Economie : Suisse : Un ménage suisse sur dix est surendetté, un taux de un sur quatre chez les jeunes
Le mythe du Suisse, qui paie ses factures rubis sur l'ongle, relève désormais du mythe, environ un ménage sur dix est surendetté, alors que chez les jeunes, ce taux est même de un sur quatre, selon les spécialistes cités par le journal économique genevois ''Le Temps''.
Ces données sont établies en recoupant les chiffres des sociétés de recouvrement, des organismes d'aide au désendettement et les statistiques des poursuites, les seules disponibles.
Pour les spécialistes, le phénomène est en extension, car non seulement le nombre de ménages surendettés augmente, mais le montant moyen des dettes est lui aussi en augmentation, passant de 35.000 francs, il y a quelques années, à 50.000 francs aujourd'hui.
En 2003, le total des créances traitées par l'Association suisse des sociétés de recouvrement était de 829 millions de francs. Les jeunes sont les plus vulnérables, les factures exorbitantes de téléphone mobile sont souvent évoquées comme une des causes de graves problèmes d'argent.
Les spécialistes soulignent que l'angoisse de la boîte aux lettres, la peur d'ouvrir son courrier et d'y trouver de nouvelles factures, un rappel ou un avis de saisie, sont les symptômes typiques d'un problème de surendettement concernant des milliers de ménages.
Les associations régionales d'entraide "Caritas" rencontrent le même phénomène, selon leur porte-parole, André Simonazzi, qui déclare que "parmi les personnes qui s'adressent à nous, les surendettées sont à la première position, suivies par les personnes qui ont des problèmes de pauvreté et de chômage. Le surendettement a une grande importance aujourd'hui même s'il est souvent mal connu, car ce sont plutôt des gens de classe moyenne inférieure, qui ont un revenu d'environ 4.500 francs et qui, quand un problème arrive dans leur existence, prennent un crédit pour essayer de surmonter leurs difficultés".
Pour Simonazzi, "aujourd'hui, l'esprit a changé, on a moins de honte de prendre un petit crédit, de plus, les gens n'arrivent souvent pas à contrôler leur consommation".
Ainsi, en juin dernier, une enquête révélait qu'un Suisse sur vingt serait un acheteur compulsif, un consommateur atteint de fièvre acheteuse, guetté à terme par l'endettement. Quant à la sociologue suisse Verena Maag, elle explique qu'"il y a, en Suisse, autant d'acheteurs compulsifs que d'alcooliques, mais cela ne se remarque pas car acheter est un acte quotidien. On ne perçoit le problème que quand une personne est surendettée".
Une étude révèle aussi que les jeunes sont particulièrement concernés par cette pathologie. Ce qui, avec leurs maigres revenus, les expose clairement au risque d'endettement. "En achetant, ils cherchent à affirmer un style de vie. Ils veulent montrer leur argent, leur réussite et leur appartenance à la société".
Le phénomène prend une telle ampleur que les pouvoirs publics passent désormais à l'action. "Caritas" s'est vu confié par les autorités cantonales (république du Valais) le soin de mettre en place, d'ici l'année prochaine, un service d'assainissement des dettes.
La sociologue fait remarquer que quand "l'argent, ou plutôt le manque d'argent devient une obsession, on est prêt à tout pour se libérer de ce fardeau humiliant. Comme souvent en situation de stress, on accepte toute aide extérieure. Vous avez sans doute vu ces publicités, notamment dans les journaux, qui proposent leur secours aux personnes endettées. Il faut bien réfléchir avant de signer un contrat avec une société de désendettement, comme lors de n'importe quelle transaction commerciale d'ailleurs".
Pour en revenir à l'endettement des jeunes, un tiers des Suisses (14-20 ans) font aujourd'hui des dettes, dont la moyenne s'élève à 500 francs, selon ''Intrum Justitia SA'', leader de la branche dans le secteur de la gestion des créances, précisant que les téléphones portables, les habits à la mode et les articles électroniques font partie, pour les jeunes, de l'équipement standard et doivent être financés.
Quasi la moitié des jeunes ne gère pas son comportement d'achat et la conséquence en est le début des petits boulots pour payer les dettes au lieu de faire les devoirs.
Un premier obstacle plane à l'âge de 13-14 ans, c'est ici que commence de manière brutale l'endettement avec de petits montants et augmente alors de façon continue d'ici à 18 ans. Jusqu'à cette limite d'âge, près d'un jeune de moins de 20 ans sur sept a déjà des retards de paiement.
