Culture : Maroc : Une chorégraphie bon enfant aux couleurs des arts populaires à Ouarzazate
Une très belle chorégraphie que celle donnée en fin de ce week-end, à Ouarzazate, où les chants et danses interprétés par les enfants ont émerveillé le public qui a investi la place Al Mouwahidine.Pour fêter la fin de leur colonie de vacances, organisée par l'association des écoles préscolaires de Tarmigt, la petite enfance (4-7 ans) vêtue de ses plus beaux costumes traditionnels, a chanté dans toutes les langues.
Quant à leurs chants, ils ont été puisés dans les registres du gnaoui, melhoun, ahwach, chaâbi, en plus du répertoire commun à tous les enfants du royaume. Pleins de vie, d'énergie et d'enthousiasme, ils vibraient à tous les rythmes. Un sourire infini se traçait sur leurs visages innocents. Il ne rendait la toile artistique que plus agréable.
Sur scène, il était difficile de contrôler les mouvements des enfants. Les éducatrices avaient beau glissé leurs instructions. L'aspect naturel et spontané des mouvements des enfants faisait partie de la fresque.
Et comme à l'accoutumé, le début de la soirée ne pouvait oublier l'incontournable art d'ahwach. Les ondoiements et les ondulations des petits artistes rappelaient la prestation des célèbres troupes locales, notamment celles de Taourirt, Tifoultout et Sidi Daoued.
Avec leurs voix douces et aiguës, les enfants introduisaient une certaine magie sur cet art séculaire. Les applaudissements et encouragements du public les incitaient à donner le meilleur d'eux-mêmes.
La synergie est à son comble. Et l'apogée n'était que ce défilé de mode des costumes traditionnels de la région. Les organisateurs ne pouvaient omettre le signe majeur de cette colonie de vacances : " Pour le plaisir, pour la conservation du patrimoine ".
Le spectacle avait ainsi prévu la reconstitution d'un mariage traditionnel dans toutes ses étapes. Et se sont les enfants qui le joueront avec succès.
De l'étape des fiançailles, passant les offrandes et cadeaux de mariage, puis l'imposante journée du henné à la dernière étape du mariage. Les artistes en herbes reconstituaient ainsi une semaine festive, une longue cérémonie familiale qui a aussi un dimension communautaire. La reconstitution des scènes, a été marquée par la présence massive des parents des enfants qui ont été interactifs au spectacle. Si le mari est visible par sa djellaba blanche, son turban jaune, ainsi que son "khanjar", poignard traditionnel signifiant bravoure et virilité, la mariée, elle, portait un caftan blanc, parée d'un collier jaune et coiffée d'un long foulard rouge qui lui occultait à moitié le visage.
"Si on arrive à recomposer la cérémonie de mariage grâce aux enfants, c'est qu'il y a des possibilités énormes pour préserver notre patrimoine ", a déclaré Mohamed Hawzan, président de l'association organisatrice. Ce qui semble constituer même un appel pour l'intégration de la culture populaire locale dans les cursus scolaires.
MAP
Partager cette article sur Facebook
Les articles publiés sur le webzine Casafree.com sont sous copyright Casafree.com et nos agences de presse partenaires Panapress, PRN, et Xinhua sauf mention contraire. Toute reproduction même partielle des articles sans leur accord écrit est strictement interdite.
Article précédent: Maroc : Un petit avion abandonné après son atterrissage forcé dans la province de Larache
Article suivant: France : A la une de la presse française du 06 juillet 2009
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
| Auteur | Conversation |
|---|






