Actualité Afrique : Kenya : La Cour pénale internationale va poursuivre les responsables des crimes sérieux commis lors des violences post-électorales
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis-Moreno Ocampo, va poursuivre "les responsables des crimes les plus sérieux" commis lors des violences post-électorales ayant secoué le Kenya en 2008, a-t-il affirmé, samedi à Nairobi, lors d'une conférence de presse avant de quitter le Kenya.
"Je dispose d'un solide dossier" dans la situation des violences au Kenya car le rapport Waki, du nom du juge kenyan ayant mené une enquête indépendante, "est plein d'informations et il y a aussi d'autres rapports notamment des Nations Unies et de différents groupes de droits de l'Homme", a-t-il dit.
Les poursuites seront engagées à l'encontre des "responsabilités criminelles individuelles et non des responsabilités politiques", a déclaré Ocampo qui va assurer, si la Cour l'autorise à ouvrir l'enquête sur ces violences, "que les investigations se déroulent promptement".
La présidence de la CPI a assigné, vendredi, la chambre préliminaire II de la Cour à examiner la requête d'ouverture d'enquête suite à la demande formulée à Nairobi par Ocampo à l'issue d'une rencontre avec le président kenyan Mwai Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga.
"J'accomplirai mon mandat de mettre fin à l'impunité pour les crimes les plus sérieux", a ajouté Ocampo, précisant que "tout en prenant en considération le rapport Waki, il a le devoir de mener une enquête impartiale".
Une fois autorisé par les juges de la CPI, il se rendra sur les lieux où ont été commis les crimes dans le pays et rencontrera les victimes et les témoins pour ficeler son dossier, précisant que les investigations "devront durer au moins six mois".
Il a, toutefois, assuré qu'il ne présenterait à la Cour que quelques cas, deux à trois personnes considérées comme "les plus responsables". Seuls "les plus graves incidents devront être présentés au procès", a expliqué le procureur.
M. Ocampo avait annoncé, fin septembre, son intention de poursuivre devant la Cour les principaux responsables des violences, laisser un tribunal spécial kenyan juger les responsables de second rang et obtenir qu'une commission vérité et réconciliation se penche sur les causes profondes à l'origine de ces violences.
La commission Waki avait établi une liste, qui n'a pas été rendue publique, de politiciens et hommes d'affaires accusés d'avoir "planifié, organisé ou financé" ces affrontements politico-ethniques ayant fait 1.133 tués et plus de 350.000 déplacés.
Cette liste avait été remise, en juillet dernier, à la CPI par l'ancien secrétaire des Nations Unies Kofi Annan.
Si une procédure judiciaire n'est pas entamée et si le Kenya échoue à mettre sur place un tribunal local, la CPI prendra en main ce dossier, avait alors déclaré Moreno-Ocampo.
MAP
"Je dispose d'un solide dossier" dans la situation des violences au Kenya car le rapport Waki, du nom du juge kenyan ayant mené une enquête indépendante, "est plein d'informations et il y a aussi d'autres rapports notamment des Nations Unies et de différents groupes de droits de l'Homme", a-t-il dit.
Les poursuites seront engagées à l'encontre des "responsabilités criminelles individuelles et non des responsabilités politiques", a déclaré Ocampo qui va assurer, si la Cour l'autorise à ouvrir l'enquête sur ces violences, "que les investigations se déroulent promptement".
La présidence de la CPI a assigné, vendredi, la chambre préliminaire II de la Cour à examiner la requête d'ouverture d'enquête suite à la demande formulée à Nairobi par Ocampo à l'issue d'une rencontre avec le président kenyan Mwai Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga.
"J'accomplirai mon mandat de mettre fin à l'impunité pour les crimes les plus sérieux", a ajouté Ocampo, précisant que "tout en prenant en considération le rapport Waki, il a le devoir de mener une enquête impartiale".
Une fois autorisé par les juges de la CPI, il se rendra sur les lieux où ont été commis les crimes dans le pays et rencontrera les victimes et les témoins pour ficeler son dossier, précisant que les investigations "devront durer au moins six mois".
Il a, toutefois, assuré qu'il ne présenterait à la Cour que quelques cas, deux à trois personnes considérées comme "les plus responsables". Seuls "les plus graves incidents devront être présentés au procès", a expliqué le procureur.
M. Ocampo avait annoncé, fin septembre, son intention de poursuivre devant la Cour les principaux responsables des violences, laisser un tribunal spécial kenyan juger les responsables de second rang et obtenir qu'une commission vérité et réconciliation se penche sur les causes profondes à l'origine de ces violences.
La commission Waki avait établi une liste, qui n'a pas été rendue publique, de politiciens et hommes d'affaires accusés d'avoir "planifié, organisé ou financé" ces affrontements politico-ethniques ayant fait 1.133 tués et plus de 350.000 déplacés.
Cette liste avait été remise, en juillet dernier, à la CPI par l'ancien secrétaire des Nations Unies Kofi Annan.
Si une procédure judiciaire n'est pas entamée et si le Kenya échoue à mettre sur place un tribunal local, la CPI prendra en main ce dossier, avait alors déclaré Moreno-Ocampo.
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