Actualité Mondiale : L'Iran affirme qu'il reprendra des activités nucléaires sensibles
L'Iran a dit mercredi qu'il reprendrait certaines activités nucléaires ultra-sensibles, au risque de se retrouver devant le Conseil de sécurité de l'Onu, quelles que soient les contreparties que l'UE est censée lui offrir dans quelques jours pour l'en dissuader.
"J'espère que leurs propositions prévoiront, comme cela était convenu, le redémarrage (des activités de conversion) d'Ispahan", a déclaré le président Mohammad Khatami, "mais que cela y figure ou non, nous allons reprendre les activités d'Ispahan", dans le centre de l'Iran.
La décision définitive en a été prise lors d'une récente réunion des dirigeants historiques du pays, a-t-il dit à la sortie du conseil des ministres.
Il n'a pas précisé quand l'Iran recommencerait à convertir.
Mais il a fixé une "date butoir" au moment où les Européens doivent remettre des propositions de coopération aux Iraniens, fin juillet, début août.
Une reprise de la conversion est susceptible de provoquer une nouvelle crise qui pourrait conduire la République islamique devant le Conseil de sécurité.
L'Iran est engagé depuis décembre avec l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne dans des négociations devant produire les garanties que la République islamique ne fabrique pas l'arme atomique sous le couvert d'activités nucléaires civiles. L'Europe offre en contrepartie une coopération nucléaire, commerciale et politique.
Pour les Européens, la meilleure garantie, c'est que les Iraniens renoncent définitivement à l'enrichissement d'uranium.
L'enrichissement, qui produirait le combustible pour les futures centrales iraniennes, peut être détourné à des fins militaires.
Les Iraniens ont accepté en novembre de suspendre toutes les activités d'enrichissement, y compris la conversion, qui transforme le minerai d'uranium en gaz, opération préalable à l'enrichissement proprement dit.
Pour convaincre les Iraniens de maintenir la suspension, les Européens se sont engagés à leur soumettre d'ici à début août des propositions détaillées de coopération. Ils pourraient ainsi donner aux Iraniens des garanties sur leur approvisionnement en combustible nucléaire.
Mais les Iraniens refusent d'entendre parler d'un abandon définitif. La conversion serait le premier pas vers une reprise, à terme, de l'enrichissement.
Pour les Européens, il est hors de question d'accepter que les Iraniens recommencent à enrichir, et même à convertir. Ils les ont prévenus qu'ils soutiendraient alors le recours au Conseil de sécurité.
"L'Iran connaît les conséquences de toute reprise d'activités aujourd'hui suspendues, qui ne pourrait être que négative pour l'Iran", a mis en garde la porte-parole adjointe du ministère des Affaires étrangères à Paris, Cécile Pozzo di Borgo, tout en assurant que l'offre européenne "ouvrira la perspective d'une nouvelle relation entre l'Iran et l'Europe".
M. Khatami a redit que, pour les Iraniens, la conversion ne relevait pas des activités d'enrichissement, contrairement à ce que disent les Européens.
Les Etats-Unis préconisent depuis des mois le renvoi de l'Iran devant le Conseil de sécurité. Le président américain George W. Bush a refusé d'exclure des frappes militaires contre l'Iran.
"L'Amérique menace beaucoup", a réagi M. Khatami, même si une telle éventualité semble moins d'actualité aujourd'hui à Washington, "mais je pense qu'avec ses soucis en Irak et dans le monde elle ne fera pas une chose aussi insensée".
"Si l'Amérique commet une telle erreur, évidemment nous aurons des pertes, mais les leurs seront plus grandes", a-t-il mis en garde tout en disant ne pas vouloir le durcissement des tensions avec les Etats-Unis.
"Mon gouvernement et moi avons pris toutes les dispositions politiques, militaires et économiques en vue d'une éventuelle attaque", a-t-il déclaré.
