Actualité Mondiale : France : Les violences urbaines empirent, 1300 véhicules incendiés
Au onzième jour des violences dans les banlieues, les destructions vont crescendo malgré les appels au calme, avec un nombre record de près de 1.300 véhicules incendiés dans la nuit de samedi à dimanche, y compris en province et à Paris, le bilan le plus lourd depuis le 27 octobre.L'événement
Jacques Chirac a déclaré dimanche à la presse que la "priorité" est le "rétablissement de la sécurité et de l'ordre public" dans la crise des banlieues.
Le président de la République, qui s'exprimait à l'issue d'un conseil de sécurité intérieure, a également insisté sur le "respect de chacun, la justice et l'égalité des chances", pour apaiser la situation dans les banlieues.
Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé dimanche "un renforcement des forces de sécurité partout sur le territoire où cela est nécessaire".
Il a lancé "un appel solennel à la responsabilité de tous" face à la crise dans les banlieues, en affirmant que "la violence n'est pas la solution".
Il a annoncé que le gouvernement va "accélérer les procédures de justice" et "faire en sorte que les individus interpellés puissent être déférés devant les tribunaux en comparution immédiate".
Il a précisé qu'il dirait lundi "aux Français les moyens que le gouvernement entend prendre et les mesures qu'il entend proposer pour avancer dans la République que nous souhaitons", celle de "l'égalité des chances".
Jacques Chirac a réuni dimanche, vers 18H20, à l'Elysée un Conseil de sécurité intérieure. Par ailleurs, le Premier ministre Dominique de Villepin s'exprimera lundi soir à 20 heures à la télévision pour "faire le point de la situation" dans les banlieues, a déclaré dimanche sur Europe 1 Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale.
Dominique de Villepin a reçu ce dimanche à Matignon à 15H00 des policiers et gendarmes "mobilisés dans les zones urbaines sensibles" puis à 16H15 des enseignants travaillant en banlieue, a annoncé le service de presse du Premier ministre.
1.295 véhicules ont été incendiés sur toute la France, dont 554 en province et 349 personnes ont été interpellées en France dans la nuit de samedi à dimanche, selon un bilan réévalué de la direction générale de la police nationale.
La majorité des véhicules incendiés le sont toujours en région parisienne (741) mais la contagion aux cités de provinces s'accroît: le chiffre de voitures endommagées y a doublé la nuit dernière (554 contre 241 la veille). Dans le centre de Paris, trente-deux véhicules particuliers ont été incendiés et trente personnes interpellées, selon la préfecture de police. Outre ces 32 véhicules détruits par le feu, 19 autres ont été "endommagés ou dégradés par la propagation des flammes", a précisé la préfecture. Les voitures incendiées l'ont été notamment dans le IIIè arrondissement, près de la place de la République, ainsi que dans le XVIIè, selon la police.
Ces nouveaux chiffres portent à près de 3.500 le nombre de véhicules incendiés depuis le début des émeutes, selon un décompte établi par l'AFP sur la base des bilans quotidiens fournis par la police nationale. Les violences avaient démarré en banlieue parisienne le 27 octobre, à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, après la mort de deux jeunes, électrocutés dans un transformateur d'EDF où ils avaient trouvé refuge alors qu'ils se croyaient poursuivis par la police. Selon ce même décompte, plus de 800 interpellations ont été effectuées depuis le 27 octobre. En région parisienne, les départements des Yvelines et de Seine-et-Marne ont connu un regain de violence, alors que le Val D'Oise est en baisse. Les autres départements de la couronne parisienne sont restés "stables", selon la police nationale.
Après les Yvelines et les Hauts-de-Seine la veille, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait choisi, pour la nuit de samedi à dimanche, l'Essonne et le Val-de-Marne pour rencontrer des policiers confrontés quotidiennement à la violence et admonester quelques adolescents interpellés à Courcouronnes près d'un stock de barres de fer, de cocktails molotov et de pieds de biches.
Dans l'Essonne, plusieurs bâtiments, dont deux classes d'une école maternelle à Grigny et un MacDo de Corbeil-Essonnes défoncé par une voiture-bélier, se sont embrasés. "Brûler une école, c'est inacceptable mais celui qui a mis le feu c'est Sarkozy", pestait samedi soir un parent d'élève de Grigny. Dans l'Essonne toujours, à Evry, un atelier de confection artisanale de cocktails molotov situé dans un local désaffecté de la police municipale a été découvert samedi soir dans un quartier du Parc aux Lièvres. Six mineurs ont été interpellés alors qu'ils en sortaient. A Clichy-sous-Bois, "berceau" des violences urbaines où le calme semblait revenu, le gymnase Armand Desmet a entièrement brûlé dans la nuit. A Athis-Mons, deux personnes ont été légèrement blessées par intoxication et une centaine évacuées dans la nuit après l'incendie d'un foyer Sonacotra.
En province, les régions les plus touchées par ces violences ont été le Nord, l'Eure, l'Eure-et-Loir, la Haute-Garonne et la Loire-Atlantique. A Toulouse notamment, une cinquantaine de voitures ont été incendiées, vingt-cinq à Bordeaux et une vingtaine dans le Haut-Rhin.
Sur le plan politique, le développement des émeutes a été l'occasion de joutes oratoires notamment entre le premier secrétaire du PS François Hollande et Brice Hortefeux, le bras droit de Nicolas Sarkozy. François Hollande a jugé "intolérables" les propos du ministre de l'Intérieur tandis que Brice Hortefeux répliquait que "Nicolas Sarkozy a le soutien de l'opinion publique (...), les encouragements du parlement et la confiance du Premier ministre".