A 19 ans, cela devient dramatique. 41,2 pc des jeunes endettés le font entre 18 et 19 ans dans une ampleur plus vaste. ''Intrum Justitia SA'' considère que l'influence des médias est très forte, en particulier sur de jeunes individus, et ne doit pas être minimisée.
Ces données sont établies en recoupant les chiffres des sociétés de recouvrement, des organismes d'aide au désendettement et les statistiques des poursuites, les seules disponibles.
Pour les spécialistes, le phénomène est en extension, car non seulement le nombre de ménages surendettés augmente, mais le montant moyen des dettes est lui aussi en augmentation, passant de 35.000 francs, il y a quelques années, à 50.000 francs aujourd'hui.
En 2003, le total des créances traitées par l'Association suisse des sociétés de recouvrement était de 829 millions de francs. Les jeunes sont les plus vulnérables, les factures exorbitantes de téléphone mobile sont souvent évoquées comme une des causes de graves problèmes d'argent.
Les spécialistes soulignent que l'angoisse de la boîte aux lettres, la peur d'ouvrir son courrier et d'y trouver de nouvelles factures, un rappel ou un avis de saisie, sont les symptômes typiques d'un problème de surendettement concernant des milliers de ménages.
Les associations régionales d'entraide "Caritas" rencontrent le même phénomène, selon leur porte-parole, André Simonazzi, qui déclare que "parmi les personnes qui s'adressent à nous, les surendettées sont à la première position, suivies par les personnes qui ont des problèmes de pauvreté et de chômage. Le surendettement a une grande importance aujourd'hui même s'il est souvent mal connu, car ce sont plutôt des gens de classe moyenne inférieure, qui ont un revenu d'environ 4.500 francs et qui, quand un problème arrive dans leur existence, prennent un crédit pour essayer de surmonter leurs difficultés".
Pour Simonazzi, "aujourd'hui, l'esprit a changé, on a moins de honte de prendre un petit crédit, de plus, les gens n'arrivent souvent pas à contrôler leur consommation".
Ainsi, en juin dernier, une enquête révélait qu'un Suisse sur vingt serait un acheteur compulsif, un consommateur atteint de fièvre acheteuse, guetté à terme par l'endettement. Quant à la sociologue suisse Verena Maag, elle explique qu'"il y a, en Suisse, autant d'acheteurs compulsifs que d'alcooliques, mais cela ne se remarque pas car acheter est un acte quotidien. On ne perçoit le problème que quand une personne est surendettée".
Une étude révèle aussi que les jeunes sont particulièrement concernés par cette pathologie. Ce qui, avec leurs maigres revenus, les expose clairement au risque d'endettement. "En achetant, ils cherchent à affirmer un style de vie. Ils veulent montrer leur argent, leur réussite et leur appartenance à la société".
Le phénomène prend une telle ampleur que les pouvoirs publics passent désormais à l'action. "Caritas" s'est vu confié par les autorités cantonales (république du Valais) le soin de mettre en place, d'ici l'année prochaine, un service d'assainissement des dettes.
La sociologue fait remarquer que quand "l'argent, ou plutôt le manque d'argent devient une obsession, on est prêt à tout pour se libérer de ce fardeau humiliant. Comme souvent en situation de stress, on accepte toute aide extérieure. Vous avez sans doute vu ces publicités, notamment dans les journaux, qui proposent leur secours aux personnes endettées. Il faut bien réfléchir avant de signer un contrat avec une société de désendettement, comme lors de n'importe quelle transaction commerciale d'ailleurs".
Pour en revenir à l'endettement des jeunes, un tiers des Suisses (14-20 ans) font aujourd'hui des dettes, dont la moyenne s'élève à 500 francs, selon ''Intrum Justitia SA'', leader de la branche dans le secteur de la gestion des créances, précisant que les téléphones portables, les habits à la mode et les articles électroniques font partie, pour les jeunes, de l'équipement standard et doivent être financés.
Quasi la moitié des jeunes ne gère pas son comportement d'achat et la conséquence en est le début des petits boulots pour payer les dettes au lieu de faire les devoirs.
Un premier obstacle plane à l'âge de 13-14 ans, c'est ici que commence de manière brutale l'endettement avec de petits montants et augmente alors de façon continue d'ici à 18 ans. Jusqu'à cette limite d'âge, près d'un jeune de moins de 20 ans sur sept a déjà des retards de paiement.
A 19 ans, cela devient dramatique. 41,2 pc des jeunes endettés le font entre 18 et 19 ans dans une ampleur plus vaste. ''Intrum Justitia SA'' considère que l'influence des médias est très forte, en particulier sur de jeunes individus, et ne doit pas être minimisée.
Casafree.com le 26/7/2010 12:12:28
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