Actualité Mondiale : L'immigration clandestine , seul point de discorde entre le Maroc et l'UE
Le dossier de l'immigration clandestine figure en place dans les travaux du Sommet entre l'Union Européenne (UE) et le Maroc qui s'ouvre samedi à Grenade, au sud de l'Espagne.
Cette réunion intervient dans le contexte de l'ancrage croissant du Maroc à l'UE, impulsé par la politique européenne de voisinage, qui constitue un instrument de coopération renforcée dans le cadre du partenariat global euroméditerranéen et dans l'objectif d'arrimer davantage le Royaume au marché européen et d'orienter les relations bilatérales vers un statut avancé.
Signé le 26 février 1996 et entré en vigueur le 3 mars 2000, l'accord d'association Maroc-Union européenne, amorce une étape nouvelle dans les relations maroco-communautaires. En remplaçant l' accord de coopération de 1976, il a permis d'adapter les relations entre le Maroc et l'Union européenne au nouveau contexte économique global et socio-économique des deux parties, et en introduisant la réciprocité dans les préférences commerciales, il a donné au concept de partenariat un sens plus pragmatique.
Selon Youssef Amrani, ambassadeur, directeur général des relations bilatérales au ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, «la réunion de Grenade est appelée à donner le coup d'envoi à une coopération renouvelée entre l'Europe et le Maroc et à un partenariat novateur permettant de tracer le cadre futur d'une coopération qui soit à la mesure des enjeux présents et à venir».
Il a ajouté que celle-ci «permettra aussi d'attirer l'attention de l'UE sur le problème immédiat que le Maroc confronte en essayant de garantir la sécurité de ses frontières».
Principale porte de l'Afrique aux frontières de l'Europe, le Maroc voit passer chaque année des milliers d'immigrés clandestins, dont la traque s'avère difficile et coûteuse. L'Espagne, quant à elle, est devenue la plaque tournante, l'avant-poste mirobolant de l'imaginaire des jeunes africains en quête d'un eldorado.
Après le verrouillage de la frontière nord-africaine, ce sont les Iles Canaries qui sont prises d'assaut par des vagues d'immigrants clandestins africains qui débarquent par centaines dans l'archipel espagnol à bord d'embarcations de fortune.
Pour stopper ces flux, l'implication de l'Union européenne est devenue indispensable, car la frontière espagnole est la frontière sud de l'Europe. C'est pourquoi plusieurs programmes sont actuellement financés par l'UE dans les domaines de la politique d' asile, des visas et du franchissement des frontières extérieurs. Aussi, un programme-cadre intitulé «solidarité et gestion des flux migratoires pour la période 2007-2013» est mis en place. Il est constitué de quatre fonds (Fons européen pour les réfugiés, Fonds pour l'intégration des ressortissants des pays tiers, Fonds pour les retours et Fonds pour les frontières extérieurs) qui couvre tous les besoins dans ces domaines.
De même et dans le cadre de l'Agence pour la coordination des frontières extérieures de l'UE (Frontex), des patrouilles conjointes européennes sont régulièrement organisées au large de l'Afrique de l'Ouest et au sud de la Méditerranée pour contrôler les côtes européennes de l'immigration clandestine.
Plusieurs arrestations ont été, dernièrement, opérées chez les étrangers qui sont nombreux à attendre leur embarcation clandestine vers l'Europe. Ces opérations coup de poing s' intensifient au moment où des voix critiquent sévèrement les politiques sélectives des Etats européens accusés de fermer leurs frontières devant les ressortissants des pays au sud de la Méditerranée tout en encouragent l'ouverture de ces pays aux marchandises et aux capitaux européens.
Pourtant, dans un rapport, la Commission européenne estime à environ 7 millions le nombre de travailleurs étrangers qu'il faudrait accueillir chaque année au sein de l'Union européenne pour assurer aux retraités européens des indemnités convenables en 2025: les plus de 60 ans devraient alors représenter un tiers de la population.
Cette politique fait seulement le jeu des réseaux de passeurs. Un tel trafic rapportant plus de 200 millions de DH par an, aux mafias des «harraga» (ceux qui brûlent leurs papiers, avant d'embarquer, pourvu qu'ils brûlent les étapes de la réussite sociale). Autrement dit, ni les détecteurs infrarouges, ou les gardes-frontière, ni les barrières, n'arrivent à empêcher l'immigration clandestine. L'intégration, le co-développement, la communication et la facilitation des visas, sont les seuls moyens devant être privilégiés pour lutter de manière conjointe contre les réseaux de trafic transfrontaliers, dont celui des mineurs et neutraliser les routes migratoires émergentes.
