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Santé : Maroc : Les scorpions font des ravages
Vingt quatre mille cas de piqûres de scorpions ont été enregistrés en 2004 " lit-on sur une dépêche de la map, qui rapporte le contenu des travaux d'une journée d'étude médicale qui s'est tenue à El Jadida. 24 000 piqûres dont 1000 cas d'empoisonnement entraînant 87 décès, poursuit la dépêche. On aurait souhaité avoir des chiffres pour les années précédentes pour avoir une idée juste de la valeur de ces données, savoir notamment si des progrès ont été faits pour réduire le fléau ou si au contraire la courbe des accidents d'empoisonnement est toujours en situation ascendante.

Le scorpion sévit partout dans le sud du pays, et particulièrement à l'intérieur, sur les hauteurs de l'Atlas et les régions environnantes. Dans les campagnes notamment, il est loisible de croiser plusieurs fois par jour des scorpions non seulement dans les champs mais également dans la cour des maisons quand ce n'est pas dans les chambres à coucher, surtout en période de canicule où ces bestioles ont besoin de fraîcheur qu'elles viennent chercher à l'ombre des foyers.

Imaginer les risques pour les enfants qui jouent généralement pieds nus à l'intérieur comme à l'extérieur des maisons. Et ce sont les enfants effectivement qui sont les principales victimes des morsures et des empoisonnements : selon la dépêche, ce sont entre 80 et 90 cas de décès enregistrés chaque année.

Le fléau est si répandu qu'il suscite des journées d'études, des conciliabules entre professionnels de la santé dont celle d'El Jadida. La prévoyance, la formation des infirmiers, l'information, l'équipement des petits centres de soins sont autant de recommandations faites chaque année. On ne sait si elles sont suivies d'effets ou pas, mais le fait est que le fléau continue à faire des victimes de manière apparemment constante.

Que faire alors ? Difficile à dire, mais il est bien nécessaire de faire quelque chose pour sauver des vies.
Entre autres questions qui effleurent l'esprit d'un profane c'est la suivante : pourquoi, au lieu de s'attaquer au problème en amont, ne pas l'aborder en aval, en organisant une campagne de nettoyage des régions les plus touchées. Une sorte de touiza à l'ancienne où les paysans se mettent ensemble pour battre la campagne pour mettre les scorpions hors d'état de nuire.

Oui, c'est trop facile d'être à des centaines de kilomètres loin du danger et de donner des leçons aux hommes de terrain. C'est vrai, mais que peut-on faire d'autre sinon informer, dire qu'il y quotidiennement danger de mort pour des enfants à la campagne ?

Oui, c‘est difficile de se prononcer pur un profane, mais ce profane est en droit de dire qu'un seul enfant qui meurt de nos jours, avec tous les moyens dont nous disposons, d'une morsure de scorpion, de serpent ou de tout autre bestiole, est une victime de trop.

Mouride Abdelaziz

Source: Le Matin


Casafree.com le 17/5/2005 23:10:00
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