Source : AFP
Jacques Chirac a déclaré dimanche à la presse que la "priorité" est le "rétablissement de la sécurité et de l'ordre public" dans la crise des banlieues.
Le président de la République, qui s'exprimait à l'issue d'un conseil de sécurité intérieure, a également insisté sur le "respect de chacun, la justice et l'égalité des chances", pour apaiser la situation dans les banlieues.
Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé dimanche "un renforcement des forces de sécurité partout sur le territoire où cela est nécessaire".
Il a lancé "un appel solennel à la responsabilité de tous" face à la crise dans les banlieues, en affirmant que "la violence n'est pas la solution".
Il a annoncé que le gouvernement va "accélérer les procédures de justice" et "faire en sorte que les individus interpellés puissent être déférés devant les tribunaux en comparution immédiate".
Il a précisé qu'il dirait lundi "aux Français les moyens que le gouvernement entend prendre et les mesures qu'il entend proposer pour avancer dans la République que nous souhaitons", celle de "l'égalité des chances".
Jacques Chirac a réuni dimanche, vers 18H20, à l'Elysée un Conseil de sécurité intérieure. Par ailleurs, le Premier ministre Dominique de Villepin s'exprimera lundi soir à 20 heures à la télévision pour "faire le point de la situation" dans les banlieues, a déclaré dimanche sur Europe 1 Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale.
Dominique de Villepin a reçu ce dimanche à Matignon à 15H00 des policiers et gendarmes "mobilisés dans les zones urbaines sensibles" puis à 16H15 des enseignants travaillant en banlieue, a annoncé le service de presse du Premier ministre.
1.295 véhicules ont été incendiés sur toute la France, dont 554 en province et 349 personnes ont été interpellées en France dans la nuit de samedi à dimanche, selon un bilan réévalué de la direction générale de la police nationale.
La majorité des véhicules incendiés le sont toujours en région parisienne (741) mais la contagion aux cités de provinces s'accroît: le chiffre de voitures endommagées y a doublé la nuit dernière (554 contre 241 la veille). Dans le centre de Paris, trente-deux véhicules particuliers ont été incendiés et trente personnes interpellées, selon la préfecture de police. Outre ces 32 véhicules détruits par le feu, 19 autres ont été "endommagés ou dégradés par la propagation des flammes", a précisé la préfecture. Les voitures incendiées l'ont été notamment dans le IIIè arrondissement, près de la place de la République, ainsi que dans le XVIIè, selon la police.
Ces nouveaux chiffres portent à près de 3.500 le nombre de véhicules incendiés depuis le début des émeutes, selon un décompte établi par l'AFP sur la base des bilans quotidiens fournis par la police nationale. Les violences avaient démarré en banlieue parisienne le 27 octobre, à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, après la mort de deux jeunes, électrocutés dans un transformateur d'EDF où ils avaient trouvé refuge alors qu'ils se croyaient poursuivis par la police. Selon ce même décompte, plus de 800 interpellations ont été effectuées depuis le 27 octobre. En région parisienne, les départements des Yvelines et de Seine-et-Marne ont connu un regain de violence, alors que le Val D'Oise est en baisse. Les autres départements de la couronne parisienne sont restés "stables", selon la police nationale.
Après les Yvelines et les Hauts-de-Seine la veille, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait choisi, pour la nuit de samedi à dimanche, l'Essonne et le Val-de-Marne pour rencontrer des policiers confrontés quotidiennement à la violence et admonester quelques adolescents interpellés à Courcouronnes près d'un stock de barres de fer, de cocktails molotov et de pieds de biches.
Dans l'Essonne, plusieurs bâtiments, dont deux classes d'une école maternelle à Grigny et un MacDo de Corbeil-Essonnes défoncé par une voiture-bélier, se sont embrasés. "Brûler une école, c'est inacceptable mais celui qui a mis le feu c'est Sarkozy", pestait samedi soir un parent d'élève de Grigny. Dans l'Essonne toujours, à Evry, un atelier de confection artisanale de cocktails molotov situé dans un local désaffecté de la police municipale a été découvert samedi soir dans un quartier du Parc aux Lièvres. Six mineurs ont été interpellés alors qu'ils en sortaient. A Clichy-sous-Bois, "berceau" des violences urbaines où le calme semblait revenu, le gymnase Armand Desmet a entièrement brûlé dans la nuit. A Athis-Mons, deux personnes ont été légèrement blessées par intoxication et une centaine évacuées dans la nuit après l'incendie d'un foyer Sonacotra.
En province, les régions les plus touchées par ces violences ont été le Nord, l'Eure, l'Eure-et-Loir, la Haute-Garonne et la Loire-Atlantique. A Toulouse notamment, une cinquantaine de voitures ont été incendiées, vingt-cinq à Bordeaux et une vingtaine dans le Haut-Rhin.
Sur le plan politique, le développement des émeutes a été l'occasion de joutes oratoires notamment entre le premier secrétaire du PS François Hollande et Brice Hortefeux, le bras droit de Nicolas Sarkozy. François Hollande a jugé "intolérables" les propos du ministre de l'Intérieur tandis que Brice Hortefeux répliquait que "Nicolas Sarkozy a le soutien de l'opinion publique (...), les encouragements du parlement et la confiance du Premier ministre".
Source : AFP
Casafree.com le 7/11/2005 3:35:11
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