Société : 3 millions de marocains souffrent des états dépressifs : Coup de blues ou dépression ?
Samira, vingt-neuf ans, est depuis quelques mois de plus en plus égocentrique. « J'ai une grande envie d'arrêter de vivre ne serait ce que quelques temps, le temps d'oublier ces pensées qui hantent mon esprit et qui gâchent ma vie et celle de mon mari», ne cesse de répéter cette jeune femme.
Pourtant, elle était une femme très dynamique et très sociable. Il a eu certes une enfance malheureuse, un père violent qui la battait et qui n'était jamais là quand elle avait besoin de lui.
Mais depuis qu'elle a rencontré son mari, sa vie a changé, c'est le bonheur total. Son mari est gentil et très attentionné avec elle, ses amis l'apprécient beaucoup et ses employeurs très satisfaits de son travail.
Elle pouvait continuer de vivre ce bonheur si elle n'avait pas perdu ses deux meilleures amies lors d'un accident de circulation. Depuis ce jour, ses angoisses ont réapparu, des angoisses ou elle se met à trembler de partout.
Elle n'est plus la même, elle ne fait plus confiance à personne, elle s'isole souvent en s'enfermant dans sa chambre. Pire, elle n'adresse plus la parole à son mari et ne s'occupe plus de sa fille.
Ne pouvant plus supporter cette situation, son mari l'a conduite chez un psychiatre. Elle est aujourd'hui sous traitement, et sa vie reprend petit à petit son cours normale. Si Samira a la chance d'être traité, de nombreuses personnes à travers la planète ne l'ont pas.
En effet, selon l'Organisation mondiale de la santé, plus de 10% de la population mondiale souffre un jour ou l'autre d'un état dépressif qui nécessite un traitement et une prise en charge adéquate. Seulement un tiers de ces déprimés dans profitent d'un traitement, chez les deux tiers restants, la dépression est soit non diagnostiquée ou non traitée.
«Au Maroc, et à titre d'exemple, la prévalence de 10% dans la population générale, environ 3 millions de Marocains peuvent souffrir un jour ou l'autre d'une dépression à des degrés divers.Tout en sachant que ces personnes ne sont pas toutes diagnostiquées ou ayant toutes la possibilité d'avoir accès aux soins», a affirmé le Dr Mekki Touhami, lors d'une conférence de presse organisée récemment à Casablanca.
«Le nombre de personnes déprimées va en augmentant et ceci pour plusieurs raisons, a ajouté ce spécialiste», La rapidité des mutations et des transformations socio-économiques et culturelles qui s'opèrent à travers le monde, mutations rapides parfois incohérentes, parfois contradictoires, parfois obligeant l'individu à fournir un effort psychique considérable en vu de son adaptation et sa réhabilitation dan son milieu familial, professionnel, social et ceci peut parfois être source de souffrances psychiques et la dépression est parmi les souffrances les plus rencontrées.
Certes, tout le monde peut être dépressif à un moment ou un autre de sa vie, il suffit pour cela d'un changement de décor pour la chasser et reprendre courage. En revanche, une dépression qui s'empare de vous et qui ne vous lâche plus, c'est sans doute la pire épreuve qui puisse être imposée à l'être humain, certainement pire qu'une maladie corporelle.
Cette pathologie est en effet, terrible, elle s'accompagne d'un désespoir profond et du sentiment que plus jamais les choses n'iront mieux. Souvent, une impression insupportable de culpabilité y est liée, bien souvent à l'égard d'un événement que les autres considéreraient comme sans importance.
La personne perd totalement confiance de soi. D'ailleurs, le dépressif ne cesse de répéter « je suis nul, je n'arrive pas réussir ma vie». Il s'enfonce dans un mutisme total, Il n'a plus d'intérêt pour quoi que ce soit ne fait aucun effort. Une baisse inquiétante de l'activité et de la réflexion s'ensuit qui normalement ne peut échapper à personne dans l'entourage du malade.
Un sentiment de désolation et d'isolement s'empare du dépressif : il s'en rend compte mais ne peut y échapper. La dépression semble insurmontable à celui qui en est atteint. D'ailleurs, c'est le symptôme le plus évident qui doit alerter. Un bon médecin comprendra vite et pourra agir de façon rapide et efficace. Le Dr Touhami a expliqué qu'il est très important de poser le bon diagnostic car il n'existe pas une dépression mais des états dépressifs.
Chaque cas est un cas particulier qui nécessite une prise en charge particulière et adaptée en fonction de sa dépression, du degré et de la gravité de cette dépression, de la personnalité du patient ainsi que le contexte familial où vit le malade.
Ce spécialiste a rappelé que pour cette pathologie comme la plupart des autres pathologies, on peut non seulement la guérir mais également la prévenir. Il existe de nombreux traitements en effet, pour en venir à bout. Des traitements soit pharmacologiques, psychothérapeutiques et socio thérapeutiques.
Ceci doit inciter à la consultation lorsque les symptômes d'un état dépressif sont suspectés. «Bien sûr, il n'existe pas une universalité de l'expression des états dépressifs, cependant, on a relevé quelques caractéristiques au Maroc», a précise le Dr Touhami. « Beaucoup de dépressions dans notre pays par des symptômes somatiques telle une douleur abdominale, céphalée, fatigue, vertiges, diminution de la puissance sexuelle......». Devant une dépression surtout les dépressions graves, il faut se méfier de l'accident redoutable à savoir les tentatives de suicides et les suicides.
A titre d'exemple ce spécialiste a déclaré que le suicide survient chez environ près de 23 pour cent milles habitants en France, à peu près 21 pour cent milles habitants en USA.