L'une des questions est de savoir si l'Iran se livre à la surenchère habituelle avant une échéance nucléaire importante ou s'il prendra effectivement le risque de la crise.
Source : AFP
"J'espère que leurs propositions prévoiront, comme cela était convenu, le redémarrage (des activités de conversion) d'Ispahan", a déclaré le président Mohammad Khatami, "mais que cela y figure ou non, nous allons reprendre les activités d'Ispahan", dans le centre de l'Iran.
La décision définitive en a été prise lors d'une récente réunion des dirigeants historiques du pays, a-t-il dit à la sortie du conseil des ministres.
Il n'a pas précisé quand l'Iran recommencerait à convertir.
Mais il a fixé une "date butoir" au moment où les Européens doivent remettre des propositions de coopération aux Iraniens, fin juillet, début août.
Une reprise de la conversion est susceptible de provoquer une nouvelle crise qui pourrait conduire la République islamique devant le Conseil de sécurité.
L'Iran est engagé depuis décembre avec l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne dans des négociations devant produire les garanties que la République islamique ne fabrique pas l'arme atomique sous le couvert d'activités nucléaires civiles. L'Europe offre en contrepartie une coopération nucléaire, commerciale et politique.
Pour les Européens, la meilleure garantie, c'est que les Iraniens renoncent définitivement à l'enrichissement d'uranium.
L'enrichissement, qui produirait le combustible pour les futures centrales iraniennes, peut être détourné à des fins militaires.
Les Iraniens ont accepté en novembre de suspendre toutes les activités d'enrichissement, y compris la conversion, qui transforme le minerai d'uranium en gaz, opération préalable à l'enrichissement proprement dit.
Pour convaincre les Iraniens de maintenir la suspension, les Européens se sont engagés à leur soumettre d'ici à début août des propositions détaillées de coopération. Ils pourraient ainsi donner aux Iraniens des garanties sur leur approvisionnement en combustible nucléaire.
Mais les Iraniens refusent d'entendre parler d'un abandon définitif. La conversion serait le premier pas vers une reprise, à terme, de l'enrichissement.
Pour les Européens, il est hors de question d'accepter que les Iraniens recommencent à enrichir, et même à convertir. Ils les ont prévenus qu'ils soutiendraient alors le recours au Conseil de sécurité.
"L'Iran connaît les conséquences de toute reprise d'activités aujourd'hui suspendues, qui ne pourrait être que négative pour l'Iran", a mis en garde la porte-parole adjointe du ministère des Affaires étrangères à Paris, Cécile Pozzo di Borgo, tout en assurant que l'offre européenne "ouvrira la perspective d'une nouvelle relation entre l'Iran et l'Europe".
M. Khatami a redit que, pour les Iraniens, la conversion ne relevait pas des activités d'enrichissement, contrairement à ce que disent les Européens.
Les Etats-Unis préconisent depuis des mois le renvoi de l'Iran devant le Conseil de sécurité. Le président américain George W. Bush a refusé d'exclure des frappes militaires contre l'Iran.
"L'Amérique menace beaucoup", a réagi M. Khatami, même si une telle éventualité semble moins d'actualité aujourd'hui à Washington, "mais je pense qu'avec ses soucis en Irak et dans le monde elle ne fera pas une chose aussi insensée".
"Si l'Amérique commet une telle erreur, évidemment nous aurons des pertes, mais les leurs seront plus grandes", a-t-il mis en garde tout en disant ne pas vouloir le durcissement des tensions avec les Etats-Unis.
"Mon gouvernement et moi avons pris toutes les dispositions politiques, militaires et économiques en vue d'une éventuelle attaque", a-t-il déclaré.
L'une des questions est de savoir si l'Iran se livre à la surenchère habituelle avant une échéance nucléaire importante ou s'il prendra effectivement le risque de la crise.
Source : AFP
Casafree.com le 27/7/2005 15:00:00
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