/2006 14:40:00
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