Actualité Mondiale : France - Villepin : le couvre-feu "partout où c'est nécessaire"
Dominique de Villepin a annoncé ce soir que Jacques Chirac avait décidé de réunir demain matin le conseil des ministres pour autoriser le gouvernement à recourir à la loi de 1955 qui permet aux préfets de décréter un couvre-feu là où c'est nécessaire. «Partout où c'est nécessaire, les préfets pourront appliquer le couvre-feu», a déclaré le premier ministre, qui intervenait sur TF1 après onze nuits de violences dans les banlieues françaises.
Il a en outre annoncé que 1.500 policiers et gendarmes seraient déployés sur le terrain pour épauler les 8.000 hommes déjà engagés sur le front des violencs urbaines. «L'Etat sera ferme et juste», a-t-il assuré. «La violence est inacceptable et inexcusable».
Le Premier ministre a également déclaré que des «réseaux criminels organisés appuient les désordres» dans les banlieues mais que ceux-ci sont aussi le fait de «jeunes en rupture sociale».
«Il y a d'abord dans ce que nous avons vu tout au long des derniers jours bien sûr des réseaux criminels organisés qui appuient ces désordres et puis il y a des bandes de jeunes, voire de très jeunes qui sont en rupture sociale, familiale, scolaire», a-t-il dit.
«Ils sont dans une logique de casseurs mais parfois aussi de jeu et de surenchère», a-t-il ajouté.
Il a également rendu hommage aux forces de l'ordre qui interviennent dans les banlieues pour la 12ème nuit consécutive, soulignant leur «mobilisation exceptionnelle».
«Je veux saluer ici le sang-froid de l'ensemble de nos forces de l'ordre. Si nous avons pu éviter jusqu'à cette heure une nouvelle catastrophe, c'est bien parce qu'ils agissent avec maitrise, avec professionnalisme alors même qu'ils travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses tout comme les pompiers», a déclaré le Premier ministre.
M. de Villepin a jugé qu'«il y a là véritablement une mobilisation exceptionnelle de nos forces de sécurité».
Interrogé sur le terme de «racaille» utilisé par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, M. de Villepin a affirmé que «tous les mots sont importants et (que) nous devons faire en sorte de nous rassembler». «Ne stigmatisons pas en cette période, soyons rassemblés tous ensemble pour nous permettre de trouver les solutions qui nous permettront d'avancer», a-t-il ajouté.
«Ceux qui détruisent sont des délinquants, a déclaré le chef du gouvernement. Ils ne respectent pas les lois de la République et à ce titre à la fois la police se doit de les interpeller, et la justice prend les sanctions qui s'imposent».
«Soyons donc tous mobilisés et vigilants, soyons maîtres de nous-mêmes. Dans ces circonstances, c'est le sang froid qui est essentiel et dont nous devons chacun faire preuve», a-t-il dit.
Dominique de Villepin a déclaré lundi sur TF1 qu'il ne croyait pas que les groupes islamistes constituaient «l'essentiel» des violences dans les banlieues.
A la question «il n'y a pas la main des islamistes derrière tout ça ?», le premier ministre a répondu: «je crois que aujourd'hui, ce n'est pas l'essentiel».
«Il y a bien sûr une inquiétude, en ce qui nous concerne, de l'islamisme, d'une mouvance radicale. Je ne crois pas qu'aujourd'hui ce soit l'essentiel même s'il ne faut pas négliger cet élément-là», a ajouté le Premier ministre.
«Il faut être très soucieux de suivre l'ensemble de ces actions mais ce n'est pas l'essentiel», a-t-il poursuivi.
Pour répondre au malaise dans les quartiers sensibles, Dominique de Villepin, a proposé plusieurs mesures, notamment l'apprentissage dès 14 ans, au lieu de 16 ans, «pour les enfants qui ont le plus de difficultés» scolaires, ainsi qu'une multiplication «par trois des bourses au mérite» et des «internats d'excellence».
«Ce que je propose, c'est que nous puissions avant 16 ans, c'est-à-dire dès 14 ans, pouvoir proposer l'apprentissage à des enfants qui visiblement n'ont pas le goût, n'ont pas l'envie, ou qui ont décroché ou qui ont quitté l'école», a déclaré le Premier ministre sur TF1.
«Ca, c'est pour les enfants qui ont le plus de difficultés», a-t-il poursuivi.
L'entourage du premier ministre a qualifié la mesure de «révolutionnaire».
«Le sentiment d'injustice dans les cités, c'est aussi vrai pour ceux qui ont le plus de dons, le plus de capacités. Ceux là aussi il faut les aider et les encourager. C'est pour cela que je veux multiplier par trois les bourses au mérite pour ces enfants», a-t-il ajouté.
Le premier ministre veut «multiplier par trois aussi les internats d'excellence, faire en sorte qu'ils puissent être accompagnés, pourquoi pas par les élèves des grandes écoles, qui pourraient leur servir de tuteurs, et les aider, les accompagner tout au long de leur parcours scolaire».
Dominique de Villepin a annoncé en outre que son gouvernement allait «restaurer la contribution» financière aux associations dans les quartiers sensibles qui avait été «abaissée» ces dernières années.
«Nous avons baissé la contribution aux associations au cours des dernières années. Eh bien, nous allons restaurer cette contribution, qu'il s'agisse de grandes associations ou de plus petites qui sont au contact de la vie quotidienne pour l'aide au logement, pour l'aide scolaire», a-t-il dit.
«Nous devons faire en sorte que le maillage territorial dans ces cités soit un maillage vivant qui permette à chacun véritablement de trouver sa place, qui permette au dialogue de s'instaurer», a-t-il ajouté.
