Actualité Mondiale : UE : La cocaïne et l'héroïne occupent une place ''prépondérante'' sur la scène européenne de la drogue
La cocaïne et l'héroïne continuent d'occuper une place ''prépondérante'' sur la scène européenne de la drogue, indique le rapport annuel de l'Observatoire européen sur les drogues et les toxicomanies (OEDT), publié jeudi à Bruxelles.
Les deux substances restent au coeur du phénomène européen de la drogue, selon le document qui souligne que "si l'héroïne enregistre une tendance à la baisse, la cocaïne demeure le stimulant le plus populaire en Europe".
Le rapport révèle que quelque treize millions d'adultes européens âgés entre 15 et 63 ans ont consommé de la cocaïne au moins une fois au cours de leur vie et que la consommation de cette drogue est particulièrement concentrée en Europe de l'Ouest.
Le nombre des saisies en 2007 a augmenté, soit 92.000 contre 84.000 en 2006, révèle le document, faisant part d'environ 500 décès liés à la consommation de cocaïne en 2007 et de 6.400 à 8.500 décès annuels dus à la drogue entre 1990 à 2006.
S'agissant du cannabis, le rapport fait état d'une baisse de la consommation en particulier chez les jeunes. Près de 74 millions d'Européens (15-64 ans) ont consommé au moins une fois du cannabis au cours de leur vie et 22,5 millions d'entre eux en ont consommé au cours de l'actuelle année.
Le cannabis reste la drogue illicite la plus souvent consommée en Europe mais après des hausses notables de la consommation jusqu'aux années 90 et au début des années 2000, les nouvelles données européennes disponibles confirment un ''déclin de la popularité'' de cette drogue parmi les jeunes en particulier.
Faisant état de l'apparition récente de nouvelles drogues comme l'ecstasy et la méthamphétamine, le document signale que l'Europe reste le terrain privilégié en matière de production d'ecstasy, laquelle est concentrée aux Pays-Bas et en Belgique et dans une moindre mesure en Allemagne, au Royaume-Uni et en Pologne.
La méthamphétamine qui se concentrait historiquement en République Tchèque, semble se répandre dans des pays d'Europe du Nord tels que la Norvège et la Suède.
Et le rapport de mentionner qu'Internet est aujourd'hui une plaque tournante du marché des substances psychoactives permettant aux revendeurs de fournir à un large public des alternatives aux drogues contrôlées.
En 2009, l'observatoire européen des drogues et des toxicomanies a étudié 115 boutiques en ligne dans 17 pays d'Europe. La majorité des revendeurs en ligne identifiés étaient établis au Royaume-Uni (37 pc), en Allemagne (15 pc) aux Pays-Bas (14 pc) et en Roumanie (7 pc), note le rapport, précisant que "l'Europe est en mesure de détecter de plus en plus rapidement les nouvelles substances qui apparaissent sur le marché des drogues illicites grâce au système européen d'alerte précoce créé en 1997. Ce dispositif a permis de détecter plus de 90 substances.
En 2008, les Etats membres de l'UE ont ainsi déclaré à l'OEDT et à Europol 13 nouvelles substances psychoactives, dont 11 nouvelles drogues de synthèse et deux plantes (le kraton et le Kava).
Commentant la publication du rapport, Jacques Barrot, commissaire européen chargé de la Justice, la Liberté et la Circulation a déclaré que "la Commission fait appel aux Etats membres pour agir de façon unie et coordonnée, pour faire un usage plus intensif non seulement des chiffres et des rapports publiés par l'OEDT, mais aussi des outils qu'ils ont eux-mêmes mis en place, tels que Europol ou Eurojust, qui sont des agences spécialisées dans la lutte contre le crime au niveau européen".
Il est temps de reconnaître que l'époque de la lutte contre la drogue et le crime organisé au niveau national est désormais révolue, a-t-il dit, assurant que la Commission s'efforce depuis plus d'une décennie de démanteler les barrières nationales en Europe en particulier dans ce domaine.
MAP
Les deux substances restent au coeur du phénomène européen de la drogue, selon le document qui souligne que "si l'héroïne enregistre une tendance à la baisse, la cocaïne demeure le stimulant le plus populaire en Europe".
Le rapport révèle que quelque treize millions d'adultes européens âgés entre 15 et 63 ans ont consommé de la cocaïne au moins une fois au cours de leur vie et que la consommation de cette drogue est particulièrement concentrée en Europe de l'Ouest.
Le nombre des saisies en 2007 a augmenté, soit 92.000 contre 84.000 en 2006, révèle le document, faisant part d'environ 500 décès liés à la consommation de cocaïne en 2007 et de 6.400 à 8.500 décès annuels dus à la drogue entre 1990 à 2006.
S'agissant du cannabis, le rapport fait état d'une baisse de la consommation en particulier chez les jeunes. Près de 74 millions d'Européens (15-64 ans) ont consommé au moins une fois du cannabis au cours de leur vie et 22,5 millions d'entre eux en ont consommé au cours de l'actuelle année.
Le cannabis reste la drogue illicite la plus souvent consommée en Europe mais après des hausses notables de la consommation jusqu'aux années 90 et au début des années 2000, les nouvelles données européennes disponibles confirment un ''déclin de la popularité'' de cette drogue parmi les jeunes en particulier.
Faisant état de l'apparition récente de nouvelles drogues comme l'ecstasy et la méthamphétamine, le document signale que l'Europe reste le terrain privilégié en matière de production d'ecstasy, laquelle est concentrée aux Pays-Bas et en Belgique et dans une moindre mesure en Allemagne, au Royaume-Uni et en Pologne.
La méthamphétamine qui se concentrait historiquement en République Tchèque, semble se répandre dans des pays d'Europe du Nord tels que la Norvège et la Suède.
Et le rapport de mentionner qu'Internet est aujourd'hui une plaque tournante du marché des substances psychoactives permettant aux revendeurs de fournir à un large public des alternatives aux drogues contrôlées.
En 2009, l'observatoire européen des drogues et des toxicomanies a étudié 115 boutiques en ligne dans 17 pays d'Europe. La majorité des revendeurs en ligne identifiés étaient établis au Royaume-Uni (37 pc), en Allemagne (15 pc) aux Pays-Bas (14 pc) et en Roumanie (7 pc), note le rapport, précisant que "l'Europe est en mesure de détecter de plus en plus rapidement les nouvelles substances qui apparaissent sur le marché des drogues illicites grâce au système européen d'alerte précoce créé en 1997. Ce dispositif a permis de détecter plus de 90 substances.
En 2008, les Etats membres de l'UE ont ainsi déclaré à l'OEDT et à Europol 13 nouvelles substances psychoactives, dont 11 nouvelles drogues de synthèse et deux plantes (le kraton et le Kava).
Commentant la publication du rapport, Jacques Barrot, commissaire européen chargé de la Justice, la Liberté et la Circulation a déclaré que "la Commission fait appel aux Etats membres pour agir de façon unie et coordonnée, pour faire un usage plus intensif non seulement des chiffres et des rapports publiés par l'OEDT, mais aussi des outils qu'ils ont eux-mêmes mis en place, tels que Europol ou Eurojust, qui sont des agences spécialisées dans la lutte contre le crime au niveau européen".
Il est temps de reconnaître que l'époque de la lutte contre la drogue et le crime organisé au niveau national est désormais révolue, a-t-il dit, assurant que la Commission s'efforce depuis plus d'une décennie de démanteler les barrières nationales en Europe en particulier dans ce domaine.
MAP
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