Actualité Maroc : Ces Marocains d’Israël...
Près d’un million de juifs marocains vivent en Israël. Ils votent plus à droite qu’à gauche. Leur élite fait partie des cercles de décision. Ils sont dirigeants politiques, ministres, députés, rabbins, artistes...
Enquête de Abdellatif El Aziz et Taïeb Chadi ...
“Si Hassan II était encore vivant, il aurait fait tomber Sharon”. L’auteur de cette boutade a dû assister aux cérémonies de recueillement qui ont marqué en juillet dernier l’anniversaire de la mort du Roi du Maroc en Israël. Une particularité tout à fait marocaine. Comme Mohammed V, Hassan II se retrouve avec au moins une avenue ou une place qui porte son nom dans la plupart des localités de l’Etat hébreu.
Des statistiques officielles parlent de 700.000 Israéliens d’origine marocaine résidant en Israël, d’autres avancent le chiffre de 800.000. Jean Daniel, le directeur du Nouvel Observateur, dans sa fameuse «réponse à Elie Weisel», s’adressait, quant à lui, aux 900.000 Marocains d'Israël.
Ils seraient donc près d’un million de juifs originaires du Maroc à ancrer doucement mais sûrement leurs spécificités socioculturelles au sein d’une société israélienne élitiste. À asseoir leur présence aussi bien en politique qu’au niveau des affaires ou encore dans les milieux scientifiques.
Élitisme
L'automne de l’année 1952, date à laquelle la première liaison entre le Maroc et Israël avait été inaugurée. Mme Schramm, qui dirigeait une agence de voyage à Casablanca dans le Passage Tazi, invita le quotidien “Maroc-Presse" à déléguer un reporter à l'occasion de ce premier vol. Le journaliste, Bertrand C. Bellaigue, devait revenir avec un reportage à l’intitulé révélateur: “Que sont devenus les juifs du Maroc?”. Dire que déjà à l’époque la question faisait l’actualité. Depuis les juifs marocains ont fait du chemin. Les petits artisans de Boujaâd, les maçons de Demnate, les tanneurs de Fès ou les menuisiers de Marrakech, analphabètes, peu fortunés, assimilés à des voyous à tel point qu’on les avait surnommés les “Marokko sakkin” (Marocains à couteaux) ont laissé la place à une nouvelle race de juifs beaucoup plus à l’aise dans une société israélienne qui se complait dans la modernité.
La politique a réussi à quelques-uns: Raphaël Edri est vice-président de la Knesset, Amor Shaoul, qui est également député du Likoud à la Knesset, fait partie des 36 maires d’origine marocaine dont la majorité est de la région de Boujâad. L’Etat hébreu a même élu un président d’origine marocaine, Yitzhak Navon qui a présidé aux destinées d’Israël de 1978 à 1982. Et la santé spirituelle des juifs marocains est confiée, depuis 1979, au grand rabbin d’Israël Shalom Messas. Quant à Asher Ohana, il est ministre des Affaires religieuses au cabinet de Sharon. Né au Maroc en 1945, il reste aujourd’hui l’une des plus grosses pointures du parti Shass à côté de Aryeh Deri, Marocain de Meknès, qui demeure le patron effectif de ce parti orthodoxe, malgré son incarcération depuis 2 ans pour une histoire de détournement de fonds alors qu’il était ministre de l’Intérieur.
Couteaux
Mais c’est le ministère des Affaires Etrangères qui reste la chasse gardée des Marocains. Le R’bati David Lévy, et le Tétouanais Shlomo Ben Ami ont piloté à tour de rôle ce ministère. Mieux encore, l’appareil de ce département reste contrôlé par la communauté puisque son secrétaire général n’est autre qu’Elie Dayan, un Marrakchi de souche, député-maire d'Ashdod.
Alors que David Magen, était aux commandes du ministère des Finances. Quant à Rahamim Melloul et Yair Peretz, ils sont tous deux députés du Shass. Lankry Yehuda le Boujaâdi, lui, est actuellement ambassadeur d’Israël aux Nations-Unis, après avoir été ambassadeur à Paris.
Le cabinet de Sharon comprend également d’autres Marocains. À l’image de Meir Shetrit, ministre de la Justice et député du Likoud, d’Eliyahu Yishaï, éminence grise d'Ovadia Yosef, grand rabbin sépharade d'Israël, de Nissim Dahan, ministre de la Santé, de David Azoulay, ministre sans portefeuille, d’Eliyahu Suissa, ministre des Affaires de Jérusalem.
Réputés voter à droite, les Marocains d’Israël ont toujours constitué le gros des troupes du Shass.
Mythologie
Sur cette spécificité marocaine, il n’y a pas de secret: la présence de juifs d’originaires du Maroc dans le camp ultra-orthodoxe du parti Shass s’explique autant par la volonté d’accéder à des postes politiques que par l’aversion qu’éprouve cette communauté pour les partis de gauche considérés comme anti-religieux et surtout élitistes. Les slogans caressant dans le sens du poil, le sentiment ethnique et l’aide socio-éducative efficace mise à disposition par les institutions de Shass ont fait le reste.
De plus l’ultra-orthodoxie sépharade du Shass s’est faite contre le courant ultra-orthodoxe ashkenaze. Contraint de choisir entre l’identité «diasporique» et la nouvelle identité israélienne, les Marocains avaient opté pour une identité à part.
Les mouvements de jeunesse correspondant aux divers courants sionistes qui sont nés au Maroc avaient réussi en peu de temps à l’époque à mobiliser une partie de la jeunesse et à la «sioniser» selon la mythologie du sionisme européen.
Bertrand Bellaigue, qui a été pendant 40 ans correspondant et directeur régional de l'AFP, raconte dans son livre “Du Mellah aux rives du Jourdain": “le débarquement des bateaux de l'Agence juive et leur arrivée sur leurs petites fermes des moshavim et leur installation dans les kiboutzim de Galilée ou du Néguev”.
Paysans, artisans, petits commerçants, les juifs marocains, ont été dès le départ préposés aux tâches ingrates. C’est pourquoi, ils ont gardé un ressentiment profond contre l'«establishment» travailliste, en majorité ashkénaze, qui a toujours gouverné le pays. D’ailleurs, la fameuse crise qui avait éclaté au cours du mandat d’Ehud Barak est significative à cet égard. Quand Ehud Barak s’était présenté aux élections, les Israéliens originaires du Maroc avaient même créé leur propre parti, le Gesher, (le pont).
Lalla Soulika
Chef de file de ce mouvement, Abraham Assouline avait même proposé l’idée de lancer un appel au Roi Hassan II pour défendre la communauté juive marocaine. «Je me suis adressé à des diplomates marocains et je vais écrire une lettre au Roi du Maroc pour qu'il m'aide à financer mon parti avec une contribution de 25.000 $». C’était en 1996.
Abraham Serfaty a sa petite idée à ce sujet. Il pense que «la caractéristique des juifs marocains d'Israël, au grand dam des milieux politiques dominants dans cet État, est de manifester un attachement irréductible à leur pays d'origine, notamment par l'affirmation de leurs traditions spécifiques, par le maintien de leur allégeance au Roi du Maroc, mais aussi, on l'a vu nettement ces dernières années, par leurs voyages et pèlerinages au Maroc».
Et c’est vrai que les Ben Attar, Toledano, les Coriat, les Abensour, les Ouziel, les Danan, les Kalfon et les Ben Simon n’ont jamais coupé les ponts avec leur pays d’origine. Et malgré la distance, ils ont toujours refusé de larguer les amarres. Le pèlerinage des saints connaît toujours la même ferveur auprès d’une communauté qui n’hésite pas à effectuer des milliers de kilomètres pour rendre visite à Lalla Soulika, la «sainte» juive de Tétouan, au Rabbi Amram Ben Diouane d’Ouezzane, à Rabbi Hanania Cohen, «le lion de Marrakech» ou encore à Rabbi Haïm Pinto à Essaouira.