Source : Le Figaro avec AFP
Il a en outre annoncé que 1.500 policiers et gendarmes seraient déployés sur le terrain pour épauler les 8.000 hommes déjà engagés sur le front des violencs urbaines. «L'Etat sera ferme et juste», a-t-il assuré. «La violence est inacceptable et inexcusable».
Le Premier ministre a également déclaré que des «réseaux criminels organisés appuient les désordres» dans les banlieues mais que ceux-ci sont aussi le fait de «jeunes en rupture sociale».
«Il y a d'abord dans ce que nous avons vu tout au long des derniers jours bien sûr des réseaux criminels organisés qui appuient ces désordres et puis il y a des bandes de jeunes, voire de très jeunes qui sont en rupture sociale, familiale, scolaire», a-t-il dit.
«Ils sont dans une logique de casseurs mais parfois aussi de jeu et de surenchère», a-t-il ajouté.
Il a également rendu hommage aux forces de l'ordre qui interviennent dans les banlieues pour la 12ème nuit consécutive, soulignant leur «mobilisation exceptionnelle».
«Je veux saluer ici le sang-froid de l'ensemble de nos forces de l'ordre. Si nous avons pu éviter jusqu'à cette heure une nouvelle catastrophe, c'est bien parce qu'ils agissent avec maitrise, avec professionnalisme alors même qu'ils travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses tout comme les pompiers», a déclaré le Premier ministre.
M. de Villepin a jugé qu'«il y a là véritablement une mobilisation exceptionnelle de nos forces de sécurité».
Interrogé sur le terme de «racaille» utilisé par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, M. de Villepin a affirmé que «tous les mots sont importants et (que) nous devons faire en sorte de nous rassembler». «Ne stigmatisons pas en cette période, soyons rassemblés tous ensemble pour nous permettre de trouver les solutions qui nous permettront d'avancer», a-t-il ajouté.
«Ceux qui détruisent sont des délinquants, a déclaré le chef du gouvernement. Ils ne respectent pas les lois de la République et à ce titre à la fois la police se doit de les interpeller, et la justice prend les sanctions qui s'imposent».
«Soyons donc tous mobilisés et vigilants, soyons maîtres de nous-mêmes. Dans ces circonstances, c'est le sang froid qui est essentiel et dont nous devons chacun faire preuve», a-t-il dit.
Dominique de Villepin a déclaré lundi sur TF1 qu'il ne croyait pas que les groupes islamistes constituaient «l'essentiel» des violences dans les banlieues.
A la question «il n'y a pas la main des islamistes derrière tout ça ?», le premier ministre a répondu: «je crois que aujourd'hui, ce n'est pas l'essentiel».
«Il y a bien sûr une inquiétude, en ce qui nous concerne, de l'islamisme, d'une mouvance radicale. Je ne crois pas qu'aujourd'hui ce soit l'essentiel même s'il ne faut pas négliger cet élément-là», a ajouté le Premier ministre.
«Il faut être très soucieux de suivre l'ensemble de ces actions mais ce n'est pas l'essentiel», a-t-il poursuivi.
Pour répondre au malaise dans les quartiers sensibles, Dominique de Villepin, a proposé plusieurs mesures, notamment l'apprentissage dès 14 ans, au lieu de 16 ans, «pour les enfants qui ont le plus de difficultés» scolaires, ainsi qu'une multiplication «par trois des bourses au mérite» et des «internats d'excellence».
«Ce que je propose, c'est que nous puissions avant 16 ans, c'est-à-dire dès 14 ans, pouvoir proposer l'apprentissage à des enfants qui visiblement n'ont pas le goût, n'ont pas l'envie, ou qui ont décroché ou qui ont quitté l'école», a déclaré le Premier ministre sur TF1.
«Ca, c'est pour les enfants qui ont le plus de difficultés», a-t-il poursuivi.
L'entourage du premier ministre a qualifié la mesure de «révolutionnaire».
«Le sentiment d'injustice dans les cités, c'est aussi vrai pour ceux qui ont le plus de dons, le plus de capacités. Ceux là aussi il faut les aider et les encourager. C'est pour cela que je veux multiplier par trois les bourses au mérite pour ces enfants», a-t-il ajouté.
Le premier ministre veut «multiplier par trois aussi les internats d'excellence, faire en sorte qu'ils puissent être accompagnés, pourquoi pas par les élèves des grandes écoles, qui pourraient leur servir de tuteurs, et les aider, les accompagner tout au long de leur parcours scolaire».
Dominique de Villepin a annoncé en outre que son gouvernement allait «restaurer la contribution» financière aux associations dans les quartiers sensibles qui avait été «abaissée» ces dernières années.
«Nous avons baissé la contribution aux associations au cours des dernières années. Eh bien, nous allons restaurer cette contribution, qu'il s'agisse de grandes associations ou de plus petites qui sont au contact de la vie quotidienne pour l'aide au logement, pour l'aide scolaire», a-t-il dit.
«Nous devons faire en sorte que le maillage territorial dans ces cités soit un maillage vivant qui permette à chacun véritablement de trouver sa place, qui permette au dialogue de s'instaurer», a-t-il ajouté.
Source : Le Figaro avec AFP
Casafree.com le 7/11/2005 22:40:00
Les articles publiés sur le webzine Casafree.com sont sous copyright Casafree.com et nos agences de presse partenaires Panapress, PRN, et Xinhua sauf mention contraire. Toute reproduction même partielle des articles sans leur accord écrit est strictement interdite.
Article suivant: France : Les violences urbaines peuvent-elles peser sur la croissance ?
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
| Auteur | Conversation |
|---|
