Culture : L'opération «Allons au théâtre» : Une invitation à la découverte des planches
L'opération «Allons au théâtre» initiée par la Fondation des Arts Vivants
«Allons au théâtre» est la toute dernière invitation à l'épanouissement et à la découverte des planches lancée aux casablancais. Initiée par la Fondation des Arts Vivants (FAV), l'opération, lancée le 9 juin, se poursuivra jusqu'au 2 juillet, pour le plus grand bonheur des petits et des grands. Trois à quatre spectacles sont en effet prévus chaque semaine au complexe culturel d'Anfa, à partir de 20h30 pour les adultes et de 15h00 pour les enfants. Il s'agit d'une opération culturelle toute particulière, au programme aussi riche que varié, avec au menu plusieurs pièces théâtrales.
Selon Mme Hikmat, présidente de la fondation, «Le concept de cette opération est d'attirer les gens vers les salles de théâtre avec un passage obligatoire par le guichet, créer l'habitude d'aller au théâtre et découvrir tous les talents qui sont au Maroc et qu'on ne connaît malheureusement pas. L'objectif est en fait de promouvoir le théâtre». L'opération «Allons au théâtre» est une occasion en or pour le public Casaoui adulte de découvrir les représentations des pièces les plus en vue de la saison et ce à des tarifs purement symboliques. Le ticket est à 20 DH pour les adultes et à 10 DH pour les enfants et les étudiants.
Contre cette somme, finalement modique, le grand public casablancais aura le plaisir d'apprécier des pièces comme «Bnat lalla Manana», mise en scène par Samia Akariou sur une adaptation de la pièce «La maison de Bernarda Alba» de Frederico Garcia Lorca. Autres pièces au programme, «Tarttouf» (adaptée de l'oeuvre «Tartuffe» de Molière), «Ahmed le Philosophe» (mise en scène d'Agnès Sefrioui sur un texte d'Alain Badiou), «Les diablogues» (Mise en scène de Bouchra Cherkaoui sur un texte de Roland Dipillard) ou encore «La dernière danse» (Texte et mise en scène de Driss Roukh).
Des représentations ont été programmées à l'intention des enfants, avec notamment au programme «Les aventures de Si Taëb» (Mise en scène de Khalid Mrimi d'après le texte «Les contes» des frères Grim) et «Al Kenz wa l'halwa («Le trésor et la confiserie», une pièce du dramaturge L'maskini Sghir mise en scène par Saïd Aâmel). Dix jours après le lancement de cette opération, les résultats sont là. La grande affluence qu'a connue le complexe culturel d'Anfa, qui compte 380 places uniquement, atteste de l'intérêt que porte le public casablancais au théâtre. «Le premier jour, la salle était pleine à 95%.
La deuxième soirée, il y a eu près de 120%, on a dû refuser du monde. Cette semaine, comme la représentation est tombée un mercredi, il y avait 70% de taux de remplissage de la salle. Et jeudi c'était également assez plein », nous révèle fièrement la présidente de la fondation. Après un tel succès, la fondation prévoirait même de renouveler l'opération.
La Fondation des Arts Vivants (FAV), qui réunit sous sa bannière une belle brochette de professionnels et d'amoureux de l'art, des acteurs associatifs ainsi que des dirigeants d'entreprises citoyennes, ambitionne, à travers l'organisation de telles opérations, de réhabiliter l'art théâtral au sein de la société et de populariser sa pratique.
Au programme :
- Samedi 18 juin à 20h30 : « Ahmed le philosophe», texte d'Alain Badiou; mise en scène d'Agnès Sefrioui.
- Mardi 22 juin à 20h30 : « Hdit Ou Maghzal », texte de Salim Kouindi ; mise en scène de Zitouni Bousserhane.
- Mercredi 23 et Jeudi 24 juin à 20h30: « Almoudakirat Achaytania », d'après le texte de Inso Hiroustrat de Graigory Gornine ; mise en scène de Hamid Boukili.
- Vendredi 25 juin à 20h30 : « Diablogues », texte de Roland Dubillard; mise en scène de Bouchra Cherkaoui.
- Jeudi 30 juin et vendredi 1er juillet à 20h30 : « La dernière danse », texte et mise en scène de Driss Roukh.
- Samedi 2 juillet à 15h00 : « Al Kenz wal Halwa » (en arabe pour enfants), texte de Al Meskini ; mise en scène de Said Amel.
La métropole n'a pas de théâtre digne de ce nom
A Casablanca, personne ne s'y trompe, la culture proprement dite n'a qu'une place peu importante. La ville possède seulement deux musées (Villa des Arts et musée du judaïsme), quelques galeries d'arts et complexes culturels, des maisons de jeunes, mais pas vraiment de grands espaces spécialement dédiés aux spectacles, concerts et autres évènements culturels.
