Actualité Maroc : Dégel Algéro- Marocain : Mohamed VI rencontre Abdelaziz Bouteflika
Visite de Mohamed VI à Alger dans le Cadre du 60ème sommet arabe
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika et le roi Mohamed VI du Maroc ont eu, en marge du sommet arabe d'Alger, leur premier tête-à-tête sérieux depuis l'accession du jeune souverain au pouvoir il y a près de six ans.
Bouteflika avait brièvement rencontré Mohamed VI lors des obsèques de son père Hassan II à l'été 1999 mais les deux hommes ne s'étaient pas revus depuis. Le sommet arabe d'Alger a donné au roi du Maroc l'occasion de se rendre en Algérie pour la première fois.
La précédente visite d'un souverain chérifien en Algérie, celle de Hassan II, remonte à 1991, soit peu avant que le pays ne devienne la proie d'une insurrection islamiste.
Avant la rencontre de mardi soir, on indiquait de source algérienne qu'elle "pourrait constituer le début d'une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays", traditionnellement en dents de scie, notamment en raison de leur différend sur la question du Sahara occidental.
De fait, l'entrevue a été qualifiée mercredi de "très cordiale et fructueuse" par un représentant du ministère algérien des Affaires étrangères, qui a annoncé que les deux hommes avaient prévu de se revoir, mais sans pouvoir dire quand.
Le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, a déclaré pour sa part mardi soir que le tête-à-tête Bouteflika-Mohamed VI avait permis un "dégel" dans les relations bilatérales, rapporte l'agence Algérie Presse Service (APS).
LE DOSSIER EPINEUX DU SAHARA OCCIDENTAL
L'expression est reprise mercredi en "une" du quotidien gouvernemental algérien El Moudjahid, qui publie sur toute la surface de sa dernière page une photographie des deux dirigeants maghrébins se serrant chaleureusement la main.
La contentieux algéro-marocain, qui mine la stabilité de l'ensemble du Maghreb, date de l'indépendance de l'Algérie, qui s'est émancipée de la tutelle française en 1962, soit six ans après le royaume du Maroc.
Tous les efforts, que ce soient ceux des parties où ceux des diplomaties amies, de raccommoder les relations entre les deux puissances voisines mais rivales, se sont heurtés depuis trente ans à l'épineux dossier du Sahara occidental.
L'ancienne colonie espagnole a été annexée par le Maroc dans la foulée de la "marche verte" de 1975, tandis que l'Algérie a constamment soutenu la guérilla indépendantiste du Front polisario.
Une trêve prévaut dans l'immense territoire depuis 1991 à l'initiative de l'Onu, dont les plans de paix successifs, fondés sur une consultation d'autodétermination, se sont heurtés notamment au refus du Maroc d'envisager l'hypothèse d'une indépendance pour ce qu'il considère comme ses "provinces du Sud".
Devant l'impuissance de l'Onu à imposer une solution acceptable par les deux parties, les gouvernements occidentaux ont récemment encouragé celles-ci à négocier directement.
Mais le contentieux algéro-marocain va au-delà du différend sur le Sahara occidental
Ainsi, la frontière commune est fermée depuis 11 ans, à la suite d'un meurtrier attentat commis dans un hôtel touristique de Marrakech par de jeunes islamistes français d'origine algérienne. Deux touristes espagnols avaient été tués.
Le dégel entre les deux pays sera accueilli favorablement par les pays occidentaux, pour qui la stabilité de la région est essentielle dans une zone où demeure la menace islamiste, et qui constitue un tremplin pour l'immigration clandestine.
Source : Reuters
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika et le roi Mohamed VI du Maroc ont eu, en marge du sommet arabe d'Alger, leur premier tête-à-tête sérieux depuis l'accession du jeune souverain au pouvoir il y a près de six ans.
Bouteflika avait brièvement rencontré Mohamed VI lors des obsèques de son père Hassan II à l'été 1999 mais les deux hommes ne s'étaient pas revus depuis. Le sommet arabe d'Alger a donné au roi du Maroc l'occasion de se rendre en Algérie pour la première fois.
La précédente visite d'un souverain chérifien en Algérie, celle de Hassan II, remonte à 1991, soit peu avant que le pays ne devienne la proie d'une insurrection islamiste.
Avant la rencontre de mardi soir, on indiquait de source algérienne qu'elle "pourrait constituer le début d'une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays", traditionnellement en dents de scie, notamment en raison de leur différend sur la question du Sahara occidental.
De fait, l'entrevue a été qualifiée mercredi de "très cordiale et fructueuse" par un représentant du ministère algérien des Affaires étrangères, qui a annoncé que les deux hommes avaient prévu de se revoir, mais sans pouvoir dire quand.
Le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, a déclaré pour sa part mardi soir que le tête-à-tête Bouteflika-Mohamed VI avait permis un "dégel" dans les relations bilatérales, rapporte l'agence Algérie Presse Service (APS).
LE DOSSIER EPINEUX DU SAHARA OCCIDENTAL
L'expression est reprise mercredi en "une" du quotidien gouvernemental algérien El Moudjahid, qui publie sur toute la surface de sa dernière page une photographie des deux dirigeants maghrébins se serrant chaleureusement la main.
La contentieux algéro-marocain, qui mine la stabilité de l'ensemble du Maghreb, date de l'indépendance de l'Algérie, qui s'est émancipée de la tutelle française en 1962, soit six ans après le royaume du Maroc.
Tous les efforts, que ce soient ceux des parties où ceux des diplomaties amies, de raccommoder les relations entre les deux puissances voisines mais rivales, se sont heurtés depuis trente ans à l'épineux dossier du Sahara occidental.
L'ancienne colonie espagnole a été annexée par le Maroc dans la foulée de la "marche verte" de 1975, tandis que l'Algérie a constamment soutenu la guérilla indépendantiste du Front polisario.
Une trêve prévaut dans l'immense territoire depuis 1991 à l'initiative de l'Onu, dont les plans de paix successifs, fondés sur une consultation d'autodétermination, se sont heurtés notamment au refus du Maroc d'envisager l'hypothèse d'une indépendance pour ce qu'il considère comme ses "provinces du Sud".
Devant l'impuissance de l'Onu à imposer une solution acceptable par les deux parties, les gouvernements occidentaux ont récemment encouragé celles-ci à négocier directement.
Mais le contentieux algéro-marocain va au-delà du différend sur le Sahara occidental
Ainsi, la frontière commune est fermée depuis 11 ans, à la suite d'un meurtrier attentat commis dans un hôtel touristique de Marrakech par de jeunes islamistes français d'origine algérienne. Deux touristes espagnols avaient été tués.
Le dégel entre les deux pays sera accueilli favorablement par les pays occidentaux, pour qui la stabilité de la région est essentielle dans une zone où demeure la menace islamiste, et qui constitue un tremplin pour l'immigration clandestine.
Source : Reuters
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