Tapis volant
Dans la communauté des Marocains, les ministrables deviennent nombreux, mais le gros de l’élite a plutôt un faible pour la culture. L’exemple de l’ensemble musical rassemblant des musiciens d’origine marocaine qui a été créé sous la direction du compositeur-musicologue Abraham Amzallag est très significatif à cet égard. C’est le chef de file d’une nouvelle vague de chanteurs qui apporte du neuf avec un art ancien.
Dans le registre des variétés, le compositeur-chanteur-musicien Shlomo Bar et sa troupe Habreira ha Tiv’it a ouvert la porte à une nouvelle forme d’expression musicale entraînant par la même occasion la floraison surprenante de troupes musicales «orientales». Elles sont nées dans les milieux populaires, les banlieues de Jérusalem, et ont modifié le paysage musical israélien, réhabilitant ainsi le «Chgouri» dans une tentative avouée de revalorisation de l’image culturelle des communautés d’origine.
La seconde génération et même la troisième génération des fils de juifs marocains, nés en Israël sont de plus en plus attirés par les airs andalous et berbères adaptés à la sauce moderne. Avec des adaptations qui mêlent sans complexe l’hébreu et l’arabe . Des chanteuses comme la Marocaine Zehava Ben ont un succès qu’envient bien des stars israéliennes.
Du côté de la littérature, les Marocains d’Israël qui ont pris du temps avant de se positionner excellent essentiellement dans le roman et la poésie.
Les Ezer Bitton, Shelly Elkayam, Miri Bensimhon, Moshé Ben Harroch et autres Albert Suissa, ou Samuel Ouaknine ont désormais une notoriété qui dépasse les frontières de l’Etat hébreu. Dans l’art dramatique, la pièce musicale de Gabriel Ben Simhon «Un roi marocain» raconte l’histoire du Roi-Messie, incarné par un jeune poète de la bourgade de Sefrou qui, tout en faisant l’apologie de la foi mystique entraîne sa communauté sur un «tapis volant» vers la terre promise.
Au cinéma, outre les célébrités consacrées Zeev Revah, metteur en scène, connu pour son film «Brin de chance», de jeunes réalisateurs se font une place au soleil. David Benchétrit auteur du film «Les voiles de l’exil» -qui raconte la vie de trois femmes palestiniennes, avait brillé en remportant le premier prix du festival de Tanger ainsi qu'Ohanna Azoulay-Hasfari, actrice et réalisatrice du film Sh’hour (sorcellerie) représentent aujourd’hui la nouvelle vague des cinéastes israéliens.
Dans la recherche scientifique, les Marocains ont pris leur revanche. À la présidence de l’Académie de la langue hébraïque on trouve le professeur Moshé Bar-Asher, natif de la ville d’Errachidia.
Dans d'autres domaines, les chercheurs d’origine marocaine sont légion, comme Mordechai Sabbagh, généticien de l'Institut Rehovot.
Ils sont activement présents dans toutes les disciplines scientifiques. Pour revenir à la politique, c’est sans aucun doute Shlomo Ben Ami, professeur d'histoire contemporaine de l'Université de Bar-Ilan et l’un membres les plus frondeurs de l'aile gauche du Parti travailliste, qui semble fédérer sur son nom de plus en plus d'Israéliens originaires du Maroc. De passage à Paris, en novembre 2001 pour présenter son livre «Quel avenir pour Israël», Shlomo Ben Ami, ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d'Ehud Barak, et fin négociateur avec les Palestiniens, considère comme bon nombre de juifs d’origine marocaine que: «Sharon n'acceptera pas de faire la paix sur la base de ce que nous avions négocié. Mon espoir aujourd'hui, c'est que comme après la guerre du Golfe, en 1991, la coalition convoque une conférence internationale avec les propositions auxquelles nous étions arrivés en décembre 2000 avec Clinton, pour arriver enfin à un accord de paix».
Ouezzane, près de deux cents kilomètres de la capitale, chaque année au printemps est prise d’assaut par une communauté juive venue de tous les coins du monde. C’est là où est enterrée une des grandes figures de la mystique juive.
Le rabbin Amram Ben Diwan, qui mourut en 1781 et fut enterré à quelques kilomètres de Ouezzane, à Asjen, est l’un des saints les plus populaires chez les juifs marocains.
Le pèlerinage aux saints connaît toujours la même ferveur auprès d’une communauté qui n’hésite pas à traverser les océans pour se recueillir sur la tombe de Lalla Soulika, la “sainte” juive du Maroc, de Hanania Cohen, “le lion de Marrakech” ou encore de Haïm Pinto à Essaouira. Il sont plus de six cents saints, dont vingt-cinq femmes, disséminés dans toutes les contrées du Maroc avec une forte concentration dans le sud du pays à être l’objet d’une vénération qui n’a rien perdu de sa ferveur.
Si les grands lieux de pèlerinage sont innombrables, c’est que le Maroc a donné toute une lignée de théologiens qui ont fourni le gros des troupes des rabbins qui officient à l’étranger de Paris à Al Qods.
Lignée
Le grand rabbin de la ville sainte, Shalom Messas est originaire de la ville de Meknès. Il est le descendant d’une famille dont les membres ont pour la plupart fait fonction de rabbinat. Il avait fondé la société Dovév chivté yéchanim pour l'“impression et la diffusion des oeuvres des rabbins marocains”.
Il fut président du tribunal rabbinique à Casablanca en 1949 et enfin Grand Rabbin du Maroc en 1955.
En 1979 il part en Israël où il devient le Grand Rabbin sépharade d’Al Qods. Les Massas, les Monsonégo, les Suissa, et les Danan sont deux familles qui ont donné beaucoup à la culture religieuse juive du Maroc. Il y a deux ans, la fondation du patrimoine Culturel Judéo-marocain et le ministère des Affaires culturelles du Maroc, avec le soutien de l'UNESCO, ont restauré la synagogue Danan à Fès qui est ancienne de trois siècles et qui fut la demeure d'une grande lignée de Rabbins.
C’est là, d’ailleurs, que Moshé Ibn Maïmoun, dit Maïmonide, s’était appliqué à rédiger en arabe, vers 1159 - 1165, sa célèbre Epître.
source: Maroc-Hebdo
Enquête de Abdellatif El Aziz et Taïeb Chadi ...
“Si Hassan II était encore vivant, il aurait fait tomber Sharon”. L’auteur de cette boutade a dû assister aux cérémonies de recueillement qui ont marqué en juillet dernier l’anniversaire de la mort du Roi du Maroc en Israël. Une particularité tout à fait marocaine. Comme Mohammed V, Hassan II se retrouve avec au moins une avenue ou une place qui porte son nom dans la plupart des localités de l’Etat hébreu.
Des statistiques officielles parlent de 700.000 Israéliens d’origine marocaine résidant en Israël, d’autres avancent le chiffre de 800.000. Jean Daniel, le directeur du Nouvel Observateur, dans sa fameuse «réponse à Elie Weisel», s’adressait, quant à lui, aux 900.000 Marocains d'Israël.
Ils seraient donc près d’un million de juifs originaires du Maroc à ancrer doucement mais sûrement leurs spécificités socioculturelles au sein d’une société israélienne élitiste. À asseoir leur présence aussi bien en politique qu’au niveau des affaires ou encore dans les milieux scientifiques.
