Actualité Maroc : Maroc - Algérie : La flamme de la guerre froide entre Rabat et Alger ranimée
Apparemment rien ne marche plus entre le Maroc et l'Algérie. Les relations entre les deux pays voisins viennent d'être éclaboussées par une secousse tellurique diplomatique de "moyenne densité" après que SM le Roi Mohammed VI eut accusé formellement Alger d'être à l'origine du blocage du processus de négociation pour trouver une solution au conflit du Sahara occidental et de l'intégration maghrébine.SM le Roi Mohammed VI avait, en effet, critiqué la "position officielle" de l'Algérie qui, selon lui, "cherche à entraver la dynamique vertueuse enclenchée par l'initiative marocaine" d'autonomie que le Royaume alaouite compte accorder aux habitants du Sahara occidental sous sa "souveraineté nationale".
En avril 2007, le Maroc avait soumis à l'ONU un projet d'autonomie pour le Sahara occidental, qui prévoit un Parlement et un gouvernement autonomes. Le secteur de l'éducation ou la gestion des affaires du territoire reviendrait à ce pouvoir autonome, alors que les affaires étrangères, la défense, la monnaie, la gendarmerie et la douane devraient rester aux mains de Rabat.
Cette proposition est rejetée par le Front Polisario, mouvement indépendantiste soutenu par l'Algérie, qui réaffirme "le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination", via un référendum.
De par son timing, estiment des observateurs avertis à Rabat, le "réquisitoire" du souverain chérifien à l'égard d'Alger, qui intervient juste après l'élection du démocrate Barack Obama à la tête des Etats-Unis, en dit long sur les appréhensions de Rabat quant à un éventuel revirement de la politique américaine sur la question du Sahara occidental.
Il survient également à la veille de la désignation du nouvel envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental pour emboîter le pas au Néerlandais Peter Van Walsum, désapprouvé par le Front Polisario en raison de son soutien "intrépide" à la thèse marocaine.
L'Algérie "met tout en oeuvre pour faire perdurer la situation actuelle, qui fait planer les périls de la balkanisation sur la région du Maghreb et du Sahel", avait souligné le souverain chérifien, en critiquant le refus d'Alger de normaliser ses relations avec le Maroc et de rouvrir ses frontières communes avec le Royaume chérifien, fermées depuis 1994.
Cette "diatribe", le moins qu'on puisse dire la plus directe publiquement, est la première du monarque marocain, les gouvernements des deux pays s'échangeaient jusque-là leurs propos "dénigrants", voire "provocateurs", par médias interposés, notamment les agences de presse officielles marocaine, MAP et algérienne, APS.
"Le refus obstiné de tous les efforts de normalisation consentis par le Maroc (...) va à l'encontre de la logique de l'histoire et de la géographie, laquelle est incompatible avec la fermeture des frontières entre deux pays voisins et frères", a-t-il indiqué dans son discours télévisé, prononcé jeudi dernier à l'occasion du 33-ème anniversaire de la "Marche verte".
Alger, qui a décliné à plusieurs reprises l'appel de Rabat pour la réouverture de ces frontières, estime, de son côté, que le problème de la circulation (des biens et des personnes) aux frontières "ne peut être dissocié d'une approche globale" sur l'Union du Maghreb arabe (UMA), groupement sous-régional qui comprend, outre le Maroc et l'Algérie, la Libye, la Tunisie et la Mauritanie et dont les structures sont ankylosées depuis près de vingt ans à cause justement du conflit du Sahara occidental.
Pour Alger, selon des analystes, l'appui "inconditionnel" au Front Polisario est le prolongement de son soutien "immuable" aux mouvements de libération depuis les années 1960, en particulier en Afrique. Ils estiment, en revanche, que le contexte actuel et les changements intervenus de par le monde depuis la fin de la guerre froide "ne sont désormais plus de mise".
Les relations entre le Maroc et l'Algérie, notent les mêmes analystes, doivent être empreintes de "compromis et de solutions à l'amiable" en vue de permettre au Maghreb d'entrer de plain-pied dans le concert des grands ensembles influents sur la scène mondiale.
Le Maroc et l'Algérie, ces deux puissances sous-régionales qui représentent l'ossature et l'épine dorsale de l'UMA, vivent, depuis plus de trente ans, dans une guerre froide réchauffée épisodiquement par des provocations et des désaccords. En raison de la position "intransigeante" d'Alger sur le conflit du Sahara occidental, selon Rabat, les peuples voisins vivent dans le désespoir et le déchirement familial.
L'UMA ne peut donc exister effectivement que dans l'équilibre des intérêts économiques, la solidarité politique et sociale et l'équité complémentaire dans les échanges commerciaux, humains, culturels et autres, appréhendés sous l'angle d'un partenariat gagnant-gagnant.
Pour le chef de la diplomatie marocaine, Taib Fassi Fihri, le non-règlement de la question du Sahara occidental risque d'engloutir encore davantage l'unité maghrébine. Mais le plus grave, à ses yeux, c'est que le pourrissement du conflit maintiendra, pour trois autres décennies au moins, le déchirement et la désunion au sein d'une UMA transformée en coquille vide.
"La fermeture de la frontière entre le Maroc et l'Algérie constitue de nos jours un fait singulier et exceptionnel dans le monde, contraire aux aspirations des peuples du Maghreb", avait en outre relevé M. Fassi Fihri.
Aux yeux des responsables algériens cependant, le problème est beaucoup plus complexe. La question de la "réouverture" ne relèverait pas du seul cadre bilatéral, mais serait liée à la nécessité de mettre en place "une approche globale" de l'avenir du Maghreb.
