Environnement : Mali : Atelier régional sur la gestion du fléau acridien à Bamako
Un atelier régional de définition des stratégies de lutte respectueuse de l'environnement contre le criquet pèlerin au Sahel et l'utilisation des outils d'aide à la décision pour une gestion du fléau acridien au Sahel s'est ouvert mardi à Bamako.Prévu pour durer cinq jours, la rencontre regroupe les services de protection des végétaux des pays membres du Comité inter Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS - Burkina Faso, Cap-Vert, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad).
Il contribuera à faire partager les expériences acquises en matière de lutte contre le criquet sénégalais à développer et à mettre au point une stratégie de lutte efficace et durable tout en préservant l'homme et son environnement.
L'aide extérieure destinée à appuyer les services de protection des végétaux dans les pays du CILSS pour les opérations de lutte contre le criquet sénégalais au cours de la campagne 1985-1986 s'élevait à 30 millions de dollars avec lesquels 3,3 millions d'hectares ont été traités par avion.
Sur la base des études menées déjà en 1992 dans la locité malienne de Mourdiah (cercle de Nara-nord ouest), les pertes moyennes de cultures dues à ce criquet par famille se sont élevées à 1,5 tonnes.
En 1997-1998, les sauteriaux ont été responsables de dégâts de l'ordre de 10 à 82 % au Niger sur les cultures selon les localités, sapant des efforts des paysans confrontés aux sous-équipements.
Selon le représentant du ministère de l'Agriculture du Mali, il apparaît clairement que le problème des sauteriaux constitue un vrai handicap pour le développement de l'agriculture dans les pays sahéliens dont l'agro-écosystème est déjà fragilisé par une forte irrégularité des pluies d'une part et des actions entropiques néfastes parmi lesquelles l'utilisation des pesticides d'autre part, estimant en outre que la mise en œuvre de stratégies intégrées de lutte contre les sauteriaux en Afrique est plus que nécessaire en vue d'amoindrir la pauvreté et la souffrance des populations.
Le criquet sénégalais est l'un des plus redoutables ravageurs de cultures au Sahel classé dans le groupe des sauteriaux inféodé de façon endémique aux zones de productions agricoles et pastorales du Sahel, notamment entre les 13ème et 16ème degrés de latitude Nord.
Il est moins migrateur et moins grégaire que le criquet pèlerin mais ses pullulations saisonnières engendrent des dégâts annuels très élevés.
L'organisation de cet atelier se situe dans le cadre des activités du projet régional de lutte intégrée contre les sauteriaux respectueuse de l'environnement au Sahel (PRELISS) et le centre régional AGRHYMET du CILSS.
Il fait suite à celui portant sur l'évaluation des activités de la campagne 2008-2009 de protection des végétaux sous-régional, tenu au Niger en février dernier.
Panapress
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