Élitisme
L'automne de l’année 1952, date à laquelle la première liaison entre le Maroc et Israël avait été inaugurée. Mme Schramm, qui dirigeait une agence de voyage à Casablanca dans le Passage Tazi, invita le quotidien “Maroc-Presse" à déléguer un reporter à l'occasion de ce premier vol. Le journaliste, Bertrand C. Bellaigue, devait revenir avec un reportage à l’intitulé révélateur: “Que sont devenus les juifs du Maroc?”. Dire que déjà à l’époque la question faisait l’actualité. Depuis les juifs marocains ont fait du chemin. Les petits artisans de Boujaâd, les maçons de Demnate, les tanneurs de Fès ou les menuisiers de Marrakech, analphabètes, peu fortunés, assimilés à des voyous à tel point qu’on les avait surnommés les “Marokko sakkin” (Marocains à couteaux) ont laissé la place à une nouvelle race de juifs beaucoup plus à l’aise dans une société israélienne qui se complait dans la modernité.
La politique a réussi à quelques-uns: Raphaël Edri est vice-président de la Knesset, Amor Shaoul, qui est également député du Likoud à la Knesset, fait partie des 36 maires d’origine marocaine dont la majorité est de la région de Boujâad. L’Etat hébreu a même élu un président d’origine marocaine, Yitzhak Navon qui a présidé aux destinées d’Israël de 1978 à 1982. Et la santé spirituelle des juifs marocains est confiée, depuis 1979, au grand rabbin d’Israël Shalom Messas. Quant à Asher Ohana, il est ministre des Affaires religieuses au cabinet de Sharon. Né au Maroc en 1945, il reste aujourd’hui l’une des plus grosses pointures du parti Shass à côté de Aryeh Deri, Marocain de Meknès, qui demeure le patron effectif de ce parti orthodoxe, malgré son incarcération depuis 2 ans pour une histoire de détournement de fonds alors qu’il était ministre de l’Intérieur.
Couteaux
Mais c’est le ministère des Affaires Etrangères qui reste la chasse gardée des Marocains. Le R’bati David Lévy, et le Tétouanais Shlomo Ben Ami ont piloté à tour de rôle ce ministère. Mieux encore, l’appareil de ce département reste contrôlé par la communauté puisque son secrétaire général n’est autre qu’Elie Dayan, un Marrakchi de souche, député-maire d'Ashdod.
Alors que David Magen, était aux commandes du ministère des Finances. Quant à Rahamim Melloul et Yair Peretz, ils sont tous deux députés du Shass. Lankry Yehuda le Boujaâdi, lui, est actuellement ambassadeur d’Israël aux Nations-Unis, après avoir été ambassadeur à Paris.
Le cabinet de Sharon comprend également d’autres Marocains. À l’image de Meir Shetrit, ministre de la Justice et député du Likoud, d’Eliyahu Yishaï, éminence grise d'Ovadia Yosef, grand rabbin sépharade d'Israël, de Nissim Dahan, ministre de la Santé, de David Azoulay, ministre sans portefeuille, d’Eliyahu Suissa, ministre des Affaires de Jérusalem.
Réputés voter à droite, les Marocains d’Israël ont toujours constitué le gros des troupes du Shass.
Mythologie
Sur cette spécificité marocaine, il n’y a pas de secret: la présence de juifs d’originaires du Maroc dans le camp ultra-orthodoxe du parti Shass s’explique autant par la volonté d’accéder à des postes politiques que par l’aversion qu’éprouve cette communauté pour les partis de gauche considérés comme anti-religieux et surtout élitistes. Les slogans caressant dans le sens du poil, le sentiment ethnique et l’aide socio-éducative efficace mise à disposition par les institutions de Shass ont fait le reste.
De plus l’ultra-orthodoxie sépharade du Shass s’est faite contre le courant ultra-orthodoxe ashkenaze. Contraint de choisir entre l’identité «diasporique» et la nouvelle identité israélienne, les Marocains avaient opté pour une identité à part.
Les mouvements de jeunesse correspondant aux divers courants sionistes qui sont nés au Maroc avaient réussi en peu de temps à l’époque à mobiliser une partie de la jeunesse et à la «sioniser» selon la mythologie du sionisme européen.
Bertrand Bellaigue, qui a été pendant 40 ans correspondant et directeur régional de l'AFP, raconte dans son livre “Du Mellah aux rives du Jourdain": “le débarquement des bateaux de l'Agence juive et leur arrivée sur leurs petites fermes des moshavim et leur installation dans les kiboutzim de Galilée ou du Néguev”.
Paysans, artisans, petits commerçants, les juifs marocains, ont été dès le départ préposés aux tâches ingrates. C’est pourquoi, ils ont gardé un ressentiment profond contre l'«establishment» travailliste, en majorité ashkénaze, qui a toujours gouverné le pays. D’ailleurs, la fameuse crise qui avait éclaté au cours du mandat d’Ehud Barak est significative à cet égard. Quand Ehud Barak s’était présenté aux élections, les Israéliens originaires du Maroc avaient même créé leur propre parti, le Gesher, (le pont).
Lalla Soulika
Chef de file de ce mouvement, Abraham Assouline avait même proposé l’idée de lancer un appel au Roi Hassan II pour défendre la communauté juive marocaine. «Je me suis adressé à des diplomates marocains et je vais écrire une lettre au Roi du Maroc pour qu'il m'aide à financer mon parti avec une contribution de 25.000 $». C’était en 1996.
Abraham Serfaty a sa petite idée à ce sujet. Il pense que «la caractéristique des juifs marocains d'Israël, au grand dam des milieux politiques dominants dans cet État, est de manifester un attachement irréductible à leur pays d'origine, notamment par l'affirmation de leurs traditions spécifiques, par le maintien de leur allégeance au Roi du Maroc, mais aussi, on l'a vu nettement ces dernières années, par leurs voyages et pèlerinages au Maroc».
Et c’est vrai que les Ben Attar, Toledano, les Coriat, les Abensour, les Ouziel, les Danan, les Kalfon et les Ben Simon n’ont jamais coupé les ponts avec leur pays d’origine. Et malgré la distance, ils ont toujours refusé de larguer les amarres. Le pèlerinage des saints connaît toujours la même ferveur auprès d’une communauté qui n’hésite pas à effectuer des milliers de kilomètres pour rendre visite à Lalla Soulika, la «sainte» juive de Tétouan, au Rabbi Amram Ben Diouane d’Ouezzane, à Rabbi Hanania Cohen, «le lion de Marrakech» ou encore à Rabbi Haïm Pinto à Essaouira.
Tapis volant
Dans la communauté des Marocains, les ministrables deviennent nombreux, mais le gros de l’élite a plutôt un faible pour la culture. L’exemple de l’ensemble musical rassemblant des musiciens d’origine marocaine qui a été créé sous la direction du compositeur-musicologue Abraham Amzallag est très significatif à cet égard. C’est le chef de file d’une nouvelle vague de chanteurs qui apporte du neuf avec un art ancien.
Dans le registre des variétés, le compositeur-chanteur-musicien Shlomo Bar et sa troupe Habreira ha Tiv’it a ouvert la porte à une nouvelle forme d’expression musicale entraînant par la même occasion la floraison surprenante de troupes musicales «orientales». Elles sont nées dans les milieux populaires, les banlieues de Jérusalem, et ont modifié le paysage musical israélien, réhabilitant ainsi le «Chgouri» dans une tentative avouée de revalorisation de l’image culturelle des communautés d’origine.
La seconde génération et même la troisième génération des fils de juifs marocains, nés en Israël sont de plus en plus attirés par les airs andalous et berbères adaptés à la sauce moderne. Avec des adaptations qui mêlent sans complexe l’hébreu et l’arabe . Des chanteuses comme la Marocaine Zehava Ben ont un succès qu’envient bien des stars israéliennes.
Du côté de la littérature, les Marocains d’Israël qui ont pris du temps avant de se positionner excellent essentiellement dans le roman et la poésie.