Par ailleurs, la métropole ne compte pas de vrai théâtre comme dans les autres métropoles internationales. Des Casablancais se remémorent avec nostalgie l'ex-théâtre municipal de Casablanca. De nombreuses voix se manifestent de part et d'autres pour solliciter la construction de théâtres dans toutes les communes de la wilaya et d'un grand théâtre digne du Grand Casablanca. Malheureusement, ce dernier n'a pas encore vu le jour.
Sa construction est pourtant prévue depuis longtemps au centre ville, sur la place Oued El Makhazine. Un théâtre qui aurait une emprise du sol de 12 000 m_ environ et une capacité d'accueil de 3 000 places. Mais ça c'est sur le papier uniquement. Concrètement, deux salles de spectacle sont actuellement en construction. L'une au quartier Drissya et l'autre sur la route d'El Jadida (près de l'OCP).
Il faut cependant rendre à César ce qui est à César, depuis déjà des années, des communes ont procédé à la construction de complexes culturels qui servent, occasionnellement, de théâtres. On pourrait citer entre autres les complexes culturels de Sidi Belyout, Moulay Rachid, Ain Sebaâ, Moulay Youssef, Hay Mohammadi, Maârif, Anfa… Malheureusement, les faibles moyens octroyés par la ville à ces complexes culturels constituent un sérieux frein à leurs activités.
Il existe d'autres espaces à travers la ville qui abritent des représentations théâtrales, notamment la salle Kenfaoui, le théâtre FOL (Fondation des Œuvres Laïques), le Cinéma Mirage, le Cinéma Rialto, L'Empire, le théâtre 121 de l'Institut Français, la salle Touria Sekkat…
Finalement, entre complexes culturels, cinémas et autres salles, la métropole compte en tout et pour tout une quinzaine d'espaces pouvant servir de théâtre. Il faut par ailleurs préciser que la capacité d'accueil de tous ces espaces reste plutôt limitée.
Elle ne dépasse pas, dans le meilleur des cas, 1000 places. Décidément, Casablanca qui devrait, en principe, constituer un centre culturel d'une grande envergure, n'en est malheureusement pas un. Un constat à méditer.
Source: LeMatin
«Allons au théâtre» est la toute dernière invitation à l'épanouissement et à la découverte des planches lancée aux casablancais. Initiée par la Fondation des Arts Vivants (FAV), l'opération, lancée le 9 juin, se poursuivra jusqu'au 2 juillet, pour le plus grand bonheur des petits et des grands. Trois à quatre spectacles sont en effet prévus chaque semaine au complexe culturel d'Anfa, à partir de 20h30 pour les adultes et de 15h00 pour les enfants. Il s'agit d'une opération culturelle toute particulière, au programme aussi riche que varié, avec au menu plusieurs pièces théâtrales.

Contre cette somme, finalement modique, le grand public casablancais aura le plaisir d'apprécier des pièces comme «Bnat lalla Manana», mise en scène par Samia Akariou sur une adaptation de la pièce «La maison de Bernarda Alba» de Frederico Garcia Lorca. Autres pièces au programme, «Tarttouf» (adaptée de l'oeuvre «Tartuffe» de Molière), «Ahmed le Philosophe» (mise en scène d'Agnès Sefrioui sur un texte d'Alain Badiou), «Les diablogues» (Mise en scène de Bouchra Cherkaoui sur un texte de Roland Dipillard) ou encore «La dernière danse» (Texte et mise en scène de Driss Roukh).
Des représentations ont été programmées à l'intention des enfants, avec notamment au programme «Les aventures de Si Taëb» (Mise en scène de Khalid Mrimi d'après le texte «Les contes» des frères Grim) et «Al Kenz wa l'halwa («Le trésor et la confiserie», une pièce du dramaturge L'maskini Sghir mise en scène par Saïd Aâmel). Dix jours après le lancement de cette opération, les résultats sont là. La grande affluence qu'a connue le complexe culturel d'Anfa, qui compte 380 places uniquement, atteste de l'intérêt que porte le public casablancais au théâtre. «Le premier jour, la salle était pleine à 95%.
La deuxième soirée, il y a eu près de 120%, on a dû refuser du monde. Cette semaine, comme la représentation est tombée un mercredi, il y avait 70% de taux de remplissage de la salle. Et jeudi c'était également assez plein », nous révèle fièrement la présidente de la fondation. Après un tel succès, la fondation prévoirait même de renouveler l'opération.
La Fondation des Arts Vivants (FAV), qui réunit sous sa bannière une belle brochette de professionnels et d'amoureux de l'art, des acteurs associatifs ainsi que des dirigeants d'entreprises citoyennes, ambitionne, à travers l'organisation de telles opérations, de réhabiliter l'art théâtral au sein de la société et de populariser sa pratique.
