Actualité Mondiale : Mystérieux échouages massifs de cétacés en Australie et en Nouvelle-Zélande
Depuis dimanche 28 novembre, près de 170 globicéphales noirs et dauphins à gros nez ont été retrouvés échoués sur trois plages, celle de King et de Maria, entre le territoire australien et la Tasmanie, et à Opoutere, en Nouvelle-Zélande, à une centaine de kilomètres à l'est d'Auckland.
L'échouage de dizaines de cétacés en Australie et en Nouvelle-Zélande, où d'importantes opérations de sauvetage ont été mises en œuvre, laisse perplexes les scientifiques, qui évoquent l'influence possible des vents.
Quatre-vingts sauveteurs ont réussi, mardi 30 novembre, à remettre à l'eau 23 des 42 globicéphales noirs, cétacés à mi-chemin entre la baleine et le dauphin, qui s'étaient échoués, dimanche 28 novembre, sur un rivage de l'île Maria, proche de la Tasmanie, dans le sud-est de l'Australie.
Les 19 autres sont morts, portant à 117 le nombre de cétacés qui ont succombé depuis ce week-end dans la région lors d'un phénomène massif sans précédent récent.
Dans le détroit de Bass, sur l'île King, entre le continent australien et la Tasmanie, 73 globicéphales noirs et 25 dauphins à gros nez avaient déjà péri dimanche. "Il y a environ 80 personnes sur l'île Maria. Ils ont glissé de grands tapis sous les cétacés, creusé des tranchées pour les aider à flotter et ensuite les ont amenés en eau profonde", a indiqué Warwick Brennan, porte-parole du service de l'environnement de Tasmanie.
En Nouvelle-Zélande, un groupe de 73 cétacés s'est échoué près de Whangamata, sur la péninsule de Coromandel, située sur la côte est de l'île septentrionnale du pays. Plus de 50 d'entre eux sont morts et une vingtaine ont pu être remis à l'eau grâce aux sauveteurs.
Mardi, ils étaient cependant inquiets pour le sort des deux derniers mammifères. "Cela n'a pas l'air bon. On dirait qu'ils ont perdu leur équilibre pour pouvoir repartir à l'eau", a déclaré John Gaukrodger, du service des ressources naturelles.
On estimait mardi à environ 130 le nombre de baleines et de dauphins qui ont péri sur ces trois plages.
AUGMENTATION DE LA FORCE DES VENTS
Bien que ces échouages de masse suscitent des interrogations dans le monde scientifique, des chercheurs de Tasmanie pensent qu'ils sont liés à des phénomènes climatiques.
Des travaux d'une équipe du département de biologie marine de l'université de Tasmanie ont démontré que les échouages de masse étaient cycliques et qu'ils étaient causés par une augmentation de la force des vents dominants d'ouest tous les douze ans, au-dessus des eaux de l'océan Indien, proches de l'Antarctique.
Les échouages atteignent un pic et un creux selon un cycle de douze ans, et le pic a lieu en ce moment, a indiqué Karen Evans, spécialiste en biologie marine. L'étude des scientifiques a démontré que, tous les douze ans, les vents sud et ouest poussaient les eaux subantarctiques en direction du nord, vers la Tasmanie et l'Etat de Victoria, dans le sud-est de l'Australie. Or ces eaux froides sont riches en nutriments dont les dauphins et les globicéphales ont besoin.
"Il y a une augmentation du nombre de cétacés autour de la Tasmanie et de l'Etat de Victoria et, de ce fait, le risque d'échouage est plus important", a déclaré Karen Evans.
Source : Le monde avec AFP

Quatre-vingts sauveteurs ont réussi, mardi 30 novembre, à remettre à l'eau 23 des 42 globicéphales noirs, cétacés à mi-chemin entre la baleine et le dauphin, qui s'étaient échoués, dimanche 28 novembre, sur un rivage de l'île Maria, proche de la Tasmanie, dans le sud-est de l'Australie.
Les 19 autres sont morts, portant à 117 le nombre de cétacés qui ont succombé depuis ce week-end dans la région lors d'un phénomène massif sans précédent récent.
Dans le détroit de Bass, sur l'île King, entre le continent australien et la Tasmanie, 73 globicéphales noirs et 25 dauphins à gros nez avaient déjà péri dimanche. "Il y a environ 80 personnes sur l'île Maria. Ils ont glissé de grands tapis sous les cétacés, creusé des tranchées pour les aider à flotter et ensuite les ont amenés en eau profonde", a indiqué Warwick Brennan, porte-parole du service de l'environnement de Tasmanie.
En Nouvelle-Zélande, un groupe de 73 cétacés s'est échoué près de Whangamata, sur la péninsule de Coromandel, située sur la côte est de l'île septentrionnale du pays. Plus de 50 d'entre eux sont morts et une vingtaine ont pu être remis à l'eau grâce aux sauveteurs.
Mardi, ils étaient cependant inquiets pour le sort des deux derniers mammifères. "Cela n'a pas l'air bon. On dirait qu'ils ont perdu leur équilibre pour pouvoir repartir à l'eau", a déclaré John Gaukrodger, du service des ressources naturelles.
On estimait mardi à environ 130 le nombre de baleines et de dauphins qui ont péri sur ces trois plages.
AUGMENTATION DE LA FORCE DES VENTS
Bien que ces échouages de masse suscitent des interrogations dans le monde scientifique, des chercheurs de Tasmanie pensent qu'ils sont liés à des phénomènes climatiques.
Des travaux d'une équipe du département de biologie marine de l'université de Tasmanie ont démontré que les échouages de masse étaient cycliques et qu'ils étaient causés par une augmentation de la force des vents dominants d'ouest tous les douze ans, au-dessus des eaux de l'océan Indien, proches de l'Antarctique.
Les échouages atteignent un pic et un creux selon un cycle de douze ans, et le pic a lieu en ce moment, a indiqué Karen Evans, spécialiste en biologie marine. L'étude des scientifiques a démontré que, tous les douze ans, les vents sud et ouest poussaient les eaux subantarctiques en direction du nord, vers la Tasmanie et l'Etat de Victoria, dans le sud-est de l'Australie. Or ces eaux froides sont riches en nutriments dont les dauphins et les globicéphales ont besoin.
"Il y a une augmentation du nombre de cétacés autour de la Tasmanie et de l'Etat de Victoria et, de ce fait, le risque d'échouage est plus important", a déclaré Karen Evans.
Source : Le monde avec AFP
Casafree.com le 1/12/2004 4:16:40
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