Sciences : Un simple casque pour prendre le contrôle de la machine
Sans implanter d’électrodes à la surface du cerveau, en utilisant seulement un électroencéphalogramme (EEG), des chercheurs ont permis à quatre personnes de contrôler le déplacement d’un curseur sur un écran par la seule pensée.
Ces interfaces cerveau-machine enregistrent les signaux produits par l’activité cérébrale et les transmettent à un logiciel qui les traduit en mouvements. Cette technique permettrait à des personnes handicapées de contrôler des appareils à distance.
Pour l’instant, les meilleurs résultats ont été obtenus, sur le singe ou sur l’homme, avec des électrodes implantées à la surface du cerveau, ce qui requiert une neurochirurgie assez lourde. Jonathan Wolpaw et Dennis McFarland (Wadsworth Center, Albany, US) ont testé une méthode plus légère sur quatre personnes, dont deux contraintes de se déplacer en fauteuil roulant suite à une lésion de la moelle épinière.
Les chercheurs américains ont posé sur leur tête un casque à électroencéphalogramme (EEG), qui enregistre l’activité des neurones sous forme d’ondes recueillies par des électrodes placées sur le cuir chevelu. Ces ondes étant faibles, Wolpaw et McFarland ont mis au point un logiciel qui sélectionne les ondes les plus puissantes afin de traduire en mouvement l’intention de la personne. Les quatre volontaires ont pu reproduire un déplacement en deux dimensions. «En termes de temps d’exécution, de précision et d’exactitude, les résultats sont comparables à ceux obtenus avec des interfaces cerveau-machine invasifs». Ces travaux sont publiés cette semaine dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.
Cécile Dumas
Source : Sciences et Avenir
Ces interfaces cerveau-machine enregistrent les signaux produits par l’activité cérébrale et les transmettent à un logiciel qui les traduit en mouvements. Cette technique permettrait à des personnes handicapées de contrôler des appareils à distance.
Pour l’instant, les meilleurs résultats ont été obtenus, sur le singe ou sur l’homme, avec des électrodes implantées à la surface du cerveau, ce qui requiert une neurochirurgie assez lourde. Jonathan Wolpaw et Dennis McFarland (Wadsworth Center, Albany, US) ont testé une méthode plus légère sur quatre personnes, dont deux contraintes de se déplacer en fauteuil roulant suite à une lésion de la moelle épinière.
Les chercheurs américains ont posé sur leur tête un casque à électroencéphalogramme (EEG), qui enregistre l’activité des neurones sous forme d’ondes recueillies par des électrodes placées sur le cuir chevelu. Ces ondes étant faibles, Wolpaw et McFarland ont mis au point un logiciel qui sélectionne les ondes les plus puissantes afin de traduire en mouvement l’intention de la personne. Les quatre volontaires ont pu reproduire un déplacement en deux dimensions. «En termes de temps d’exécution, de précision et d’exactitude, les résultats sont comparables à ceux obtenus avec des interfaces cerveau-machine invasifs». Ces travaux sont publiés cette semaine dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.
Cécile Dumas
Source : Sciences et Avenir
Casafree.com le 10/12/2004 5:02:27
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