Culture : Musique : Les chants kabyles à l'honneur du Festival de Fès de la culture amazighe
Le public de la 5ème édition du festival de Fès de la culture amazighe, a vivement applaudi, jeudi en nocturne, Idir qui a brillamment interprété des chansons kabyles.Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet, a réussi à offrir au nombreux public présent, des florilèges de ses plus beaux chants kabyles, imprégnés d'une certaine charge morale mais aussi d'une grande sensibilité.
Un parterre de mélomanes et de personnalités marocaines et étrangères, venus nombreux rendre un hommage appuyé à cet artiste qui, selon les organisateurs, représente l'affirmation d'une certaine identité et le retour à des racines ancrées très profondément dans l'histoire de son pays.
"Il est connu pour ses disques empreints d'une sensibilité remarquable, dans lesquels le timbre de voix si typique de cet artiste se pose avec douceur sur les mélodies pour invoquer la tolérance, dénoncer les problèmes de discrimination, évoquer la situation des jeunes, rendre hommage à l'Afrique ou célébrer l'amour, la paix et la diversité, ses thèmes de prédilection", a affirmé à la MAP, le directeur du Festival, M. Moha Ennaji.
Né dans le village algérien de Haute-Kabylie, Aït Lahcène en 1949, Idir est connu pour son grand tube "A Vava Inouva" qui s'est traduit dans sept langues.
Après un certain succès, Idir écrit à nouveau et enregistre "Ay Arrac Negh" (A nos enfants), un album qui sort en 1979.
Sa carrière est relancée avec la sortie d'une compilation en 1991 de dix-sept chansons de ses deux premiers albums. Après un long procès contre son ancien producteur, Idir a eu la possibilité de réenregistrer ses titres comme le fameux "A vava inouva".
Fort de cet appui discographique, il revient donc sur le devant de la scène après la sortie en 2007 de "La France des couleurs", son dernier album en trente ans de carrière.
La première journée du Festival a été également rehaussée par deux prestations musicales de Abdelouahed Hajjaoui, un des grands noms de la chanson amazighe marocaine, et la Troupe Ahidous Mgouna, qui compte parmi les troupes de danses folkloriques les plus célèbres au monde.
Initié par la Fondation Esprit de Fès, en partenariat avec l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM) et le centre Sud-Nord pour le dialogue interculturel, le festival (2-5 juillet) comprend deux volets, l'un consacré aux débats sur le multiculturalisme et l'autre dédié à la chanson et à la poésie amazighe et populaire.
MAP
Partager cette article sur Facebook
Les articles publiés sur le webzine Casafree.com sont sous copyright Casafree.com et nos agences de presse partenaires Panapress, PRN, et Xinhua sauf mention contraire. Toute reproduction même partielle des articles sans leur accord écrit est strictement interdite.
Article précédent: OMS - Grippe porcine : 89 921 cas dont 382 décès dans le monde
Article suivant: Semaine du cheval (10ème Trophée Hassan II) : Les meilleures troupes en phase finale
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
| Auteur | Conversation |
|---|






