Culture : L'acteur égyptien aux « mille visages », Ahmed Zaki n'est plus

Après une longue maladie, le célèbre comédien égyptien Ahmed Zaki a rendu l'âme, hier matin, à l'hôpital Dar al-Fouad, aux environs du Caire, où il recevait les derniers soins. Surnommé l'acteur aux « mille visages », Ahmed Zaki, 58 ans, avait été admis il y a trois semaines à l'hôpital après une brusque détérioration de son état de santé. Il était atteint d'un cancer du poumon. Révélé dans des rôles tout à fait remarquables lors de la décennie 80, Ahmed Zaki est un acteur récent du cinéma égyptien.
Deux points le spécifient, le mettant hors normes parmi les acteurs si prolifiques d'Egypte; d'une part sa filmographie limitée et sélective, et d'autre part une ligne conductrice qui traverse tous les films dans lesquels il a joué.
Le social et le politique qui en découle, voire un certain populisme (propre à une société égyptienne qui s'est habituée à poser un regard sur elle-même, indiquant par là une reproduction -par l'image - de la société), voilà les champs de la réalité ordinaire que cet acteur aime parcourir dans ses films.
Ceux-ci correspondent pour la plupart ceux de ce que l'on appelle le nouveau cinéma égyptien. Ahmed Zaki, au-delà du contexte cinématographique dans lequel il évolue, possède un réel talent de comédien.
Les personnages qu'il incarne s'affirment et se mettent en relief au fur et mesure de l'histoire que l'image raconte, pour prendre une force et une vérité particulières au moment privilégié du film. Tel le personnage du chauffeur de taxi, qu'incarne Ahmed Zaki dans « Ta'ir 'ala tariq » de Mohamed Khan, qui vit en vain une histoire d'amour pour finalement s'acharner à ne plus vivre. Tel le paysan devenu militaire, d' « Al bari » de A. Tayeb, qui, dans une caserne où sont détenus des prisonniers politiques, ira dans le zèle jusqu'à tuer un prisonnier qui tente de s'échapper, jusqu'à ce qu'il comprenne ce qu'est en vérité un détenu d'opinion. Ou bien le rôle du petit voyou, dans « Ahlam Hind wa Kamilia » de M. Khan, qui finit bon an mal an par fonder un foyer, avant de sombrer dans l'univers carcéral...
Ahmed Zaki quitta en 1970 pour Le Caire son village d'EI Chariaâ, situé dans El Zakazik, région du chanteur Abdelhalim Hafez et de l'écrivain Youssef Idriss. De parents paysans, il avait délaissé une formation de métallurgiste pour venir tâter du théâtre à l'Institut supérieur d'art dramatique de la capitale. Peau cuivrée, physique racé d'un footballeur comme sait en produire l'Égypte, Ahmed Zaki incarne aujourd'hui la véritable Égypte: « Ma peau, c'est l'Égypte actuelle. Autrefois, le cosmopolitisme du Caire imposait ses images, ses figures aux spectateurs arabes. Aujourd'hui, c'est l'Égypte profonde, réelle, qui est présente sur le grand écran. Avant, elle copiait le cinéma d'Hollywood, aujourd'hui elle n'a plus de problème avec elle-même ».
Atteint d'un cancer, Ahmed Zaki était obligé de retarder le tournage de son nouveau film « Halim », qui sera réalisé par Chérif Arafa, pour se rendre dans les hôpitaux du Caire et de Paris. Le film retrace les dernières années de la vie du grand chanteur arabe, Abdelhalim Hafez. Outre le Caire, Paris et Londres, une partie du film « Halim » devait être tournée au Maroc. Pour Ahmed Zaki, ce long métrage représente une valeur sentimentale et autobiographique commune avec El Andalib El Asmar (le rossignol brun).
Comme il l'a déjà souligné récemment dans une conférence de presse pathétique au Caire à laquelle prenaient part des centaines de journalistes arabes où Ahmed Zaki était apparu serein, jovial et joyeux contre toute attente. A titre posthume, l'acteur Ahmed Zaki a demandé au réalisateur. Chérif Arafa de filmer ses obsèques pour les intégrer dans le film Halim. Car la séquence est toute prête et ce n'est pas du ciné-fiction. En guise d'adieu testamentaire, Ahmed Zaki a légué cette sentence : « O les gars, on devrait célébrer chaque instant de notre vie. La vie est belle et on doit l'aimer. Je vous promets que je vais vaincre ce mal... ».
Source: E.M.R
Casafree.com le 28/3/2005 1:59:35
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| Auteur | Conversation |
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| AmInE | Posté le: 28/3/2005 2:03 Mis à jour: 28/3/2005 2:03 |
Accro ![]() ![]() De: Escape.ma Envois: 18339 |
Layra7mou
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| StrangerInTheNet | Posté le: 28/3/2005 2:03 Mis à jour: 28/3/2005 2:03 |
Bavard ![]() ![]() De: marbre Envois: 9874 |
Allah Akbar!!!!!!!!!
Allah yrahmou, kan jajel mezyan Adieu, Halim, Sadate, Taha Hussein....Un géant du cinéma egyptien n''est plus. Une lourde perte. |
| ashkayen | Posté le: 28/3/2005 2:11 Mis à jour: 28/3/2005 2:11 |
Habitué ![]() ![]() De: o°**°o°*//Fr0m th€ m00n//o°**°o°* Envois: 2155 |
il étais parmie ls meilleurs... AHMED ZAKI j espere que sa maladie sera fmiiiizaane l7asanaaate dialou llayra7mou howwa wjamiii3 lmouslimiine |
| Anonyme | Posté le: 28/3/2005 17:24 Mis à jour: 28/3/2005 17:24 |
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lah ira7mou je m'aimeais trop
wallah je l'aimais trop ina lilah wa ina ilayhi raji3oun |
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| cerenity | Posté le: 29/3/2005 15:27 Mis à jour: 29/3/2005 15:27 |
Aspirant ![]() ![]() De: LA LUNE... Envois: 1611 |
mate??
ah mon dieu... je l'aimai bcp!! allah y rah7mou! |






il étais parmie ls meilleurs... AHMED ZAKI j espere que sa maladie sera fmiiiizaane l7asanaaate dialou llayra7mou howwa wjamiii3 lmouslimiine

