Société : Guinée Bissau : Une fillette de trois mois meurt après son excision par sa mère
Une fillette bissau-guinéenne de trois mois est morte par suite d'une saignée provoquée par une mutilation génitale féminine pratiquée par sa propre mère contre le gré du père de l'enfant, a-t-on appris mercredi de source officielle à Bissau.Selon Iracema Rosario, président de l'Institut des femmes et des enfants (IMC, l'institution du gouvernement), l'affaire a été enregistrée mercredi au district de Quelele, un quartier de Bissau.
L'enfant de trois mois est morte quelques heures après sa mutilation qui aa provoqué une hémorragie mortelle. Le président de l'IMC met en garde les autorités de la Guinée-Bissau qui ne disposent pas encore de législation pour punir de tels actes. Il affirme avoir pris des mesures pour informer le ministre de la Solidarité et de la Famille et le Bureau du Procureur général de l'affaire.
"C'est un acte répréhensible. Il est nécessaire qu'on crée une commission de lutte contre les pratiques néfastes (dans la société bissau-guinéenne).
"J'ai informé le ministre de la Solidarité et de la Famille, en charge de notre institut. Nous allons également informer le Bureau du Procureur chargé des affaires des enfants, le ministère de l'Intérieur et le Parlement, de ce qui s'est passé", ajoute Iracema de Rosario.
Le président du CIM estime que le pays doit légiférer rapidement pour punir de tels actes, car, selon lui, les pratiques similaires sont courantes en Guinée-Bissau.
Pendant ce temps, le coordinateur de la Ligue bissau-guinéenne des droits de l'homme dans la région de Bissau, Gentil Sanca qualifie la mère de la petite victime, "de criminelle du siècle".
"L'attitude de cette mère n'est pas normale. Nous pouvons dire que cette femme est la mère criminelle du siècle. Le pire est que lorsque l'enfant a commencé à saigner, elle n'a pas été amenée chez un médecin", relève Garcia Sanca, demandant au gouvernement de prendre des mesures contre ces pratiques.
"La Ligue est très préoccupée par ces pratiques. Il y a de cela des années, la Ligue s'est prononcée contre ces phénomènes, en recommandant au gouvernement de prendre des mesures contre ces situations.
L'affaire a également été condamnée par l'Association du droit des enfants (ADC). Son président Quintino Galvao considère cette femme "de criminelle" passible d'une sévère punition par la justice.
Xinhua
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