Economie : Guinée Bissau : Plus de 132 000 tonnes de noix d'acajou exportées en 2009
La Guinée-Bissau a jusqu'ici exporté plus de 132.000 tonnes de noix d'acajou, chiffre record de l'exportation de ce produit, a déclaré mardi à l'agence Xinhua, le directeur général du commerce bissau-guinéen.Helder Barros a expliqué que depuis que la Guinée-Bissau a commencé à exporter la noix d'acajou, elle a toujours poursuivi l'objectif de 120.000 tonnes par an. "Mais, cette année, elle en a exporté 132.962 tonnes vers l'Inde, principal acheteur".
En chiffres ronds, "le pays doit encaisser environ 80 millions de dollars à l'exportation de noix d'acajou", a déclaré M. Barros, soulignant que le gouvernement est satisfait des résultats. Pour atteindre les plus de 132.000 tonnes exportées, du début de l'année au 23 août, des mesures correctives ont été prises, notamment un contrôle strict sur les frontières terrestres du pays où passait, illégalement, une grande quantité en clandestinité, a déclaré ce responsable.
"La campagne d'exportation de noix d'acajou cette année est de loin bien meilleure, à tous égards, que les années précédentes. Nous n'avons jamais exporté plus 120.000 tonnes, et cette année on a atteint 132 mille tonnes. Je veux dire, c'est extraordinaire", a-t-il affirmé, ajoutant toutefois que les événements politiques et militaires de mars dernier (assassinat du Président de la République et le chef des Forces armées) ainsi que ceux de juin ( les meurtres de deux députés accusés de tentative de coup d'état), ont eu une influence négative sur la conduite de la commercialisation cajou.
"Nombre d'opérateurs étrangers ont abandonné le pays lorsque ces événements se sont produits. Ce qui a influé négativement sur le prix à l'acheteur", a dit Helder Barros, avant de faire remarquer que s'il y avait la stabilité politique en Guinée-Bissau, le pays pourrait atteindre facilement 150.000 tonnes d'acajou. Toutefois, le directeur général du Commerce bissau-guinéen prévoit déjà les risques pour l'avenir de l'espèce si de nouvelles stratégies ne sont pas mises en oeuvre.
"Le pays dépend d'un marché unique (Inde) qui s'applique déjà à travailler pour devenir rapidement autonome. Nous devons investir dans la transformation locale, parce que c'est cela l'avenir de notre économie", a indiqué Helder Barros. Mais alors que le pays attend l'installation d'une industrie de transformation réelle, Barros estime que le Vietnam pourrait "être une bonne alternative" pour le marché indien.
Xinhua
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