Actualité Mondiale : Colombie - FARC : Les rebelles colombiens rejettent les pourparlers de paix avec le président
Le plus grand groupe rebelle de la Colombie a rejeté des pourparlers de paix avec le gouvernement du président Alvaro Uribe, selon une lettre transmise mardi à la presse étrangère."M. Uribe n'est pas programmé par les Gringos (Américains) pour la paix ou un échange (d'otages pour des prisonniers)", ont affirmé les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) dans la lettre datant du 26 juillet.
"Seul un nouveau gouvernement réellement démocratique, issu d'un accord national étendu, pourra revenir à la recherche d'une solution politique au conflit social et armé que la Colombie connaît", ajoute-t-elle.
Dans le même temps, les rebelles ont fait part de leur intérêt pour des entretiens avec le président nicaraguayen Daniel Ortega sur ce qu'ils ont appelé les questions de "guerre et paix", et justifié leurs activités pour se défendre contre la "violence d'Etat".
"Nous voudrions parler personnellement avec vous ou votre délégué sur ces sujets de guerre et de paix", dit la lettre.
Les FARC ont également remercié M. Ortega d'avoir offert l'asile à deux femmes guérilleros, qui ont fui une attaque militaire colombienne contre un camp rebelle sur le territoire équatorien le 1er mars dernier.
La semaine dernière, M. Ortega a fait savoir que la Colombie est devenue un "point chaud d'instabilité" dans la région après l'opération de sauvetage d'otages lancée par le gouvernement colombien au début de ce mois et qui a "tué la possibilité de négociations dans un proche avenir" entre les FARC et Bogota.
Le 2 juillet, l'armée colombienne a sauvé 15 otages détenus par les FARC, dont l'ancienne candidate présidentielle Ingrid Betancourt, trois conseillers américains et 11 soldats colombiens dans une opération "sans précédent" dans le sud de la Colombie.
Les FARC, établies en 1964, menaient une lutte contre les forces gouvernementales pour prendre le contrôle du pays depuis quatre décennies.
Le gouvernement colombien a demandé la libération de plus d'otages prisonniers des rebelles des FARC, tandis que ces dernières ont affirmé que les otages ne seront libérés que quand le gouvernement remettra en liberté des centaines de rebelles des FARC en prison.
Outre une quarantaine d'otages actuels, les FARC ont également détenu 700 autres personnes dont notamment des officiers de la police et des soldats colombiens.
Le président Uribe et les FARC ont évoqué le manque de conditions pour appliquer un processus de paix afin de libérer toutes les personnes kidnappées.
Xinhua
Partager cette article sur Facebook
Les articles publiés sur le webzine Casafree.com sont sous copyright Casafree.com et nos agences de presse partenaires Panapress, PRN, et Xinhua sauf mention contraire. Toute reproduction même partielle des articles sans leur accord écrit est strictement interdite.
Article précédent: Maroc : Hausse de l'indice du coût de la vie en juin
Article suivant: RAS : L'apartheid, une des raisons du chômage dans le pays
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
| Auteur | Conversation |
|---|






