Actualité Mondiale : Afghanistan : Brown n'écarte pas la possibilité d'infiltration de la police afghane par les Taliban
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a évoqué mercredi une éventuelle infiltration des Taliban dans les rangs de la police afghane, suite à l'attaque qui a coûté la vie à cinq soldats britanniques dans la province d'Helmand (sud de l'Afghanistan).
Selon l'armée britannique, les cinq soldats ont été tués lorsqu'un "policier" afghan a ouvert le feu dans un barrage dans cette province où les Taliban sont particulièrement actifs.
"Il est possible que les Taliban ont utilisé un membre de la police afghane ou qu'ils ont infiltré les forces de police afghane", a dit Brown lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des communes (Chambre basse du Parlement britannique).
Il a précisé que l'enquête en cours devra faire la lumière sur cette possibilité.
L'incident, l'un des plus meurtriers que l'armée britannique ait connus en 2009, porte à 229 le nombre de soldats de la couronne anglaise tués en Afghanistan depuis l'invasion de ce pays en 2001.
Les cinq soldats faisaient partie d'une troupe de militaires britanniques qui supervise la formation de policiers afghans.
Le chef du gouvernement britannique a insisté que le programme de formation, qui demeure "un élément essentiel" de la stratégie britannique en Afghanistan, ne sera pas interrompu suite à cet incident.
L'incident, qualifié de "perte terrible" par Brown, ne manquera pas d'intensifier le débat au sujet de la présence militaire britannique en Afghanistan.
Ce débat semble avoir déjà été enclenché suite à l'appel lancé mercredi par Kim Howells, ancien ministre au Foreign Office chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord, au retrait graduel des troupes de son pays stationnées en Afghanistan.
L'ancien ministre, qui préside actuellement la commission parlementaire chargée du contrôle des services de renseignement, a souligné dans une tribune libre parue sur les colonnes du quotidien "The Guardian" que ce retrait permettrait d'économiser des milliards de livres Sterling qui pourront être utilisées pour protéger la Grande-Bretagne contre la menace posée par la nébuleuse Al-Qaïda.
"Il serait mieux de retirer la grande majorité des soldats britanniques et de se concentrer sur la dépense des fonds économisés pour protéger nos propres frontières et réunir les renseignements sur les activités terroristes à l'intérieur de la Grande-Bretagne", a dit Howells.
D'après les analystes, l'appel de Kim Howells qui avait quitté le Foreign Office en 2008, marque une division au sein du parti travailliste au pouvoir au sujet de la guerre en Afghanistan.
Gordon Brown, qui a récemment donné son accord pour l'envoi de 500 soldats supplémentaires qui devront s'ajouter aux 9.000 hommes déjà déployés par son pays en Afghanistan, a souligné, a plusieurs reprises, que l'engagement militaire britannique en Afghanistan était "nécessaire" pour la sécurité dans les rues britanniques.
Selon lui, les trois-quarts des menaces terroristes qui planent sur son pays "proviennent de la région frontalière entre l'Afghanistan et le Pakistan".
MAP
Selon l'armée britannique, les cinq soldats ont été tués lorsqu'un "policier" afghan a ouvert le feu dans un barrage dans cette province où les Taliban sont particulièrement actifs.
"Il est possible que les Taliban ont utilisé un membre de la police afghane ou qu'ils ont infiltré les forces de police afghane", a dit Brown lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des communes (Chambre basse du Parlement britannique).
Il a précisé que l'enquête en cours devra faire la lumière sur cette possibilité.
L'incident, l'un des plus meurtriers que l'armée britannique ait connus en 2009, porte à 229 le nombre de soldats de la couronne anglaise tués en Afghanistan depuis l'invasion de ce pays en 2001.
Les cinq soldats faisaient partie d'une troupe de militaires britanniques qui supervise la formation de policiers afghans.
Le chef du gouvernement britannique a insisté que le programme de formation, qui demeure "un élément essentiel" de la stratégie britannique en Afghanistan, ne sera pas interrompu suite à cet incident.
L'incident, qualifié de "perte terrible" par Brown, ne manquera pas d'intensifier le débat au sujet de la présence militaire britannique en Afghanistan.
Ce débat semble avoir déjà été enclenché suite à l'appel lancé mercredi par Kim Howells, ancien ministre au Foreign Office chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord, au retrait graduel des troupes de son pays stationnées en Afghanistan.
L'ancien ministre, qui préside actuellement la commission parlementaire chargée du contrôle des services de renseignement, a souligné dans une tribune libre parue sur les colonnes du quotidien "The Guardian" que ce retrait permettrait d'économiser des milliards de livres Sterling qui pourront être utilisées pour protéger la Grande-Bretagne contre la menace posée par la nébuleuse Al-Qaïda.
"Il serait mieux de retirer la grande majorité des soldats britanniques et de se concentrer sur la dépense des fonds économisés pour protéger nos propres frontières et réunir les renseignements sur les activités terroristes à l'intérieur de la Grande-Bretagne", a dit Howells.
D'après les analystes, l'appel de Kim Howells qui avait quitté le Foreign Office en 2008, marque une division au sein du parti travailliste au pouvoir au sujet de la guerre en Afghanistan.
Gordon Brown, qui a récemment donné son accord pour l'envoi de 500 soldats supplémentaires qui devront s'ajouter aux 9.000 hommes déjà déployés par son pays en Afghanistan, a souligné, a plusieurs reprises, que l'engagement militaire britannique en Afghanistan était "nécessaire" pour la sécurité dans les rues britanniques.
Selon lui, les trois-quarts des menaces terroristes qui planent sur son pays "proviennent de la région frontalière entre l'Afghanistan et le Pakistan".
MAP
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