Internet : Google entrouvre sa bibliothèque virtuelle malgré la polémique
Google a ouvert jeudi les portes de sa grande bibliothèque virtuelle, en proposant l'accès à une première série d'ouvrages tombés dans le domaine public, alors que la polémique fait rage sur les livres non libres de droits.
Il s'agit simplement d'une "petite fraction" du catalogue qui sera à terme disponible sur Google Print (http://print.google.com), a souligné dans un communiqué le géant américain de l'internet.
Il n'a pas précisé combien de ces livres puisés dans de prestigieuses bibliothèques anglo-saxonnes étaient d'ores et déjà accessibles intégralement.
Néanmoins Google donne pour la première fois un aperçu concret de son vaste projet annoncé à l'automne 2004, et qui a depuis suscité un débat mondial sur le devenir des produits culturels --les fameux "contenus"-- à l'ère de l'internet.
En Europe, ce projet d'un géant américain a été vu comme un défi à la culture du Vieux-Continent. Le président de la Bibliothèque nationale de France (BNF) Jean-Noël Jeanneney avait estimé en février que Google travaillerait forcément "dans un esprit américain".
Il a en revanche salué une initiative similaire de Yahoo! introduisant selon lui "plus de pluralisme".
Yahoo!, tout comme Microsoft avec un projet similaire dévoilé la semaine dernière, n'ont pourtant pas évoqué encore l'intention de numériser des livres qui ne soient pas en anglais. Leurs projets sont balbutiants. Mais ils ont prudemment dit qu'ils concentreront d'abord leurs efforts sur les ouvrages libres de droits.
Car aux Etats-Unis, Google Print fait face depuis septembre une série de plaintes émanant d'auteurs et éditeurs qui lui reprochent de vouloir numériser des livres sans leur accord.
La Guilde des auteurs, défendant plus de 8.000 écrivains américains publiés, a estimé que Google se rendait coupable de "violation massive des droits d'auteurs".
Et fin octobre l'AAP (Association of American Publishers), qui revendique 300 membres, a déposé plainte au nom de cinq grands groupes d'édition: McGraw-Hill, Pearson Education, Penguin Group USA, Simon and Schuster et John Wiley and Sons.
Jeudi, le groupe exploitant le moteur de recherche le plus utilisé au monde est resté très discret sur ses projets concernant les livres soumis au copyright.
Reprendre la numérisation des ouvrages protégés "pourrait nécessiter un peu de temps", admettait lundi, dans un message sur le site du groupe, le responsable de Google Print, Adam Smith.
Le projet -consistant à scanner tous types de livres des collections de la Bibliothèque de New York, de Harvard, Stanford ou encore Oxford en Grande-Bretagne avait été suspendu cet été, et devait reprendre ce mardi 1er novembre après que Google eut obtenu davantage de garanties sur ses droits de reproduction.
Selon Adam Smith, Google a travaillé avec des bibliothèques mais aussi "avec des éditeurs directement pour ajouter avec leur permission" leurs livres à son catalogue. Ce travail, ciblé notamment sur les ouvrages anciens non édités depuis longtemps, a déjà apporté "une grande satisfaction", a-t-il affirmé.
"Nous pensons que rendre les livres plus faciles à dénicher sera bon pour les auteurs, les éditeurs et pour nos usagers", a ajouté M. Smith. Google renvoie également les internautes sur des liens sponsorisés pour commander des ouvrages en ligne.
"Ce qui ennuie le plus les propriétaires de droits c'est que les seigneurs de la machine à sous Larry Page et Sergueï Brin (cofondateurs de Google, ndlr) perpétuent l'idée absurde selon laquelle ils font tout cela pour aider le monde, plutôt que pour se remplir les poches", a toutefois récemment estimé le Wall Street Journal dans un éditorial.
Source : AFP
Il s'agit simplement d'une "petite fraction" du catalogue qui sera à terme disponible sur Google Print (http://print.google.com), a souligné dans un communiqué le géant américain de l'internet.
Il n'a pas précisé combien de ces livres puisés dans de prestigieuses bibliothèques anglo-saxonnes étaient d'ores et déjà accessibles intégralement.
Néanmoins Google donne pour la première fois un aperçu concret de son vaste projet annoncé à l'automne 2004, et qui a depuis suscité un débat mondial sur le devenir des produits culturels --les fameux "contenus"-- à l'ère de l'internet.
En Europe, ce projet d'un géant américain a été vu comme un défi à la culture du Vieux-Continent. Le président de la Bibliothèque nationale de France (BNF) Jean-Noël Jeanneney avait estimé en février que Google travaillerait forcément "dans un esprit américain".
Il a en revanche salué une initiative similaire de Yahoo! introduisant selon lui "plus de pluralisme".
Yahoo!, tout comme Microsoft avec un projet similaire dévoilé la semaine dernière, n'ont pourtant pas évoqué encore l'intention de numériser des livres qui ne soient pas en anglais. Leurs projets sont balbutiants. Mais ils ont prudemment dit qu'ils concentreront d'abord leurs efforts sur les ouvrages libres de droits.
Car aux Etats-Unis, Google Print fait face depuis septembre une série de plaintes émanant d'auteurs et éditeurs qui lui reprochent de vouloir numériser des livres sans leur accord.
La Guilde des auteurs, défendant plus de 8.000 écrivains américains publiés, a estimé que Google se rendait coupable de "violation massive des droits d'auteurs".
Et fin octobre l'AAP (Association of American Publishers), qui revendique 300 membres, a déposé plainte au nom de cinq grands groupes d'édition: McGraw-Hill, Pearson Education, Penguin Group USA, Simon and Schuster et John Wiley and Sons.
Jeudi, le groupe exploitant le moteur de recherche le plus utilisé au monde est resté très discret sur ses projets concernant les livres soumis au copyright.
Reprendre la numérisation des ouvrages protégés "pourrait nécessiter un peu de temps", admettait lundi, dans un message sur le site du groupe, le responsable de Google Print, Adam Smith.
Le projet -consistant à scanner tous types de livres des collections de la Bibliothèque de New York, de Harvard, Stanford ou encore Oxford en Grande-Bretagne avait été suspendu cet été, et devait reprendre ce mardi 1er novembre après que Google eut obtenu davantage de garanties sur ses droits de reproduction.
Selon Adam Smith, Google a travaillé avec des bibliothèques mais aussi "avec des éditeurs directement pour ajouter avec leur permission" leurs livres à son catalogue. Ce travail, ciblé notamment sur les ouvrages anciens non édités depuis longtemps, a déjà apporté "une grande satisfaction", a-t-il affirmé.
"Nous pensons que rendre les livres plus faciles à dénicher sera bon pour les auteurs, les éditeurs et pour nos usagers", a ajouté M. Smith. Google renvoie également les internautes sur des liens sponsorisés pour commander des ouvrages en ligne.
"Ce qui ennuie le plus les propriétaires de droits c'est que les seigneurs de la machine à sous Larry Page et Sergueï Brin (cofondateurs de Google, ndlr) perpétuent l'idée absurde selon laquelle ils font tout cela pour aider le monde, plutôt que pour se remplir les poches", a toutefois récemment estimé le Wall Street Journal dans un éditorial.
Source : AFP
Casafree.com le 7/11/2005 9:20:00
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