Actualité Afrique : Crise alimentaire mondiale : Les prix des denrées augmentent de plus en plus en RDC
"Les prix des denrées ont augmenté sur le marché, nous sommes obligés de changer nos habitudes alimentaires", a reconnu Mme Micheline Zomba Imongo, veuve et commerçante au marché Somba Zikida de Kinshasa. Selon Micheline Zomba, 48 ans, mère de 5 enfants, deux garçon et trois filles, habitante la commune périphérique de Kalamu, dans la banlieue de Kinshasa, la flambée des prix des biens de consommation sur le marché de la capitale de la RDCongo a une incidence directe sur les ménages et la vie quotidienne des Congolais.
"Les prix des denrées ont augmenté, tous les produits ont augmenté sur le marché. Le sucre, la farine de manioc, l'huile, le riz, le maïs, le poulet, le poisson, la viande ont sensiblement augmenté, au point où dans ma famille, nous sommes obligés de changer nos habitudes alimentaires", a déclaré Micheline Zomba.
Pour faire face à la flambée de prix sur le marché, Micheline Zomba a décidé de reduire certaines dépenses. « Désormais, nous ne mangeons deux fois la journée au lieu de trois fois. Le matin, il y a le petit-déjeuner où il y a juste du pain, le sucre et le lait. Tandis que le soir il y a le repas composé surtout des légumes et autres céréales. Les légumes nous les cueillons dans notre petit jardin situé dans la parcelle familiale. En outre, les prix de
légumes sont restés relativement stables sur le marché, certainement parce que les légumes sont plantées dans toutes les communes périphériques de Kinshasa", a-t-elle expliqué.
Quand au poulet et à la viande, elle a indiqué qu'ils ne les consomment qu'une fois la semaine du fait qu'ils coûtent désormais chers. "Tenez, le prix de poulet de poids 1,2 kg est passé de 4.500 francs (1 dollars américain équivaut à environ 560 francs congolais)en juillet à 9.000 francs au mois de septembre. Et le kilo de la viande de boeuf est la viande est passé de 3.000 francs à 8.000 francs congolais. Si je dois acheter tout ces denrées, il ne me restera plus rien. Et je pourrais même pas trouver de quoi payer le frais scolaire des trois de mes cinq enfants qui vont à l'école", a-t-elle soutenu.Micheline Zomba vend des produits végétaux, des légumes et des fruits sur le marché. Elle a affirmé que l'argent provenant de cette vente lui permet tout juste de payer les frais des études des trois de ses enfants.
"Mais cela est vraiment insuffisant si l'on doit ajouter les dépenses de ménages à la nourritures et aux soins médicaux. C'est pourquoi au niveau du marché où je vend, nous organisons une ristourne entre vendeurs et commerçants ", a-t-elle souligné.
"Je ne comprends pas cette flambée des prix et ne sais pas la cause, mais nous devons nous débrouiller pour nous nourrir, nous devons traverser cette dure épreuve", a conclu Micheline Zomba.
Luc-Roger Mbala et Wang Zhao
Xinhua
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