Les Ezer Bitton, Shelly Elkayam, Miri Bensimhon, Moshé Ben Harroch et autres Albert Suissa, ou Samuel Ouaknine ont désormais une notoriété qui dépasse les frontières de l’Etat hébreu. Dans l’art dramatique, la pièce musicale de Gabriel Ben Simhon «Un roi marocain» raconte l’histoire du Roi-Messie, incarné par un jeune poète de la bourgade de Sefrou qui, tout en faisant l’apologie de la foi mystique entraîne sa communauté sur un «tapis volant» vers la terre promise.
Au cinéma, outre les célébrités consacrées Zeev Revah, metteur en scène, connu pour son film «Brin de chance», de jeunes réalisateurs se font une place au soleil. David Benchétrit auteur du film «Les voiles de l’exil» -qui raconte la vie de trois femmes palestiniennes, avait brillé en remportant le premier prix du festival de Tanger ainsi qu'Ohanna Azoulay-Hasfari, actrice et réalisatrice du film Sh’hour (sorcellerie) représentent aujourd’hui la nouvelle vague des cinéastes israéliens.
Dans la recherche scientifique, les Marocains ont pris leur revanche. À la présidence de l’Académie de la langue hébraïque on trouve le professeur Moshé Bar-Asher, natif de la ville d’Errachidia.
Dans d'autres domaines, les chercheurs d’origine marocaine sont légion, comme Mordechai Sabbagh, généticien de l'Institut Rehovot.
Ils sont activement présents dans toutes les disciplines scientifiques. Pour revenir à la politique, c’est sans aucun doute Shlomo Ben Ami, professeur d'histoire contemporaine de l'Université de Bar-Ilan et l’un membres les plus frondeurs de l'aile gauche du Parti travailliste, qui semble fédérer sur son nom de plus en plus d'Israéliens originaires du Maroc. De passage à Paris, en novembre 2001 pour présenter son livre «Quel avenir pour Israël», Shlomo Ben Ami, ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d'Ehud Barak, et fin négociateur avec les Palestiniens, considère comme bon nombre de juifs d’origine marocaine que: «Sharon n'acceptera pas de faire la paix sur la base de ce que nous avions négocié. Mon espoir aujourd'hui, c'est que comme après la guerre du Golfe, en 1991, la coalition convoque une conférence internationale avec les propositions auxquelles nous étions arrivés en décembre 2000 avec Clinton, pour arriver enfin à un accord de paix».
Ouezzane, près de deux cents kilomètres de la capitale, chaque année au printemps est prise d’assaut par une communauté juive venue de tous les coins du monde. C’est là où est enterrée une des grandes figures de la mystique juive.
Le rabbin Amram Ben Diwan, qui mourut en 1781 et fut enterré à quelques kilomètres de Ouezzane, à Asjen, est l’un des saints les plus populaires chez les juifs marocains.
Le pèlerinage aux saints connaît toujours la même ferveur auprès d’une communauté qui n’hésite pas à traverser les océans pour se recueillir sur la tombe de Lalla Soulika, la “sainte” juive du Maroc, de Hanania Cohen, “le lion de Marrakech” ou encore de Haïm Pinto à Essaouira. Il sont plus de six cents saints, dont vingt-cinq femmes, disséminés dans toutes les contrées du Maroc avec une forte concentration dans le sud du pays à être l’objet d’une vénération qui n’a rien perdu de sa ferveur.
Si les grands lieux de pèlerinage sont innombrables, c’est que le Maroc a donné toute une lignée de théologiens qui ont fourni le gros des troupes des rabbins qui officient à l’étranger de Paris à Al Qods.
Lignée
Le grand rabbin de la ville sainte, Shalom Messas est originaire de la ville de Meknès. Il est le descendant d’une famille dont les membres ont pour la plupart fait fonction de rabbinat. Il avait fondé la société Dovév chivté yéchanim pour l'“impression et la diffusion des oeuvres des rabbins marocains”.
Il fut président du tribunal rabbinique à Casablanca en 1949 et enfin Grand Rabbin du Maroc en 1955.
En 1979 il part en Israël où il devient le Grand Rabbin sépharade d’Al Qods. Les Massas, les Monsonégo, les Suissa, et les Danan sont deux familles qui ont donné beaucoup à la culture religieuse juive du Maroc. Il y a deux ans, la fondation du patrimoine Culturel Judéo-marocain et le ministère des Affaires culturelles du Maroc, avec le soutien de l'UNESCO, ont restauré la synagogue Danan à Fès qui est ancienne de trois siècles et qui fut la demeure d'une grande lignée de Rabbins.
C’est là, d’ailleurs, que Moshé Ibn Maïmoun, dit Maïmonide, s’était appliqué à rédiger en arabe, vers 1159 - 1165, sa célèbre Epître.
source: Maroc-Hebdo
Casafree.com le 30/7/2004 0:50:33
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| Auteur | Conversation |
|---|---|
| Othmane | Posté le: 30/7/2004 18:14 Mis à jour: 30/7/2004 18:14 |
Aspirant ![]() ![]() De: laymoun city Envois: 1201 |
a weddi israel kamla chkoune c ki ki la fondé rahe les arabes eux meme ou safi khellina bnadem saket ou safi sinon ça sera la 3eme guerre mondiale et deja je comprends pas pkoi personne na attaké le maroc wllahe rahe c le 1er pays kil ft attaker houwa hada
|
| spacejoe | Posté le: 30/7/2004 19:00 Mis à jour: 30/7/2004 19:00 |
Habitué ![]() ![]() De: Rabat - Maroc Envois: 3405 |
![]() ___________ ![]() Abbas : lion, en arabe Abbou Abecassis : de la tribu des Banu Alqassis à Yatrel, Arabie Abehsera (ou Abihsira): l’homme à la natte, en arabe Abejdid Abenaim Abenhaim Abensour Abensur : fils de Tsour, Tyr, au Liban Abentsour : fils du Rocher, en hébreu et berbère Abergel : a un seul pied, en arabe Abergel : de l'espagnol Vergel "jardin" Abesdris ou Abisdris Abetan ou Abettan Abikhzir ou Abikhzer : celui qui est petit Abirjel : a un seul pied, en arabe Abisror Abitan ou Abittan Abitbol ou Abitboul : celui qui a un tambour, en arabe Abizmil Aboab Abou Abouab Aboudaram ou Aboudarham : celui du dirham, des impots, en arabe Abouhatséira : le père de la natte, en arabe Aboukrat Aboulafia : père de la tranquillité, en arabe Abourbia Abourmad : Le pere des cendres (Arabe) Abrabanel ou Abravanel Abtan Abuzaglo : homme à la perche, en arabe Acrich Adahan : peintre, en arabe Adi Adler : aigle, en allemand Adrotiel Afergan : Aït Fergan, des Oulad Outad, de la tribu des Aït Izdeg, Maroc Afergan : Ifergan, dans le territoire de Aït Ighmor, dans l’Oued Sous, Maroc Afilalo Aflalo : Assif Afella Draa, dans les Mezguita, Oued Draa, Maroc Aflalo : de Ksar Afelilou des Oulad Outad, de la tribu des Aït Izdeg au Maroc, en berbère Aflalo : de Oulad Ifli dans le Tafilalet, Maroc Afriat : origines de Mogador Aitia Akerman : paysan, en allemand Akiba : origines