Santé : Plus de 60 000 enfants meurent en Afrique du Sud chaque année
Plus de 60.000 enfants âgés d'un mois à cinq ans meurent chaque année en Afrique du Sud, révèle un rapport mardi publié lors du sommet de la santé à Johannesburg."De nombreux enfants meurent chez eux après avoir été en contact avec les services de santé", indique ce document, rédigé par une commission nationale constituée dans le but d'étudier les causes de la mortalité infantile dans le pays.
Cette commission avait été formée en février dernier par l'ex- ministre sud-africain de la Santé Manto Tshabalala-Msimang dans le but d'étudier les mortalités maternelle, périnatale et infantile.
Ses conclusions sont étayées par les rapports de la Banque de développement d'Afrique du Sud de l'an dernier et, plus récemment, par des articles sur la santé en Afrique du sud rédigés par des universitaires pour le journal médical Lancet.
Toutes ces informations concordent pour reconnaître que le pays dispose de politiques et directives appropriées en matière de santé, mais que des milliers de morts pourraient être évitées s'il ne connaissait pas tant de difficultés pour les mettre en oeuvre.
Le rapport est circulé lors du sommet sur la santé des enfants et des femmes tenu à Boksburg. Ce sommet, le premier du genre, vise à trouver des moyens de "défaire les goulots d'étranglement" pour réaliser les objectifs de développement du Millénaire pour le développement des Nations Unies sur la santé.
Parmi les principales causes de mortalité infantile mises en lumière dans ce rapport figurent la diarrhée, les infections des voies respiratoires inférieures, les conditions de santé liées au virus VIH/sida et à la malnutrition.
Les causes de décès maternels évoquées comprennent la formation insuffisante des professionnels pratiquant des césariennes ou des anesthésies, ou confrontés à des urgences obstétriques, ainsi que les manquements au respect des procédures.
Le ministre sud-africain de la Santé Aaron Motsoaledi a déclaré mardi devant les centaines de professionnels de la santé réunis pour ce sommet avoir été "choqué" en apprenant ces informations des présidents de commissions ministérielles.
Les pistes envisagées pour réduire ces mortalités comprennent le développement des compétences des médecins et infirmières, le renforcement des soins post-nataux et l'amélioration des services de santé génésique en termes de qualité et de couverture.
"Nous ne pouvons pas accepter la mort d'une seule femme pendant l'accouchement, ni d'un seul nouveau-né, par faute de notre négligence (..) Il serait criminel pour nous de le tolérer", a déclaré le ministre.
Un tiers des décès de femmes et d'enfants pourraient être évités, a-t-il dit, soulignant que de nombreux autres pays plus pauvres que l'Afrique du Sud disposaient de services de santé plus performants.
"S'ils peuvent obtenir de meilleurs résultats sanitaires avec moins de ressources, pourquoi nous ne le pouvons pas? Il n'est pas acceptable que les mères meurent de ces causes évitables", a dit M. Motsoaledi.
Le ministre a reconnu que certains secteurs ont besoin plus de ressources, mais que des ressources ne sont pas utilisées efficacement.
Par LIANG Shanggang
Xinhua
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