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Actualité Mondiale : L'ex-président Habré réarrêté à Dakar
L'ex-président tchadien a été arrêté samedi sur décision d'un ministère sénégalais. Il avait été libéré vendredi après dix jours de détention.

L'ex-président tchadien Hissène Habré a été arrêté samedi 26 novembre sur décision du ministre sénégalais de l'Intérieur, a annoncé un de ses avocats, Me Doudou Ndoye.

"C'est un arrêté d'internement, un arrêté de prise de corps, ce n'est pas un arrêté d'expulsion", a affirmé l'avocat, interrogé sur le type du document officiel.
Hissène Habré, incarcéré depuis le 15 novembre à Dakar au Sénégal pour répondre à un mandat d'arrêt international délivré par la justice belge, avait été libéré vendredi.

Selon Me Doudou Ndoye, cette libération était "la conséquence" de la décision de la justice sénégalaise qui s'était déclarée incompétente pour se prononcer sur la demande d'extradition formulée par la justice belge.

La Belgique et le Sénégal ne sont liés par aucun traité d'extradition. La Cour de cassation de Dakar avait déjà rejeté toute possibilité de poursuites contre Hissène Habré en 2001, affirmant que la justice sénégalaise n'était pas compétente pour le juger.

Espoir

L'arrestation de Hissène Habré avait été saluée mardi soir comme "un immense espoir" pour les victimes de son régime par la Coalition sénégalaise pour l'extradition de Hissène Habré (Cosehab).

Réfugié au Sénégal depuis 15 ans, Hissène Habré a été arrêté sous le coup d'un mandat d'arrêt international délivré par la justice belge. Celle-ci réclame son extradition sur la base d'une plainte déposée en 2000 par trois Belges d'origine tchadienne pour "violations graves" des droits de l'homme durant sa présidence (1982-1990). Selon les organisations de défense des droits de l'homme, qui n'ont eu de cesse de réclamer sa traduction en justice, de nombreux cas de torture et de violations des droits humains ont été commis sous sa présidence.

Une commission d'enquête mise en place au Tchad en 1992 a imputé 40.000 assassinats politiques et quelque 200.000 cas de torture au régime de l'ancien dictateur.

La justice belge a officiellement annoncé qu'elle réclamait l'extradition de l'ancien président tchadien afin de le juger pour les crimes commis sous sa présidence. Ces poursuites sont rendues possibles par la loi de compétence universelle, adoptée par la Belgique, qui autorise les tribunaux belges à juger les auteurs présumés de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre ou de génocide, quel que soit le lieu où les faits ont été commis.

@novelobs

Casafree.com le 26/11/2005 14:21:18
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