de Mogador Aknin Akoka Akrich Alba Albaranes Albaz : d’Elvas, district d’Alemtejo au Portugal Albo Alcaras Alcheikh Alcrous Alcubbi : de Qubba, en Algérie, en arabe Alezra : originaires du sud, village de Sfelet, proche de Rissani. Alfassi: "venant de Fes" Alfonta Alghrabi: "nom d’artisan, tamiseur"/Arabe Alkalaï : de Qalate, près de Fés Allon Allouche : agneau, en arabe Alloul : De l'Arabe - aise - riche Almaalem Almosnino : celui qui fait la tsédaqa, en espagnol Altaraz : celui qui fait de la broderie, en arabe Altit Altman : homme vieux, en allemand Alvarez Amar: "colon, fermier" Arabe Amara Amghar Amiel: de l’hébreu peuple de Dieu Amor Amouyal Amouzig Amozeg Amsalam ou Amsalem : le soumis, en arabe Amselem : de l’arabe Emselem, le salué, pris en grâce Amsellem : le soumis, en arabe Amsili Amzalag ou Amzallag : fabrican de collier ou cordes, en arabe Anconina Anfaoui Anidjar: de l’arabe Menuisier ( Nord du Maroc) Ankri Annaquab Anqawa : propreté, en arabe Appelbaum : pommier, en allemand Aragon : nom d'une province espagnole Arajel Arama Arel : montagne de Dieu, en hébreu Ariel : lion de Dieu, en hébreu Arrouas Arroyo : de Arroyo, province de Madrid, en espagnol Asbili Asher : bonheur, en hébreu Ashkenazi : qui veut dire Allemand Assabag : teinturier, en arabe Assabti Assaf : il a ajouté, en hébreu Assaraf ou Asseraf : changeur, en arabe Assaraf : vendeur de beignets, en arabe Assayag : bijoutier, en arabe Assor Assouline : famille des Aït Tizgui N’Opasouline de la tribu des Glaoua, dans l’Atlas Assouline : rocher, en berbère Atias ou Attias: cadeau, en arabe Atlan Attal : portefaix, en arabe Attali : portefaix, porteur de colis, en arabe Attar Attia: " Don de dieu" Arabe Auday Avi : père de..., en hébreu Ayache : très vivant, en arabe Azancot : gazelles, en berbère Azancot, : d’Aqa Izenkad, Ksar des Sektana, Oued Draa, Maroc. Azancot, : des Oulad Izenkad dans la tribu des Ida Oultit, Sahal, Maroc Azar : il a aidé, en hébreu Azencot Azerad ou Azerrad Azeroual : signifie en berbere celui qui a les yeux bleu.La repartition geographique de cette famille comprend le grand atlas le souss et la region d'oran. Beaucoup de cette famille ont ete convertis a l’islam. Azerraf : assaraf, de sarf monnaie en arabe, qui échange l’argent Aziza Azogui Azougui Azoulai ou Azoulay: bon, en berbère Azoulay : de Tazoulaït, Braber, Maroc. en berbère Azoulay : espagnol: "azul" bleu - tinteur de bleu Azout Azran Azuelos Azzagury Azzare : famille originaire du Touat qui a quitte la region pour Demnat Bach : ruisseau, en allemand Bahloul Bahtit Baïssa Banon: hebreu/phenicien Baraq : éclair, en hébreu Barchechat Barchichat Barchilon Barmont : francisation de Bloch Barsheshet Barshishat Baruk Bauer : paysan, en allemand Baum : arbre, en allemand Beer : ours, en allemand Belahcen Belahdeb Belahsen Belicha Bellicha Ben Abouzaglo : l’homme à la perche, en arabe Ben Amara : de Amara, sur le Tigre, en Iraq Ben Ami : fils de mon peuple, en hébreu Ben Amozeg : fils de berbère Ben Ayoun Ben Azoulay, : de Tazoulaït, Braber, Maroc. en berbère Ben Barak Ben Baroukh Ben Botbol : tambour, en arabe Ben chouchane : de Shushane, ancienne capitale de la Perse Ben choukroun Ben Dadoun : des Oulad Doudoun des Ida Ou Blal, Sahara, Maroc. en berbère. Ben David : fils de David Ben denan Ben Doudoun : des Oulad Doudoun des Ida Ou Blal, Sahara, Maroc. en berbère. Ben Elazar : il a aidé, en hébreu Ben Haco Ben Hacoun Ben Hamou : fils du beau-père, en arabe Ben Hayoun : des Beni Hayoun dans les Ketaoua, Oued Draa, Maroc Ben Hayoune : membre des Beni Hayoun dans la vallée de l’Oued Chegg El Ard Ben Maman : de Maman, province d’Orense, en espagnol Ben shetrit Ben Simoun Ben Waish Benabou Benadiba Benadiva Benaflalo : d’Assif Afella N'Draa, dans les Mezguita, Oued Draa, Maroc Benaim Benaksas Benallal: origine Hebraique " Obadiah" , origine Arabe "Abdallah" Benamara Benamou : fils du beau-père, en arabe Benamram Benaroch Benarola : fils de la vision, en arabe Benarosh: fils de la tete /Hebreu Benarouche : vendeur d’aliments cuits, en arabe Benarroche : âpre, en arabe Benassayag : fils du bijoutier, en arabe Benatar ou Benattar : fils du parfumeur ou du marchand d’epices, en arabe . Benaudis Benayache : très vivant, en arabe Benayiche : fils du vivant, en arabe Benazera Benbaroukh Benbassat Benbihi : signifie en berbère : fils de Abraham Benchabat Benchamoune : fils du gros, en arabe Benchavo Benchaya Bencheton Benchetrit Benchimol : fils de son nom cad Dieu, en hébreu Bendavid : fils de David Bendayan Bendelak Bendrao Benelzra Benezra : fils de l’aide, du secours, en hébreu Benghouzi Bengio Benguigui : de Guig, dans la tribu des Ghighia, Oued Tensift, Maroc Benhaim Benhamou : des Aït Hamou, Oued Draa, dans le Dadès, Maroc. en berbère Benhamron Benhayon : des Beni Ayoun dans la vallée de l’Oued Cgegg El Ard, en berbère Benhayoun : des Beni Ayoun dans la vallée de l’Oued Cgegg El Ard, en berbère Benibgui Benichou : signifie en berbère : fils de YOSSEF Beniciki Benighbi Benisti : tu es venu, en espagnol Benisty Benitah Benizri Benjoar Benkemoun Benlolo Benloulou : fils de perle, en arabe Benmaimon Benmelloul : d’Igherm Meloul, Oued Draa, dans le Dadès, Maroc Benmergui : deMragha, ancienne capitale de l’Aderbaïdjan, en arabe Benoliel : infirme, en arabe Benouaiche Benoualid Benporat : fils du fructeux, en hébreu Bensabat Bensadon Bensadoun Bensalmon Bensaude Bensemana Benshabat Bensimon : fils de celui qui a été exaucé, en hébreu Bensmihen ou Bensmihan Bensoussan : fils de fleur de lys, ou de la ville de Chouchane Bentolila : signifie fils de Toledano. Au moyen âge TOLITOLA et TOLEDANO étaient synonymes. Bentsguidda : le G se pronoce presque comme un R français Benvenisti : tu es venu, en espagnol Benwalid Benyair Benzaqén : fils de l’ancien ou du vieillard, en hébreu Benzaquen: fils de l’ancien ou du vieillard, en hébreu Benzekri Benzenou Berdougo ou Berdugo: bourgeon ou rejeton, en espagnol Berg : montagne, en allemand Bergel : de l'espagnol vergel "jardin" Beriro Berliner : de Berlin, en allemand Berman : homme de l’ours, en allemand Betito Bettach : de Meknes. Origine Espagnole. Bettan Bibas : que tu vives, en espagnol Birenbaum : poivre, en yiddish Birnbaum : poirier, en allemand Bisror : faisceau, en arabe Bitboul : tambour, en arabe Biton ou Bitton :"de vie"/ Espagnol Blau : bleu, en allemand Blum : fleur, en allemand Boaknin Bodoch Bohbot Bonan