Cette réunion intervient dans le contexte de l'ancrage croissant du Maroc à l'UE, impulsé par la politique européenne de voisinage, qui constitue un instrument de coopération renforcée dans le cadre du partenariat global euroméditerranéen et dans l'objectif d'arrimer davantage le Royaume au marché européen et d'orienter les relations bilatérales vers un statut avancé.
Signé le 26 février 1996 et entré en vigueur le 3 mars 2000, l'accord d'association Maroc-Union européenne, amorce une étape nouvelle dans les relations maroco-communautaires. En remplaçant l' accord de coopération de 1976, il a permis d'adapter les relations entre le Maroc et l'Union européenne au nouveau contexte économique global et socio-économique des deux parties, et en introduisant la réciprocité dans les préférences commerciales, il a donné au concept de partenariat un sens plus pragmatique.
Selon Youssef Amrani, ambassadeur, directeur général des relations bilatérales au ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, «la réunion de Grenade est appelée à donner le coup d'envoi à une coopération renouvelée entre l'Europe et le Maroc et à un partenariat novateur permettant de tracer le cadre futur d'une coopération qui soit à la mesure des enjeux présents et à venir».
Il a ajouté que celle-ci «permettra aussi d'attirer l'attention de l'UE sur le problème immédiat que le Maroc confronte en essayant de garantir la sécurité de ses frontières».
Principale porte de l'Afrique aux frontières de l'Europe, le Maroc voit passer chaque année des milliers d'immigrés clandestins, dont la traque s'avère difficile et coûteuse. L'Espagne, quant à elle, est devenue la plaque tournante, l'avant-poste mirobolant de l'imaginaire des jeunes africains en quête d'un eldorado.
Après le verrouillage de la frontière nord-africaine, ce sont les Iles Canaries qui sont prises d'assaut par des vagues d'immigrants clandestins africains qui débarquent par centaines dans l'archipel espagnol à bord d'embarcations de fortune.
Pour stopper ces flux, l'implication de l'Union européenne est devenue indispensable, car la frontière espagnole est la frontière sud de l'Europe. C'est pourquoi plusieurs programmes sont actuellement financés par l'UE dans les domaines de la politique d' asile, des visas et du franchissement des frontières extérieurs. Aussi, un programme-cadre intitulé «solidarité et gestion des flux migratoires pour la période 2007-2013» est mis en place. Il est constitué de quatre fonds (Fons européen pour les réfugiés, Fonds pour l'intégration des ressortissants des pays tiers, Fonds pour les retours et Fonds pour les frontières extérieurs) qui couvre tous les besoins dans ces domaines.
De même et dans le cadre de l'Agence pour la coordination des frontières extérieures de l'UE (Frontex), des patrouilles conjointes européennes sont régulièrement organisées au large de l'Afrique de l'Ouest et au sud de la Méditerranée pour contrôler les côtes européennes de l'immigration clandestine.
Plusieurs arrestations ont été, dernièrement, opérées chez les étrangers qui sont nombreux à attendre leur embarcation clandestine vers l'Europe. Ces opérations coup de poing s' intensifient au moment où des voix critiquent sévèrement les politiques sélectives des Etats européens accusés de fermer leurs frontières devant les ressortissants des pays au sud de la Méditerranée tout en encouragent l'ouverture de ces pays aux marchandises et aux capitaux européens.
Pourtant, dans un rapport, la Commission européenne estime à environ 7 millions le nombre de travailleurs étrangers qu'il faudrait accueillir chaque année au sein de l'Union européenne pour assurer aux retraités européens des indemnités convenables en 2025: les plus de 60 ans devraient alors représenter un tiers de la population.
Cette politique fait seulement le jeu des réseaux de passeurs. Un tel trafic rapportant plus de 200 millions de DH par an, aux mafias des «harraga» (ceux qui brûlent leurs papiers, avant d'embarquer, pourvu qu'ils brûlent les étapes de la réussite sociale). Autrement dit, ni les détecteurs infrarouges, ou les gardes-frontière, ni les barrières, n'arrivent à empêcher l'immigration clandestine. L'intégration, le co-développement, la communication et la facilitation des visas, sont les seuls moyens devant être privilégiés pour lutter de manière conjointe contre les réseaux de trafic transfrontaliers, dont celui des mineurs et neutraliser les routes migratoires émergentes.
Casafree.com le 6/3/2010 13:02:05
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