"Il ne s'agit pas de construire un Maghreb où les uns gagnent et les autres perdent. Le Maghreb ne se limite pas au Maroc et à l'Algérie. Il faut que l'ensemble des peuples qui se trouvent dans cet ensemble trouvent leurs places", estime-t-on du côté d'Alger.
Les Algériens soulignent également que cette réouverture est envisageable et même souhaitable, mais ne pourra se faire sans un accord sur le Sahara occidental. Plus généralement, c'est l'avenir global du Maghreb qui est en jeu.
En 1989, lors d'un sommet historique entre l'ancien président algérien Chadli Bendjedid et le roi Hassan II sous une tente au poste frontalier de Zoudj Bghal (Deux Mulets), appellation somme toute pittoresque, les deux pays décidèrent de normaliser leurs relations, après un malencontreux désaccord qui aura duré plus d'une dizaine d'années et coûté, entre autres, des déchirements familiaux que le temps n'a pas encore réussi à panser.
L'idylle aura duré entre les deux voisins jusqu'à août 1994, lorsqu'un commando islamiste perpétra un attentat contre l'hôtel "Atlas Asni" à Marrakech, faisant deux morts parmi des touristes espagnols.
Dans la bourrasque du drame qui s'ensuivit, les Marocains accusèrent les services des renseignements algériens d'être les instigateurs de cet acte. Rabat décida alors d'instaurer le visa pour les ressortissants algériens. Alger fit usage de son droit de réciprocité, avant de décréter carrément la fermeture de ses frontières terrestres avec le Maroc.
En tenant fermées ces frontières (le marché maghrébin fait plus de 80 millions de consommateurs), l'économie de chaque pays membre perd quotidiennement entre 2% et 3% de son taux de croissance. Une déperdition à multiplier par 14 ans... et qui, pour le moins que l'on puisse dire, se révèle "désastreuse".
Par Khalid Barka
Panapress
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| Auteur | Conversation |
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| Omar-RH | Posté le: 12/11/2008 0:21 Mis à jour: 12/11/2008 0:21 |
Novice ![]() ![]() De: Envois: 101 |
Les algériens, nos frères ennemis, si l'un de nous lis mon commentaire, sachez que le peuple marocain ne cherche que la paix, la paix de vivre, de prospérer, avec vous algériens, main dans la main, on y arrivera et on y gagnera tous.
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| membrette | Posté le: 12/11/2008 10:21 Mis à jour: 12/11/2008 10:21 |
Curieux ![]() ![]() De: Casablanca Envois: 579 |
C'est pas nouveau, ils nous haissent
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| sandra87 | Posté le: 12/11/2008 10:36 Mis à jour: 12/11/2008 10:36 |
Nouvel inscrit ![]() ![]() De: Envois: 11 |
C'était comme nous avec l'Allemagne, aujourd'hui nous sommes de très bons partenaires économiques, politiques et sociaux. On ne choisit pas son voisin, mais on peut choisir d'être en bon terme avec lui. L'algerie et le maroc sont des superpuissance à l'échelle de la région, ils ont tout à y gagner
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| sfix | Posté le: 12/11/2008 11:07 Mis à jour: 12/11/2008 11:07 |
Grand bavard ![]() ![]() De: Cologne Envois: 10091 |
"C'est pas nouveau, ils nous haissent"
Pitie epargnez nous ce genre de commentaire. C' est faux ce que tu viens de dire. L' inverse est aussi faux. |
| AmInE | Posté le: 12/11/2008 12:08 Mis à jour: 12/11/2008 12:08 |
Accro ![]() ![]() De: Escape magazine Envois: 15668 |
Notre Roi a bien raison de haussé le ton, le gouvernement Algérien ne fait rien pour avancer les choses, il n'est d'accord avec rien. Un Maroc en paix et sans probléme lui fera surement de l'ombre(plus que maintenant), et ça les énervent
![]() Sinon pour les deux peuples, sûrement ils préfèrent la paix, que de rester en conflit. |
| ali32 | Posté le: 12/11/2008 13:19 Mis à jour: 12/11/2008 13:19 |
Connaisseur ![]() ![]() De: Sidi Slimane,khemisset Envois: 13221 |
comme dit le dicton:(khairan ta3mal chran talqa).salut au peuple algerien frère.
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| Mr_Fays | Posté le: 12/11/2008 15:30 Mis à jour: 12/11/2008 15:30 |
Timide ![]() ![]() De: Vancouver BC Envois: 66 |
C pas vrai qu'il nous haissent ou qu'on les haissent, c juste de l'endoctrinement de la part de nos dirigeants d'une part et de la la part de Boumedienne coté algérien.
j'ai pas mal d'amis algérien ils s'en fiche éperdument sur cette histoire ils sont encore plus pire que nous au niveau de leur relation avec leur état c des gens qui une fois qi'ils quittent l'algérie c rare qu'ils y remettent les pieds. tu comprend par la qu'ils ont une haine contre leur gouvernement. pour que les choses bougent ils faut premièrement que toutes la génération Boumedienne algériennent quitttent le pouvoir et surtout au niveau de l'armée. c gens la ils on une dent (même toute la bouche) contre le Maroc. rappelez vous juste de la guerre des sables ou le Maroc a foutu une raclé a l'armée algerienne avec les meme généraux qu'on voit encore chez eux. De notre coté les marocains c normale qu'il y a de la détermination de regler nos différends, puisque depuis l'arrivé De Sa Majesté Mohammed 6 toute une nouvelle génération qui l'eutoure et les séquelles de la rancune commence à disparaitre du côté des dirigeants marocain |





