Bono Bonoilid Botbol : fils du tambour, en arabe Bouadana ou Bouhadana Bouaziz Boucfti Bouganim Bouhadana Bouhana Boumendil : mendil seviette en arabe, qui a une serviette. Bourassa Bouskila Boussidan Boutboul : fils du tambour, en arabe Bouzaglo : l’homme à la perche, en arabe Braun : marron, en allemand Braunschvig : ville d’Allemagne Bueno : bon, en espagnol Buzaglo : l’homme à la perche, en arabe Cabalo Cabessa : la tete en Espagnol Cabeza Cadoche Candero Candil : lampe, en arabe Carciente Cardozo Carmi : mon vignoble, en hébreu Caro Castel : château, en espagnol Castiel: Espagnol Castro : de Castro, ville en nombreuses régions, Espagne Catalan : nom d'une province espagnole Cazes Chaï : cadeau, en hébreu Chaltiel Charbit : sceptre, en hébreu Chawki Checroun: "rouquin" /Arabe Chemtov : nom renommé, en hébreu Chetrit ou Chetritt Chetrite : Tafilalet Chkeiran Chlouch : de chaloch, trois en hebreux Chlous Chochana : fleur de lys, en hébreu Chocron Chokron Chouchana Choukroun Chouqroune : roux, en arabe Chouraqui : oriental, en arabe Chouriqui : oriental, en arabe Chriqui Cohen Maquin Cohen Scali Cohen Solal : Cohen doux, en arabe Cohen: Hebreu Conqui Corcia : ceinture, en judeo-arabe Corcias Corcos : de Corcos, province de Léon, en espagnol Corcos : de Corcos, province de Valladolid, en espagnol Coriat : de Quriatain, près de Mehedya, Tunisie Crespine Dabda Dabela Dades Dadia Dadoun Dahan: "masseur" /Arabe Dan : jugement, en hébreu Danan Danane : juge, en hébreu Danino Daninos : de Dogninos, province de Salamanca, en espagnol Danon Danone Darmon : partie de la tribu des Haouara, Maroc Davico Dayaan: Hebreu Dayan : Juge Delmar Delouya Deloya Derhy Dery Dessegno Devico Diwan Djeebet Dokhan Douk Dray Dreyfus : de Trèves; ou 3 pieds, en allemand Drihem Dror : liberté, en hébreu Dufour : tient le four à pain Duran : de la ville d’Oran, en Algérie Ebidia Echkol : grappe, en hébreu Edery ou Ederhy Eisen : fer, en allemand Eisenberg : montagne de fer, en allemand El Krief Elabaz Elalouf Elbaz : d’Elvas, district d’Alemtejo au Portugal Elbaz : faucon, en arabe Elbilia Elcouby Elcubi : de Quba, province de Baku en Transcaucasie Elcubi : de Qubba, en Algérie, en arabe Elezam Elfasi : de Fès, en arabe Elfassi Elfassy Elgrabli ou Elghrabli : tamiseur, en arabe Elgrichi Elgrissi Elhadad : le forgeron Elharar Elhyani : de hayana, une région au Maroc Eliyakim : D.ieu établira, en hébreu Eljam Elkabas Elkael Elkaim : l’existant, le constant, en arabe Elkayim Elkeslassy Elkouby Elkrief Ellak : origine de Safi Elmaleh : arabe, charmant, adorable, gentil Elmekies Elmoznino Elofer Elqayam : Dieu existant, en hébreu Elzam Encaoua : propreté, en arabe Eskouri Esrequi Esrequis Essabag : teinturier, en arabe Essayag : bijoutier, en arabe Esseyebag Etedgui ou Ettedgui Ezerzer Ezra : aide, en hébreu Falcon : faucon, en arabe Farache Farb : couleur, en allemand Fedida Feld : champ, en allemand Fhima Fillal Fillali Fouinquinos Franco Freud : joie, en allemand Fried : paix, en allemand Fuchs : renard, en allemand Gabay ou Gabbay: "percepteur" /arabe Gabizon: Espagnol Gagurn Garcon Garzon : dégourdi, en espagnol Gavison Gedziz Gelb : jaune, en allemand Gerson : origine : Gershon, nom repandu en Judee- fils de moise Ghozlan Gino Gold : or, en allemand Gompers, Gumprecht, etc : vaillant au combat, en allemand Gour-Arié : lionceau, en hébreu Gozal : gazelle, en arabe Gozlan : gazelles, en arabe Gross : grand, en allemand Grune : vert, en allemand Grunewald : forêt verte, en allemand Guedalia Guenoun Guex Guigui : de Guig, dans la tribu des Ghighia, Oued Tensift, Maroc Gutt : bon, en allemand Haddad : forgeron, en arabe Hadida Halevy Halimi : de Ksar Hlim, Oued Ziz, Maroc Halioua Haliwa Hamou : beau-père, en arabe Hamou : De l’arabe Ham qui veut dire Chaleur Hamou : des Aït Hamou, Oued Draa, dans le Dadès, Maroc. en berbère Hamron Harboun Haroche ou Harroche : âpre, en arabe Harosh ou Harrosh: "l’apre" Arabe Harrar Hartman : homme dur, en allemand Hassan : bienfaiteur, en arabe Hassine Hatchwel ou Hatchwell Hatshuel Hauffman : négociant, en allemand Haupt : chef, en allemand Hayat : Tailleur Hayate : couturier, en hébreu Hayim: "de vie" Hebreu Hayon Hayon Macias Hayot Hazan ou Hazzan : trésorier de la communauté, chantre, en araméen et hébreu Haziza Hazot Hazout Heim : maison, en allemand Herrera : de Herrera, province de Valencia, en espagnol Hertz : coeur, en allemand Himi Himmel : ciel, en allemand Hirsch : cerf, en allemand Hoff : cour, en allemand Holts : bois, en allemand Hopt : chef, en allemand Houta Ibgui Ifergan : d’Ifergan, dans le territoire de Aït Ighmor, dans l’Oued Sous, Maroc Ifergan : haie, en berbère Iflah Ifrah Illouz Innou Iscini Israel Itah ou Ittah Jabali : de l'arabe jebli = montagnard Kaddouch Kadoch Kadoche Kadosh Kadouch Kakon Karoutchi : origine italie installe a mogador au 18 siecle Karsenti Katan Kedoshim Kemon Keslassy Kessous : (Cohen) diminué, en arabe Khalfon Khalifa : substitut, en arabe Khersis Kirchen : cerise, en allemand Klein : petit, en allemand Klop : taper, en yiddish Knafo Kolh : charbon, en allemand Korcia : ceinture, en judeo-arabe Korn : céréale, en allemand Korsia : ceinture, en judeo-arabe Kraut : chou, en allemand Krespine Krief : peut être de khrief, arabe, petit mouton. Kuggel : sphère, en allemand Kupfer : cuivre, en allemand Laboz Lahad : pour la gloire, en hébreu Lahmy Lahyani : de hayana, une région au Maroc Lallouz Lancri : de Lancara, province Lugo, Espagne Land : pays, en allemand Lankry Laredo : ville sur la cote nord de l'Espagne dans la région de Cantabria près de Santander. Lari : contemporain, en arabe Laskar : peut être de lachghar, blond en arabe. Lasri ou Lasry : "gaucher"/ Arabe Lazar : il a aidé, en hébreu Lazimi Leb Lesmy Levy Levy Ben Yuli Librati Limor : pour moi un parfum, en hébreu Loeb : lion (souvent lévi), en allemand Loew : lion (souvent lévi), en allemand Loubaton Lougassy Louk Lousky Lousqui Luck Lugassi : de Lugas, province d'Oviedo, Espagne Lugassy Lumbroso : lumineux, en espagnol Maalem : maître, en arabe Macias Mahfoda: nom d'origine meknassi qui signifie "instruit" en arabe Mahler : peintre, en allemand Maimaran : oiriginaire de Mazagan Maimi Maimran Malka: origine Espagnole Maman : de Meaman, province d’Orense, Espagne Mamane: origine Espagnole Mansano : origine espagnole de Salamanque, signifie petite pomme. Grande lignée de rabbins de Fez Marache