Au programme :
- Samedi 18 juin à 20h30 : « Ahmed le philosophe», texte d'Alain Badiou; mise en scène d'Agnès Sefrioui.
- Mardi 22 juin à 20h30 : « Hdit Ou Maghzal », texte de Salim Kouindi ; mise en scène de Zitouni Bousserhane.
- Mercredi 23 et Jeudi 24 juin à 20h30: « Almoudakirat Achaytania », d'après le texte de Inso Hiroustrat de Graigory Gornine ; mise en scène de Hamid Boukili.
- Vendredi 25 juin à 20h30 : « Diablogues », texte de Roland Dubillard; mise en scène de Bouchra Cherkaoui.
- Jeudi 30 juin et vendredi 1er juillet à 20h30 : « La dernière danse », texte et mise en scène de Driss Roukh.
- Samedi 2 juillet à 15h00 : « Al Kenz wal Halwa » (en arabe pour enfants), texte de Al Meskini ; mise en scène de Said Amel.
La métropole n'a pas de théâtre digne de ce nom
A Casablanca, personne ne s'y trompe, la culture proprement dite n'a qu'une place peu importante. La ville possède seulement deux musées (Villa des Arts et musée du judaïsme), quelques galeries d'arts et complexes culturels, des maisons de jeunes, mais pas vraiment de grands espaces spécialement dédiés aux spectacles, concerts et autres évènements culturels.
Par ailleurs, la métropole ne compte pas de vrai théâtre comme dans les autres métropoles internationales. Des Casablancais se remémorent avec nostalgie l'ex-théâtre municipal de Casablanca. De nombreuses voix se manifestent de part et d'autres pour solliciter la construction de théâtres dans toutes les communes de la wilaya et d'un grand théâtre digne du Grand Casablanca. Malheureusement, ce dernier n'a pas encore vu le jour.
Sa construction est pourtant prévue depuis longtemps au centre ville, sur la place Oued El Makhazine. Un théâtre qui aurait une emprise du sol de 12 000 m_ environ et une capacité d'accueil de 3 000 places. Mais ça c'est sur le papier uniquement. Concrètement, deux salles de spectacle sont actuellement en construction. L'une au quartier Drissya et l'autre sur la route d'El Jadida (près de l'OCP).
Il faut cependant rendre à César ce qui est à César, depuis déjà des années, des communes ont procédé à la construction de complexes culturels qui servent, occasionnellement, de théâtres. On pourrait citer entre autres les complexes culturels de Sidi Belyout, Moulay Rachid, Ain Sebaâ, Moulay Youssef, Hay Mohammadi, Maârif, Anfa… Malheureusement, les faibles moyens octroyés par la ville à ces complexes culturels constituent un sérieux frein à leurs activités.
Il existe d'autres espaces à travers la ville qui abritent des représentations théâtrales, notamment la salle Kenfaoui, le théâtre FOL (Fondation des Œuvres Laïques), le Cinéma Mirage, le Cinéma Rialto, L'Empire, le théâtre 121 de l'Institut Français, la salle Touria Sekkat…
Finalement, entre complexes culturels, cinémas et autres salles, la métropole compte en tout et pour tout une quinzaine d'espaces pouvant servir de théâtre. Il faut par ailleurs préciser que la capacité d'accueil de tous ces espaces reste plutôt limitée.
Elle ne dépasse pas, dans le meilleur des cas, 1000 places. Décidément, Casablanca qui devrait, en principe, constituer un centre culturel d'une grande envergure, n'en est malheureusement pas un. Un constat à méditer.
Source: LeMatin
Partager cette article sur Facebook
Les articles publiés sur le webzine Casafree.com sont sous copyright Casafree.com et nos agences de presse partenaires Panapress, PRN, et Xinhua sauf mention contraire. Toute reproduction même partielle des articles sans leur accord écrit est strictement interdite.
Article précédent: Un violent incendie dans une forêt dans le nord du Maroc
Article suivant: A la prison centrale de Kénitra : Erramach, un prisonnier gâté
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
| Auteur | Conversation |
|---|---|
| OPenMinde | Posté le: 18/6/2005 18:10 Mis à jour: 18/6/2005 18:11 |
Bavard ![]() ![]() De: Envois: 8660 |
Allons au théâtre, Lisons des bouquins, intéressons nous à la chanson, au cinéma, à la culture, à la danse, à l'art en général, faisons du sport , cultivons nous, aimons nous, apprenons ce qu'est la vie, ce que la créativité de l'être humain.
Apprenons a devenir des vrai être humain qui aiment et profitent des plaisirs de la vie. |








