Accueil Casafree : La faim tue 6 millions d'enfants par an - Santé - Webzine
Santé : La faim tue 6 millions d'enfants par an
Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'objectif fixé en 1996 de réduire de moitié la faim dans le monde d'ici à 2015 ne sera pas atteint.

La famine et la malnutrition tuent près de six millions d'enfants chaque année, et la décennie 2000 voit déjà plus de gens dénutris en Afrique subsaharienne que la décennie précédente des 90, selon un nouveau rapport de la FAO, l'agence onusienne pour l'agriculture et l'alimentation.
Nombre de ces petites victimes, affaiblies car sous-alimentées, meurent de maladies qui sont pourtant guérissables, diarrhées, pneumonie, paludisme ou rougeole, ajoute la FAO.
En Afrique subsaharienne, les personnes sous-alimentées étaient 203,5 millions en 2000-2002, contre 170,4 millions dix ans plus tôt.

L'année dernière, la FAO avait estimé à 850 millions dans le monde entier le nombre de personnes souffrant de malnutrition sur la période 200-2002. De nouvelles estimations seront publiées l'année prochaine, le rapport 2005 ne fournissant pas d'actualisation de ce chiffre.

Dans cette optique, réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées sur la planète d'ici 2015, objectif fixé par le sommet du Millénaire pour le développement en 2000, reste éloigné.

"Si chacune des régions en développement continuent à réduire la famine au rythme actuel, seules l'Amérique du Sud et la Caraïbe atteindront" cet objectif, a mis en garde Jacques Diouf, directeur général de la FAO, qui vient d'être reconduit pour trois ans.

Priorité aux zones rurales

Il faut donc redoubler d'efforts, et revoir les priorités, a-t-il ajouté: "Priorité doit être donnée aux zones rurales, et à l'agriculture comme principal soutien des moyens d'existence" dans ces zones. Car environ 75% des plus pauvres et mal-nourris vivent dans les zones rurales des pays les plus démunis.

Fournir aux enfants la nourriture adéquate est crucial pour briser le cycle infernal de la faim et de la pauvreté, a ajouté Jacques Diouf.

Problème global et non pas circonstanciel, la faim se combat via la croissance économique, les investissements dans le domaine agricole, la stabilité politique, la paix, une meilleure éducation pour les enfants et l'amélioration du sort des femmes. Avoir des infrastructures adéquates dans les régions rurales est tout aussi crucial dans la lutte contre la faim, ajoute la FAO.

Les maladies telles que le sida, le paludisme et la tuberculose frappent plus durement les sous-alimentés que les autres. Et des millions de familles s'enfoncent dans la pauvreté et la famine quand ceux qui gagnent la subsistance du groupe tombent malades et meurent.

"Réduire la faim devrait devenir la force motrice pour le progrès et l'espoir, car une meilleure nutrition entraîne une meilleure santé, augmente la participation scolaire, réduit la mortalité infantile et maternelle, rend le pouvoir aux femmes, réduit l'incidence de la mortalité par le sida, le paludisme et la tuberculose", écrit encore Jacques Diouf.

L'Observateur

Casafree.com le 23/11/2005 12:00:00
Les articles publiés sur le webzine Casafree.com sont sous copyright Casafree.com et nos agences de presse partenaires Panapress, PRN, et Xinhua sauf mention contraire. Toute reproduction même partielle des articles sans leur accord écrit est strictement interdite.
Article précédent: Un texte contre l'ordination des homosexuels
Article suivant: Lettre ouverte à Mohamed 6

Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Conversation

inscription
Votre compte Casafree :

La météo des autres villes