Actualité Afrique : La misère et la frustration, à l'origine des explosions de violence en Algérie
L'hebdomadaire international "Jeune Afrique" estime, dans sa dernière livraison, que la misère et la frustration sont à l'origine des explosions de violence en Algérie.
Dans un reportage intitulé "Algérie: l'émeute pour le dire", le magazine panafricain s'attarde notamment sur "l'intifada" qu'a connu dernièrement le quartier "Diar Echems", dans les faubourgs d'Alger, et révèle les causes profondes des explosions de violence que connaît le pays presque chaque jour.
"Ilot de misère où survivent dans des conditions indignes plus de 20.000 Algérois, "Diar Echems" vit une poussée de fièvre similaire à celles qui sévissent sporadiquement dans divers endroits du territoire" algérien, relève-t-il, faisant observer que cette "niche de misère entourée de faste" concentre plus de 1.500 familles dans des cités construites, il y a plus d'un demi-siècle par le pouvoir colonial et que 50 ans plus tard, ces "cages à poules" ont vu leur taux d'occupation décupler.
La publication souligne que "vendetta et émeutes sont devenues monnaie courante, faisant de l'Algérie un pays de jacqueries à répétition", faisant remarquer, toutefois, que "les Algériens se sont résignés à ces explosions sociales sporadiques et sans lendemain".
Evoquant "la corruption et la machine bureaucratique dont les lourdeurs sont devenues insupportables", l'hebdomadaire souligne notamment que "la passation de marchés est devenue source d'enrichissement pour les élus locaux et les fonctionnaires véreux, des entreprises fictives voient le jour le temps d'une soumission, raflent le marché et leurs dirigeants touchent des enveloppes faramineuses avant de disparaître dans la nature" et que "d'immenses fortunes ont été ainsi bâties".
Ces émeutes et l'expression du ras-le-bol de la population algérienne illustrent "la faillite des politiques", affirme "Jeune Afrique".
MAP
Dans un reportage intitulé "Algérie: l'émeute pour le dire", le magazine panafricain s'attarde notamment sur "l'intifada" qu'a connu dernièrement le quartier "Diar Echems", dans les faubourgs d'Alger, et révèle les causes profondes des explosions de violence que connaît le pays presque chaque jour.
"Ilot de misère où survivent dans des conditions indignes plus de 20.000 Algérois, "Diar Echems" vit une poussée de fièvre similaire à celles qui sévissent sporadiquement dans divers endroits du territoire" algérien, relève-t-il, faisant observer que cette "niche de misère entourée de faste" concentre plus de 1.500 familles dans des cités construites, il y a plus d'un demi-siècle par le pouvoir colonial et que 50 ans plus tard, ces "cages à poules" ont vu leur taux d'occupation décupler.
La publication souligne que "vendetta et émeutes sont devenues monnaie courante, faisant de l'Algérie un pays de jacqueries à répétition", faisant remarquer, toutefois, que "les Algériens se sont résignés à ces explosions sociales sporadiques et sans lendemain".
Evoquant "la corruption et la machine bureaucratique dont les lourdeurs sont devenues insupportables", l'hebdomadaire souligne notamment que "la passation de marchés est devenue source d'enrichissement pour les élus locaux et les fonctionnaires véreux, des entreprises fictives voient le jour le temps d'une soumission, raflent le marché et leurs dirigeants touchent des enveloppes faramineuses avant de disparaître dans la nature" et que "d'immenses fortunes ont été ainsi bâties".
Ces émeutes et l'expression du ras-le-bol de la population algérienne illustrent "la faillite des politiques", affirme "Jeune Afrique".
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