Dans les pays musulmans entre autre le Maroc il ossile entre 0,5 et 0,2 pour cent milles habitants. Cette «protection» contre cet accident redoutable est rapport avec les bienfaits des principes en l'Islam, avec la cohésion et l'étroitisme des liens familiaux et sociaux.
Source : Lematin
Pourtant, elle était une femme très dynamique et très sociable. Il a eu certes une enfance malheureuse, un père violent qui la battait et qui n'était jamais là quand elle avait besoin de lui.
Mais depuis qu'elle a rencontré son mari, sa vie a changé, c'est le bonheur total. Son mari est gentil et très attentionné avec elle, ses amis l'apprécient beaucoup et ses employeurs très satisfaits de son travail.
Elle pouvait continuer de vivre ce bonheur si elle n'avait pas perdu ses deux meilleures amies lors d'un accident de circulation. Depuis ce jour, ses angoisses ont réapparu, des angoisses ou elle se met à trembler de partout.
Elle n'est plus la même, elle ne fait plus confiance à personne, elle s'isole souvent en s'enfermant dans sa chambre. Pire, elle n'adresse plus la parole à son mari et ne s'occupe plus de sa fille.
Ne pouvant plus supporter cette situation, son mari l'a conduite chez un psychiatre. Elle est aujourd'hui sous traitement, et sa vie reprend petit à petit son cours normale. Si Samira a la chance d'être traité, de nombreuses personnes à travers la planète ne l'ont pas.
En effet, selon l'Organisation mondiale de la santé, plus de 10% de la population mondiale souffre un jour ou l'autre d'un état dépressif qui nécessite un traitement et une prise en charge adéquate. Seulement un tiers de ces déprimés dans profitent d'un traitement, chez les deux tiers restants, la dépression est soit non diagnostiquée ou non traitée.
«Au Maroc, et à titre d'exemple, la prévalence de 10% dans la population générale, environ 3 millions de Marocains peuvent souffrir un jour ou l'autre d'une dépression à des degrés divers.Tout en sachant que ces personnes ne sont pas toutes diagnostiquées ou ayant toutes la possibilité d'avoir accès aux soins», a affirmé le Dr Mekki Touhami, lors d'une conférence de presse organisée récemment à Casablanca.
«Le nombre de personnes déprimées va en augmentant et ceci pour plusieurs raisons, a ajouté ce spécialiste», La rapidité des mutations et des transformations socio-économiques et culturelles qui s'opèrent à travers le monde, mutations rapides parfois incohérentes, parfois contradictoires, parfois obligeant l'individu à fournir un effort psychique considérable en vu de son adaptation et sa réhabilitation dan son milieu familial, professionnel, social et ceci peut parfois être source de souffrances psychiques et la dépression est parmi les souffrances les plus rencontrées.
Certes, tout le monde peut être dépressif à un moment ou un autre de sa vie, il suffit pour cela d'un changement de décor pour la chasser et reprendre courage. En revanche, une dépression qui s'empare de vous et qui ne vous lâche plus, c'est sans doute la pire épreuve qui puisse être imposée à l'être humain, certainement pire qu'une maladie corporelle.
Cette pathologie est en effet, terrible, elle s'accompagne d'un désespoir profond et du sentiment que plus jamais les choses n'iront mieux. Souvent, une impression insupportable de culpabilité y est liée, bien souvent à l'égard d'un événement que les autres considéreraient comme sans importance.
La personne perd totalement confiance de soi. D'ailleurs, le dépressif ne cesse de répéter « je suis nul, je n'arrive pas réussir ma vie». Il s'enfonce dans un mutisme total, Il n'a plus d'intérêt pour quoi que ce soit ne fait aucun effort. Une baisse inquiétante de l'activité et de la réflexion s'ensuit qui normalement ne peut échapper à personne dans l'entourage du malade.
Un sentiment de désolation et d'isolement s'empare du dépressif : il s'en rend compte mais ne peut y échapper. La dépression semble insurmontable à celui qui en est atteint. D'ailleurs, c'est le symptôme le plus évident qui doit alerter. Un bon médecin comprendra vite et pourra agir de façon rapide et efficace. Le Dr Touhami a expliqué qu'il est très important de poser le bon diagnostic car il n'existe pas une dépression mais des états dépressifs.
Chaque cas est un cas particulier qui nécessite une prise en charge particulière et adaptée en fonction de sa dépression, du degré et de la gravité de cette dépression, de la personnalité du patient ainsi que le contexte familial où vit le malade.
Ce spécialiste a rappelé que pour cette pathologie comme la plupart des autres pathologies, on peut non seulement la guérir mais également la prévenir. Il existe de nombreux traitements en effet, pour en venir à bout. Des traitements soit pharmacologiques, psychothérapeutiques et socio thérapeutiques.
Ceci doit inciter à la consultation lorsque les symptômes d'un état dépressif sont suspectés. «Bien sûr, il n'existe pas une universalité de l'expression des états dépressifs, cependant, on a relevé quelques caractéristiques au Maroc», a précise le Dr Touhami. « Beaucoup de dépressions dans notre pays par des symptômes somatiques telle une douleur abdominale, céphalée, fatigue, vertiges, diminution de la puissance sexuelle......». Devant une dépression surtout les dépressions graves, il faut se méfier de l'accident redoutable à savoir les tentatives de suicides et les suicides.
A titre d'exemple ce spécialiste a déclaré que le suicide survient chez environ près de 23 pour cent milles habitants en France, à peu près 21 pour cent milles habitants en USA.
Dans les pays musulmans entre autre le Maroc il ossile entre 0,5 et 0,2 pour cent milles habitants. Cette «protection» contre cet accident redoutable est rapport avec les bienfaits des principes en l'Islam, avec la cohésion et l'étroitisme des liens familiaux et sociaux.
Source : Lematin
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