Marciano Marcus : mesure de poids, en espagnol Mareli ou Marelli Marrache Masliah : celui qui réussit, en hébreu Maudy Maymi Mazaltarim Mceninou Mechali Mechaly Méchoulam : complet, en hébreu Medam Medina : Etat, en hébreu Medina : ville, en arabe Medioni Meïr : Il illumine, en hébreu Melloul : blanc, en berbère Melloul : d’Igherm Meloul, Oued Draa, dans le Dadès, Maroc Melloul : des Aït Meloul, Oued Aït Tameldou, Maroc Mellul Meloul Memran Ménahem : Le consolateur, en hébreu Mendil : tablier, en espagnol Meran Mergui Merran Messas : de Las Mesas, province de Cuenca, Espagne Meyer : Il illumine, en hébreu Mezaltarim Miara : originaire de Mogador Mimran Mizrahi : oriental, en hébreu Monsonego Montefiore : de Montefiore, Italie Moraly Moreno : brun, en espagnol Mortera : de Mortera, province de Santander, Espagne Moryoussef Mouyal : de Moya, province de Lugo, en espagnol Moyal Mrejen Murciano Myara Nacam Nachchone : décidé, en hébreu Nahmani : miséricordieux, en hébreu Nahmany Nahmias : D.ieu console, en espagnol Nahmias : Il consolera, en hébreu Nahon ou Naon : de Nahon, province d'Oviedo, en espagnol Nahori Nahoum : miséricordieux, en hébreu Naïm : agréable, en hébreu Najeri : de Najéra, province de Logrono, en espagnol Nataf : parfum, en hébreu Nétanel : D.ieu a donné, en hébreu Nétanyahou : D.ieu a donné, en hébreu Neuman : homme nouveau, en allemand Nezri Nidam Niddam Noah : se repose, en hébreu Obadia Ohana ou Ohanna : de Bou Henna des Aït Ou Afella, Maroc Ohayon : fils du vivant, en berbère Ohnona : fils du bon, en berbère Ohnouna Oiknine Oliel Onkaoua Onona : fils du bon, en berbère Orli : lumière pour moi, en hébreu Ouahnich Ouahnoun Ouaknine : Fils de Yacov en berbere Ouakrat Ouaniche Ouanounou Ouaqnine : fils de Jacob, en berbère Ouazana : Juges de l'arabe Mizen =Balance Outmezguin Outmezguine: du nom de la région marocaine du sud Ouziel Ovadia : serviteur de D.ieu, en hébreu Oziel Pallache Pardo : de Pardo, province de Viscaya, Espagne Pariente : nom ancien de la ville actuelle de Badis, dans le Rif marocain Pariente : parent, en espagnol Pellas Perez: Hebreu Pimienta Pinto : de Pinto, province de Huescaz ou de Madrid, Espagne Pinto : de Pinto, province de Madrid, en espagnol Portal : de Portal, province de Lugo, en espagnol Portal : portail, en espagnol Provencal Puder : poudre, en allemand Qadoche : saint, en hébreu Querub Rahamim : miséricorde, en hébreu Raymond Rebibo : beau-fils après remariage, en arabe Reboh Reich : riche, en allemand Reicht : droit, en allemand Revah Riboh Rimokh Rizzolo : seulement du riz en espagnol. Famille originaire de fez Rofé : médecin, en hébreu Roffe Roitman : homme rouge, en allemand Rosen : rose, en allemand Rosh Rosilio Rotchild : enseigne rouge, en allemand Roth : rouge, en allemand Rouach Rouah : le vent en arabe Ruimy Ruti Saada : bonheur, en arabe Saba Sabah Saban ou Sabban : celui qui lave les vetements en arabe Sabbag : teinturier, en arabe Sabbah : matinal, en arabe Sabbah: "de matin" Arabe Sadoun : chanceux, en arabe Sadoune : chanceux, en arabe Safedi : de Safed Sakoun Salama : paix, en arabe Samama : beurrier, en arabe Samoun Sananes Sandroussi Saporta Saraga Sarfati: "de France" /Hebreu Sasportas : de Saportas, ile de Mayorque aux Baléares Sasportes Sasson Sayag Sbaii Scali : de l'arabe marchand de fils d'or , juifs d’origine espagnole Schliachter : chalia’h, envoyé, en allemand Schneider : tailleur, en allemand Schreiber : scribe, en allemand Schwartz : noir, en allemand Schwartzfuchs : renard noir, en allemand Sebag ou Sebbag : "peintre"/ Arabe Seban ou Sebban : celui qui lave les vetements en arabe Selouk Semama : beurrier, en arabe Semana Serero Serezo Serfati : voir Sarfati Seruya Shoshan Shoushana Shriqui Shul : école, en allemand Siboni Sibony Sicsou Sicsu Siksu Simon Simony Simtob Singer : chanteur, en allemand Sisso Skira Sohn : fils de, en allemand Soncino : de Soncino, Italie Soudry Soussan : fleur de lys, en arabe Soussana : "fleur de Lys" Hebreu Stein : pierre, en allemand Stern : étoile, en allemand Suissa : de Suesa, province de Santander, Espagne Sultan : roi, en arabe Sunbal Suss : sucré, en allemand Taieb Tal : rosée, en hébreu Tamsot Tangui Tannenbaum : pin, en allemand Tanougi : de Tanger Tapero Tapiero Tawil Teboul Temstet Thal : vallée, en allemand Timeztit : de Tamest ou Tamast, anciennement Massa, ou dans le Touat, Maroc. en berbère Timsit Titane Tobali Tobaly Tobelem Tobi Toblem Toledano : de Tolède, province de Toledo, Espagne Tolegano Tordjman : traducteur, en hébreu et araméen Torjman Touat : provient d'une region du sud-est du Maroc occupee par l'Algerie. Ce territoire est constitue d’un ensemble d’oasis, et une population juive importante a vecu aux TOUAT mais a toujours garde LA BAIAA au sultan du MAROC. Touati : du Touat, une région du sud de l’Algérie, à l'est de Tindouf, à une époque dépendante du Maroc, sur la route caravanière entre Sijilmassa etTombouctou. Touboul : tambour, en arabe Tov : bon, en hébreu Tsadoq : juste, en hébreu Tsipor : oiseau, en hébreu Tsour : rocher, en hébreu Tsucker : sucre, en allemand Tsvi : gazelle, en hébreu Vidal, Vital : vivant,hayim, en espagnol Wahnich Wahnish Wahnoun Waknin : signifie en berbère fils de yaakob Waknine Wald : forêt, en allemand Waqnine : fils de Jacob, en berbère Warschawski : de Varsovie, en polonais Weil : anagramme de Lévi, en allemand Weiss : blanc, en allemand Wizgan Wizman : probablement berbere. Origine : Souss ou Sud Maroc Wolf : loup, en allemand Yagoubi Yakoubi Ymar Yuli Zabali : de l'arabe jebli = montagnard Zabaro Zaffran Zafran Zafrani Zagouri : De Zagora Zagury : Venant de Zagora -ville du Sud Marocain Zaltz : sel, en allemand Zamero Zanon Zaoui Zarfati : français Zazon Zbili Zekri Zennou Zenou Zilber : argent, en allemand Zilberman : homme de l'argent, en allemand Zimra Zinger : chanteur, en allemand Zini Zinou : famille originaire du Touat qui a quitte la region pour Feguig. Ziri Znati Znaty Zohar Zrihen : Peut être de Zerhoun ville près de Meknès ou est enterré Moulay Idriss Zerhoun, fondateur de la première dynastie musulmane du Maroc, les Idrissides. Zuker : sucre, en allemand Zweig : branche, en allemand [source des noms : Dafina.net] |
| spacejoe | Posté le: 30/7/2004 19:08 Mis à jour: 30/7/2004 19:08 |
Habitué ![]() ![]() De: Rabat - Maroc Envois: 3405 |
je vous invite aussi a lire le tome 8 du "memorial du maroc" pages : 116 à 151.
