Santé : L'ONU appelle à poursuivre les efforts pour lutter contre le sida
Les Nations Unies, par la voix du président de son Assemblée générale Miguel D'Escoto et son secrétaire général Ban Ki-moon, ont appelé mardi ses Etats membres à poursuivre les efforts pour la lutter contre le sida et assurer l'accès universel aux mesures de prévention et aux traitements antirétroviraux.Efforts nécessaires malgrès le progrès
Les ressources financières destinée à la lutte contre le sida ont augmenté en 2008 et les soins aux patients, y compris les femmes et les enfants, continuent de s'améliorer, a rappelé M. D'Escoto, lors d'une session plénière de l'Assemblée générale consacrée à la lutte contre le sida.
Toutefois, a-t-il dit, des efforts sont encore nécessaires pour que le monde puisse tenir sa promesse faite en 2006, quand l'Assemblée générale de l'ONU s'est engagée à réaliser d'ici 2010 des progrès permettant d'assurer l'accès universel aux mesures de prévention et aux traitements antirétroviraux, ainsi qu'aux services de soins et d'accompagnement.
Selon les dernières statistiques, 29 millions de personnes dans le monde ont besoin d'un traitement contre le VIH et ne disposent pas de ces médicaments, environ deux femmes enceintes séropositives sur trois ne bénéficient pas des services permettant d'empêcher la transmission du virus de la mère à l'enfant, et les nouvelles infections progressent à un rythme plus rapide que l'accès au traitement.
Sur le seul continent africain, 22 millions de personnes vivent avec le VIH, et en 2007, trois décès sur quatre provoqués par le sida ont eu lieu en Afrique.
Impact double de la grippe et la crise
Les risques auxquels sont exposées les personnes vivant avec le sida se sont accrus avec les conséquences de la crise financière et économique mondiale qui paralysent les économies à travers le monde, a indiqué le président de l'Assemblée générale de l'ONU.
"Je crains que la crise actuelle pousse de nombreux gouvernements à reduire les programmes, diminuant ainsi les espoirs des malades", a déclaré M. D'Escoto.
"Inévitablement, les gens remettent en question la faisabilité des objectifs mondiaux en période de crise économique", a-t-il dit.
La pandémie de A/H1N1 apparue récemment complique la donne et remet en quetsion notre volonté collective, a-t-il noté.
"Même si nous constatons des signes de réduction des fonds pour le sida dans de nombreux pays, nous devons rappeler aux gouvernements et à la communauté internationale que le monde dispose des ressources nécessaires pour respecter les engagements dans la lutte contre le VIH", a-t-il souligné.
"Ce n'est pas le moment de relâcher nos efforts", a souligné pour sa part le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
"La crise économique ne devrait pas être une excuse pour renoncer à nos engagements, mais devrait donner un nouvel élan en vue de faire les bons investissements pour les générations à venir", a dit M. Ban.
Appel a des engagements nationaux
Pour Ban Ki-Moon, une réponse vigoureuse et efficace à la pandémie du sida dépend entièrement des engagements pris au niveau mondial pour réduire la pauvreté, prévenir la faim, réduire la mortalité infantile et protéger la santé et le bien-être des femmes.
Selon dernier rapport sur le VIH/sida montre que 25 milliards de dollars sont nécessaires pour que les objectifs nationaux d'accès universel soient atteints avant 2010.
Ce rapport fait état d'un certain nombre d'initiatives encourageantes, notamment la fixation d'objectifs nationaux clairs pour l'accès universel aux soins et l'augmentation des financements pour les programmes de lutte contre le VIH dans les pays à faible et moyen revenus, atteignant 13,7 milliards de dollars en 2008.
Quelque 84 pays appliquent des lois et des politiques qui entravent la prévention du sida, les traitements, ainsi que l''accès aux services de soins et d'accompagnement pour les populations les plus exposées à la maladie, d'après l'ONUSIDA.
Xinhua
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