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Société : Le "Veux-tu m'épouser?" à la française.
Eh oui, jeune homme, il va falloir se lancer ! Version Walt Disney, comme papa et maman ou stratégie-surprise : comment lui demander sa main? Si certaines manières peuvent faire fuir, d'autres sont irrésistibles. Bon courage!

Il est bien loin, le temps où les parents du prétendant venaient en gants beurre frais demander la main de leur future bellefille. À l’exception de quelques familles fossiles, ces usages ont totalement disparu, et il y a maintenant plus de façons de faire sa proposition que de plats sur la carte d’un restaurant chinois.

Pris de vertige devant l’infinité des possibles, les célibataires décidés à sauter le pas en perdent parfois leur latin! D’autant plus qu’à l’heure du « female power », ils n’ont pas droit à l’erreur... On peut citer l’exemple de Sophie qui, mortellement blessée d’avoir été rejetée une première fois, repoussa huit demandes de son cher et tendre en répondant invariablement : « Ce n’est pas de cette façon que je veux être demandée en mariage! » Elle n’est pas la seule à se plaindre de la forme.

Pris de vertige devant l’infinité des possibles, les célibataires décidés à sauter le pas en perdent parfois leur latin! D’autant plus qu’à l’heure du « female power », ils n’ont pas droit à l’erreur... On peut citer l’exemple de Sophie qui, mortellement blessée d’avoir été rejetée une première fois, repoussa huit demandes de son cher et tendre en répondant invariablement : « Ce n’est pas de cette façon que je veux être demandée en mariage! » Elle n’est pas la seule à se plaindre de la forme.

D’après Michael Webb, gourou américain de la romance et des voeux éternels, 80% des femmes n’ont pas trouvé assez romantique la proposition qui leur a été faite. S’il n’existe pas de recette pour une demande inoubliable, il y a bien quelques ingrédients à ne pas négliger...l'effet de surprise. C’est sans doute la plus grande difficulté à surmonter. Dans 95% des cas, les femmes devinent ce que leur célibataire faussement endurci est en train de comploter.

Apparemment, les symptômes ne trompent pas : l’homme

devient excessivement nerveux, feuillette frénétiquement des magazines féminins et commence à poser des questions louches sur les bagues et les diamants...

Il a beau prétendre se renseigner pour « un vieux copain », ses déclarations embrouillées n’abusent personne, et surtout pas l’intéressée. Conscients que leurs intentions ont été percées à jour, certains, comme Christophe, tenteront de donner le change : « Je savais très bien qu’elle voulait se marier. Pendant une semaine, je n’ai pas arrêté de dire que je n’étais pas prêt, qu’elle était tellement intelligente de ne pas me faire de chantage, etc. Je voyais bien qu’elle avalait des couleuvres, mais c’était pour la bonne cause! »

Seul problème de cette stratégie : il faut faire preuve de doigté. Sophie en a gardé un bien mauvais souvenir : « J’étais à bout, il jouait avec mes nerfs. Un soir, je suis partie en claquant la porte et je ne lui ai plus parlé pendant quinze jours. Quand il m’a demandée en mariage, j’ai eu l’impression de l’avoir forcé à le faire. » Mais s’il est bien dosé, l’effet de surprise rend l’instant inoubliable...

Natacha s’en souvient comme si c’était hier : « Je faisais un jogging à Central Park, quand un clochard est venu m’apporter un mot. Au début, j’ai eu peur, mais le mot était de Chris. Il m’a fait faire une chasse au trésor qui finissait chez lui. Une très belle robe m’attendait, je l’ai passée. Dans le salon, il y avait deux coupes, une bouteille de champagne et un vinyle d’une chanson très rare que j’adorais. Sur le disque, il avait écrit : “Veux-tu m’épouser...” »

La bague cachée reste un classique, et on se demande vraiment pourquoi! «Peau d’âne » a si bien inspiré ces messieurs que des dizaines de fiancées terminent aux urgences pour avoir avalé leur diamant! L’infortunée Julie a, pour sa part, réduit une superbe émeraude en miettes en dépliant vigoureusement sa serviette au restaurant...

Sans parler de ce jeune homme qui dissimula la bague dans des rochers pour l’offrir lors d’un romantique coucher de soleil sur la mer... Il se retrouva à la chercher avec une lampe de poche jusque tard dans la nuit! En plus du risque de la perdre, de la briser ou de s’y casser une dent, il y a une chance sur deux (et c’est une estimation optimiste) que la bague ne plaise pas à l’heureuse élue.

Même en interrogeant sa meilleure amie, sa soeur, sa mère, sa nounou et son chat, on risque d’être perdu par des avis contradictoires et on est presque sûr de gâcher l’effet de surprise. À moins d’avoir une pierre de famille à «recaser» à tout prix, et il faudra s’attendre à la remonter intégralement, mieux vaut se passer de cet accessoire le jour J. D’autant plus que rêver de la bague, parler de la bague, choisir la bague meublera délicieusement les samedis après-midi de la future épousée... le luxe. Non, non et non, les femmes ne sont pas vénales!

Mais pour « le-plus-beau-jour-de-notre-vie », l’option grand luxe est une valeur sûre, surtout si elle est pimentée par quelques idées personnelles. Sans aucune raison apparente, Christophe a ainsi emmené Hélène dîner à l’Hôtel de Crillon. Après le dessert, il lui a proposé de prendre une chambre pour la nuit.

Malheureusement, aucune n’était libre. À force de négociations, le concierge a fini par leur proposer de les laisser seuls quelques minutes dans la plus belle suite de l’hôtel, déjà louée par un couple en lune de miel. En entrant, Hélène a vu un magnifique collier accroché sur un miroir avec un mot disant « Tu es la femme de ma vie ». Désespérée de ne pas être la chanceuse mariée, elle a soudain éclaté en sanglots.

Christophe lui a alors doucement demandé d’ouvrir les placards... Elle a reconnu une robe, puis deux : ils étaient remplis de ses propres affaires! Apparemment, ce n’est pas évident pour tout le monde. Les propositions faites en public mettront les introverties au comble de l’embarras, et aucune femme au monde ne saurait être flattée qu’on la demande en mariage dans des toilettes! L’autoritarisme, dans le style de « Je veux que tu sois ma femme », n’est pas forcément la bonne stratégie. Il peut même friser la muflerie...

Lorsque Élisabeth a demandé à Jérôme d’assister à un bal costumé en juin, elle s’est entendu répondre : « Mmm, le 21 juin? Non, c’est impossible, je t’épouse. » Quant à Jean, ce banquier un peu trop habitué à vivre au son des « Je vends, j’achète », il s’est contenté d’un laconique « J’épouse! » La confusion d’Olivier, au contraire, a touché Marie aux larmes : « Il tournait autour du pot depuis un quart d’heure. Je ne comprenais absolument pas où il voulait en venir. Tout d’un coup, il m’a dit : “Mon frère a demandé de tes nouvelles. Il te supplie de bien vouloir être sa belle-soeur...” J’ai mis quelques secondes à comprendre, mais c’était vraiment mignon. »

La recette d’une proposition inoubliable, donc? Trouver un plan, saupoudrer de fantaisie et napper de beaucoup d’amour : c’est prêt ! Enfin, si vous êtes décidée à faire partie des 9% de femmes qui prennent les devants, commencez peut-être par laisser traîner cet article sur la table du salon


Par Adélaïde de Clermont-Tonnerre
Pour Madame Figaro

Casafree.com le 1/1/2006 0:00:00
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