Economie : Le Maroc résiste à la crise mondiale et l'environnement des affaires poursuit sa modernisation
Le Maroc résiste plutôt bien à la crise économique mondiale et l'environnement des affaires poursuit sa modernisation, a souligné le rapport " Perspectives économiques en Afrique 2009", lancé mercredi à Addis-Abeba.Selon ce rapport, publié conjointement par la Banque africaine de Développement (BAD), le Centre de développement de l'OCDE et la Commission économique pour l'Afrique (CEA),le dynamisme de la demande interne, une pluviosité augurant d'une bonne performance du secteur agricole, la solidité du secteur financier.
Ainsi que les programmes de développement sectoriel en cours, devraient permettre à l'économie marocaine de surmonter les effets de la crise internationale sans trop de séquelles, même si la récession annoncée dans les pays européens, principaux partenaires commerciaux du Maroc, aura vraisemblablement d'importantes répercussions.
"Dans une conjoncture internationale de plus en plus difficile, le Maroc reste confiant dans les importants programmes de réforme mis en place ces dernières années", soulignent les auteurs de ce rapport publié avec le soutien de la Commission européenne (CE), ajoutant que la crise financière et économique devrait exercer ses effets sur quatre piliers de l'économie nationale à savoir les exportations, les investissements directs étrangers (IDE), les transferts des Marocains résidents à l'étranger (MRE) et le tourisme.
En 2008, malgré la crise, l'économie marocaine a affiché un taux de croissance de 5,7%, porté par une croissance de 13.1% de la valeur ajoutée du secteur primaire. Quant au PIB agricole, sa croissance a été de 6,1% sur la même période, note le document.
Le rapport prévoit un léger fléchissement de la croissance en 2009, avec un taux de 5,4% qui devrait se maintenir l'année suivante.
Compte tenu de la conjoncture internationale incertaine, la croissance projetée pour l'année 2009 puis 2010, sera légèrement inférieure, soit 5,4%.
Bien que le secteur primaire continue de jouer un rôle prépondérant dans l'économie marocaine, les secteurs secondaire et tertiaire deviennent des contributeurs de plus en plus importants au PIB, font observer les auteurs du rapport.
Le PIB non agricole a progressé de 6,5% en 2007 puis de 6,1% en 2008, poursuivant ainsi la tendance amorcée depuis quelques années.
D'après le document, cette performance est attribuable à la bonne tenue des activités industrielles, du bâtiment et des travaux publics (BTP), des transports et des télécommunications.
En 2009, la croissance du PIB non agricole devrait se maintenir à 6,1%, prédisent les analystes économiques.
Dans cette édition, qui couvre 47 pays d'Afrique contre 35 l'année dernière, les analyses montrent que la région est sévèrement touchée par la récession économique mondiale.
Après cinq années de croissance économique supérieure à 5%, le continent ne peut tabler que sur un taux de croissance de 2,8% en 2009, soit plus de deux fois moins que les 5,7% espérés avant la survenue de la crise. Cependant, les auteurs anticipent un rebondissement de la croissance à 4,5% en 2010. Dans les pays exportateurs de pétrole, elle devrait s'établir à 2,4% en 2009, contre 3.3% pour les pays importateurs nets de pétrole.
MAP
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