Les point abordés : Le temps des Mellahs ethnographie et tenacté des stereotypes le MELLAH , ethnologie et politique la richesse onomastique tensions inter et intra-communautaires Au service de Sa Majesté Pélérinage et culte des saints La culture juive marocaine A l'ombre du protectorat Valeur et sauvegarde d'un patrimoine le tout commenté avec des photos de l'epoque, à lire à tout prix si vous vous interessez a cette communauté qui a tant donné à notre culture, et qui on a souvent tendance a passer aux oubliettes, voir à ignorer. |
| Anonyme | Posté le: 31/7/2004 0:59 Mis à jour: 31/7/2004 0:59 |
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Citation :
Quelques noms de famille marocaines (juives) .. Wayli ?.. 3la ana Juif ? ... ![]() |
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| M | Posté le: 31/7/2004 1:01 Mis à jour: 31/7/2004 1:10 |
Habitué ![]() ![]() De: الدار البيضاء Envois: 3360 |
Ana l'anonyme ..
Euh.. faut preciser que les membres des familles cites ne sont pas forcement juifs .. ![]() |
| M | Posté le: 31/7/2004 1:11 Mis à jour: 31/7/2004 1:11 |
Habitué ![]() ![]() De: الدار البيضاء Envois: 3360 |
"La symbiose judéo-musulmane au Maroc" selon André Azoulay
«Dans un monde tenté par le doute, la symbiose judéo-musulmane exprime l'art du possible en ces moments où fleurissent les vieilles peurs entre ceux qui ne participent pas à la même religion», affirme M. André Azoulay, conseiller de S.M. le Roi Mohammed VI. Dans un entretien paru mardi dans le grand quotidien belge «Le Soir» - qui est en Belgique ce que «Le Monde» est en France - en marge de l'ouverture à Bruxelles de la quinzaine culturelle judéo-marocaine, sous le thème «Juifs du Maroc, treize siècles de cohabitation entre Juifs et Musulmans», M. Azoulay observe qu'au moment où «règne la soi-disant fatalité de la confrontation, le Maroc donne l'exemple contraire, et cela dans une légitimité historique enracinée dans une réalité socioculturelle qui n'a rien à voir avec un phénomène de l'instant ou une quelconque mode». Et d'ajouter que dans le contexte actuel de doute intercommunautaire, la quinzaine belge, placée sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI et de S.M. le Roi Albert II de Belgique, «ne manquera pas de panache : on a besoin de témoignages comme ceux-là pour redonner ses meilleures chances au dialogue». Le judaïsme marocain, explique le conseiller de S.M. le Roi, «n'est pas une pièce rapportée. Il fait partie du patrimoine national dans ses composantes historique, sociale, culturelle et spirituelle. Il était dès lors normal que cette manifestation qui met en relief l'histoire, la mémoire et le futur du judaïsme marocain soit honorée par le très haut patronage de Sa Majesté», poursuit-il. S'agissant de la situation au Proche-Orient, où chaque jour des morts s'additionnent des deux côtés, M. Azoulay estime qu'«il faut que cette tragédie prenne fin, et cela passe par un postulat : que les Palestiniens retrouvent leur terre, leurs droits et leur dignité, pour qu'Israël retrouve la sécurité et que ses enfants vivent enfin en paix, comme les enfants palestiniens». «Je me sens juif quand je suis porté par ces valeurs fondées sur le respect des droits de l'Autre», souligne le conseiller de S.M. le Roi. Après avoir rappelé que feu S.M. Mohammed V avait refusé d'appliquer aux Juifs marocains les lois scélérates du régime de Vichy, M. Azoulay précise que «le Maroc a toujours été un pionnier de la paix pourvu qu'elle apporte justice et dignité au peuple palestinien, afin que celui-ci recouvre ses droits, dont celui de disposer de son Etat souverain auquel seraient attachés tous les attributs de cette souveraineté». «Le Maroc a joué un rôle exceptionnel dans ce sens pendant des années», ajoute-t-il. Précisant que lui-même, en tant que juif marocain a été de longue date engagé dans la promotion de la paix sous la forme de la reconnaissance d'un Etat palestinien par Israël, M. Azoulay indique qu'il avait fondé, à la fin des années 60, avec des intellectuels juifs marocains le groupe «Identité et dialogue» dont la charte réclamait la création d'un Etat palestinien à côté de l'Etat d'Israël. «Cela semble évident à l'heure actuelle, mais, venant de Juifs, c'était sacrilège à l'époque», relève-t-il. M. Azoulay rappelle aussi que la communauté juive marocaine est passée de 200.000 âmes en 1960 à quelque 4.000 à 5.000 actuellement. Mais ce qui est «exceptionnel et singulier, dit-il, c'est que les centaines de milliers de Juifs marocains de par le monde n'ont pas oublié ou occulté la civilisation, la culture de leur pays d'origine, même dans la seconde ou troisième génération des migrants». «Le judaïsme marocain de 2003 ne se réduit plus au seul espace géographique de son origine», souligne à cet égard le conseiller de S.M. le Roi. |
| Palox | Posté le: 17/12/2006 15:38 Mis à jour: 17/12/2006 15:38 |
Bavard ![]() ![]() De: Québec Envois: 8535 |
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| M | Posté le: 17/12/2006 15:43 Mis à jour: 17/12/2006 15:43 |
Habitué ![]() ![]() De: الدار البيضاء Envois: 3360 |
Palox... tu fouilles les archives?
C'est mon premier article. ![]() |
| dhesyaan | Posté le: 4/2/2007 23:07 Mis à jour: 4/2/2007 23:07 |
Nouvel inscrit ![]() ![]() De: Envois: 3 |
Bravo, je suis fier de savoir que des "Marocains?" participent à la grandeur d'Israël,ce "pays?" qui fait des arabes la risée du monde actuel,cet ilot de civilisation au milieu des indiens du 21e siècle. Après tout c normal, nous les arabes sommes inférieurs, et c une consolation que de voir notre chair et notre sang se faire massacrer par des "marocains?".....
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| Anonyme | Posté le: 4/2/2007 23:33 Mis à jour: 4/2/2007 23:33 |
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dhesyaan -> Que cherches-tu? A devier un sujet "culture/société" vers une polemique? C'est dommage comme certains ne peuvent se tenir tranquille!
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| youkatapa | Posté le: 4/2/2007 23:47 Mis à jour: 4/2/2007 23:47 |
Petit bavard ![]() ![]() De: Paris / الدارالبيضاء Envois: 5127 |
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| dhesyaan | Posté le: 5/2/2007 15:52 Mis à jour: 5/2/2007 15:52 |
Nouvel inscrit ![]() ![]() De: Envois: 3 |
Toutes mes excuses, ma nuque frissonne de fierté en lisant ce merveilleux reportage!
Après tout nous leur devons tout:la cuisine,le malhoun,la musique andalouse... et j'en passe. Mes humbles excuses encore! |
| dhesyaan | Posté le: 11/2/2007 12:45 Mis à jour: 11/2/2007 12:45 |
Nouvel inscrit ![]() ![]() De: Envois: 3 |
Le ciel est rose, la mer est rouge, la terre est plate...
Cela vous convient je présume... |
| youkatapa | Posté le: 5/7/2007 11:17 Mis à jour: 5/7/2007 11:17 |
Petit bavard ![]() ![]() De: Paris / الدارالبيضاء Envois: 5127 |
article trés interessant
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