Actualité Maroc : Maroc-Espagne : le dossier de la délimitation des frontières maritimes atlantiques est ouvert
En douceur, les négociations entre le Maroc et l'Espagne sur la délimitation de leurs frontières maritimes atlantiques, avancent.
Le climat de confiance entre les deux pays a motivé l'initiation de discussions sur cet épineux dossier. Le récent sommet Jettou-Zapatero, le 29 septembre à Séville, a abordé cette question. Un groupe de travail se penche sur cette affaire depuis trois ans. L'année 2001 a connu un différend entre Rabat et Madrid sur les exploitations pétrolières dans cette zone. Le Maroc avait conclu des accords avec des fimes française et américaine et le gouvernement d'Aznar avait fait de même en signant un accord avec la société espagnole Repsol.
Toujours sans tapage, la commission des espaces maritimes pour la délimitation des frontières maritimes atlantiques a tenu récemment une réunion, en présence des parties marocaine, espagnole et du gouvernement autonome des Iles Canaries. Cette semaine, le parlement de cette région abordera l'étude de cette question, si primordiale pour le gouvernement local.
La politique étrangère et des enjeux d'ordre intérieur dépendent de la résolution de ce dossier. Les Iles Canaries, contrairement aux autres seize régions autonomes espagnoles, sont plus proches de l'Afrique que de l'Europe. Leurs échanges commerciaux avec le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal sont en nette progression.
Les politiques des Iles Canaries sont pour un accord entre Rabat et Madrid sur ce dossier pour entamer la réforme de leur statut d'autonomie, d'abord la géographie ensuite le statut. Le président de cette région, Adan Martin de la formation politique Coalition Canarie alliée des socialistes au pouvoir, devant les parlementaires, le 27 octobre, s'est montré confiant en affirmant que "c'est la première fois qu'il y a eu des réunions de travail sur les eaux."
Les gisements de pétrole dans les eaux entre le Maroc et les Iles Canaries sont les enjeux de ces négociations entre les trois concernés. Rabat et Madrid semblent éviter pour le moment de recourir à l'arbitrage de la Cour de La Haye et privilégient la voie diplomatique. Selon certaines informations, l'option d'une exploitation conjointe de ces ressources pétrolières a de bonnes chances d'être retenue.
L'actuel gouvernement canarien a des positions très proches du Maroc sur le Sahara. Le flux des échanges commerciaux avec les provinces du Sud du Royaume a bien motivé cette position du gouvernement d'Adan Martin. Rabat, de son côté, a intérêt à garder un allié au sein de la communauté des régions autonomes espagnoles.
Même si pour le moment, les négociations sur ce point sont encore au stade des balbutiements, les bonnes relations qu'entretiennent Rabat et les Iles Canaries sont un atout qui pourrait baliser la conclusion d'un accord entre le Maroc et l'Espagne sur ce point.
Mohamed Jaabouk
Source : Libération
Le climat de confiance entre les deux pays a motivé l'initiation de discussions sur cet épineux dossier. Le récent sommet Jettou-Zapatero, le 29 septembre à Séville, a abordé cette question. Un groupe de travail se penche sur cette affaire depuis trois ans. L'année 2001 a connu un différend entre Rabat et Madrid sur les exploitations pétrolières dans cette zone. Le Maroc avait conclu des accords avec des fimes française et américaine et le gouvernement d'Aznar avait fait de même en signant un accord avec la société espagnole Repsol.
Toujours sans tapage, la commission des espaces maritimes pour la délimitation des frontières maritimes atlantiques a tenu récemment une réunion, en présence des parties marocaine, espagnole et du gouvernement autonome des Iles Canaries. Cette semaine, le parlement de cette région abordera l'étude de cette question, si primordiale pour le gouvernement local.
La politique étrangère et des enjeux d'ordre intérieur dépendent de la résolution de ce dossier. Les Iles Canaries, contrairement aux autres seize régions autonomes espagnoles, sont plus proches de l'Afrique que de l'Europe. Leurs échanges commerciaux avec le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal sont en nette progression.
Les politiques des Iles Canaries sont pour un accord entre Rabat et Madrid sur ce dossier pour entamer la réforme de leur statut d'autonomie, d'abord la géographie ensuite le statut. Le président de cette région, Adan Martin de la formation politique Coalition Canarie alliée des socialistes au pouvoir, devant les parlementaires, le 27 octobre, s'est montré confiant en affirmant que "c'est la première fois qu'il y a eu des réunions de travail sur les eaux."
Les gisements de pétrole dans les eaux entre le Maroc et les Iles Canaries sont les enjeux de ces négociations entre les trois concernés. Rabat et Madrid semblent éviter pour le moment de recourir à l'arbitrage de la Cour de La Haye et privilégient la voie diplomatique. Selon certaines informations, l'option d'une exploitation conjointe de ces ressources pétrolières a de bonnes chances d'être retenue.
L'actuel gouvernement canarien a des positions très proches du Maroc sur le Sahara. Le flux des échanges commerciaux avec les provinces du Sud du Royaume a bien motivé cette position du gouvernement d'Adan Martin. Rabat, de son côté, a intérêt à garder un allié au sein de la communauté des régions autonomes espagnoles.
Même si pour le moment, les négociations sur ce point sont encore au stade des balbutiements, les bonnes relations qu'entretiennent Rabat et les Iles Canaries sont un atout qui pourrait baliser la conclusion d'un accord entre le Maroc et l'Espagne sur ce point.
Mohamed Jaabouk
Source : Libération
Casafree.com le 8/11/2005 12:00:00
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