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Actualité Maroc : Gaz naturel : recours national face au pétrole
Pour satisfaire les besoins du marché intérieur
Outre qu'il offre des avantages environnementaux et économiques indéniables lui conférant la possibilité de contribuer à améliorer la compétitivité de l'industrie nationale, le gaz naturel peut constituer une alternative susceptible d'amortir l'onde de choc de la flambée des cours de l'or noir.
C'est, en substance, ce que l'on peut retenir d'une récente étude livrée par la Direction des études et des prévisions Financières relevant du ministère des Finances.

Rappelant que cette forme d'énergie ne représente, au plan national, qu'une part très négligeable dans le bilan énergétique national ne dépassant pas 0,36 % , alors qu'elle est de 22 % en Algérie, 12 % en Egypte, 9 % en Tunisie, le Maroc, est-il révélé, a accusé un net retard dans l'utilisation du gaz naturel, en dépit de l'entrée en service, en 1996, du gazoduc maghreb-Europe (GME), dont l'opportunité n'a pas été appréhendée que récemment à travers le lancement, fin 2002, des travaux de la centrale de Tahaddart.

Outre qu'il offre des avantages environnementaux et économiques indéniables lui conférant la possibilité de contribuer à améliorer la compétitivité de l'industrie nationale, le gaz naturel peut constituer une alternative susceptible d'amortir l'onde de choc de la flambée des cours de l'or noir.

C'est, en substance, ce que l'on peut retenir d'une récente étude livrée par la Direction des Etudes et des Prévisions Financières relevant du ministère des Finances. Rappelant que cette forme d'énergie ne représente, au plan national, qu'une part très négligeable dans le bilan énergétique national ne dépassant pas 0,36% , alors qu'elle est de 22% en Algérie, 12% en Egypte, 9% en Tunisie, le Maroc, est-il révélé, a accusé un net retard dans l'utilisation du gaz naturel, en dépit de l'entrée en service, en 1996, du Gazoduc Maghreb Europe (GME), dont l'opportunité n'a pas été appréhendée que récemment à travers le lancement, fin 2002, des travaux de la centrale de Tahaddart.

Pourtant, l'introduction du gaz naturel au Maroc permettrait de mieux rentabiliser les infrastructures portuaires existantes, les zones industrielles, offshore existantes ou en cours de développement. Les interconnexions gazières et électriques avec l'Europe constituent également des facteurs positifs pour l'introduction du gaz naturel. Raison pour laquelle et pour diversifier les sources d'énergie, baisser le coût de l'énergie et préserver l'environnement, le plan gazier récemment finalisé par le Département de tutelle vise à assurer, à l'horizon 2020, 23% de la demande nationale en énergie à travers le gaz
naturel.

Il faut dire que, devant accompagner la poussée démographique (1,6% par an) et le rythme de croissance économique escompté de 5% par an, le secteur énergétique serait confronté à l'avenir à plusieurs défis dont notamment l'accroissement de la demande énergétique; l'électrification du pays à l'horizon 2006 et le parachèvement du processus de libéralisation du secteur pétrolier et de l'électricité à usage industriel. D'autres enjeux consistent à assurer la sécurité d'approvisionnement au meilleur coût et à diminuer la dépendance aux produits pétroliers à travers la mobilisation des énergies renouvelables (10% en 2011 et à près de 20% en 2020) et l'utilisation du gaz naturel (23% à l'horizon 2020).

La production de l'électricité constitue le premier secteur intéressé par l'utilisation du gaz naturel suivi des industries. Selon Direction des Etudes et des Prévisions Financières, l'expérience de la centrale électrique de Tahaddart servirait de modèle pour ajuster et corriger les dysfonctionnements des projets futurs.

Concernant le financement des infrastructures, les investissements prévisionnels pour le terminal de gaz naturel liquéfié et pour le réseau de base sont estimés à 650 millions de dollars sans recours au Budget Général de l'Etat, les investissements émaneraient des professionnels nationaux et internationaux.

En vue d'asseoir les dispositions légales et réglementaires accompagnant le développement du secteur du gaz naturel, un projet de code gazier est en cours de préparation au sein du Département de l'Energie. « Il aurait pour vocation de définir le droit d'usage pour les futures infrastructures, la possibilité d'accès pour les tiers aux infrastructures existantes ou à réaliser ainsi que la tarification et la fiscalité appropriées ». Le plan gazier, donc, ambitionne de desserrer la contrainte de la dépendance à la ressource pétrolière.

Des mesures complémentaires

Le Maroc tirerait avantage de la stabilité relative des prix du gaz naturel et de la proximité du fournisseur réduisant ainsi les coûts de transport.
Toutefois et tant que les efforts de la prospection du sol marocain restent modestes, il s'agirait pour l'instant d'une reconversion de la dépendance au pétrole et au charbon vers la gaz naturel.

Pour développer la marché du gaz naturel et consolider les infrastructures, il convient d'accompagner la plan national du gaz naturel par des mesures complémentaires; renforcer le transfert des technologies dans le domaine de l'utilisation du gaz naturel au sein des entreprises marocaines. • Intéresser les investisseurs au financement de l'infrastructure gazière à travers la participation aux salons mondiaux et la promotion des opportunités des projets au Maroc.

Abdelali Boukhalef

Source : LE MATIN


Casafree.com le 26/8/2005 21:00:00
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