Société : Mme Zoulikha Nasri : Le Maroc a fait avancer la religion par la jurisprudence
Mme Zoulikha Nasri, conseiller de SM le Roi, a souligné qu'avec l'élaboration du code de la famille qui consacre l'égalité entre l'homme et la femme, le Maroc a fait avancer la religion par la jurisprudence, ajoutant que le Royaume a toujours été un pays musulman de jurisprudence et de modération.
"Il n' y a pas de contre nature, de contre indication entre respecter sa religion et avancer dans la modernité", a indiqué Mme Nasri dans un entretien diffusé, mardi, par la chaîne de télévision française en continu LCI, relevant que le code de la famille, initié par SM le Roi Mohammed VI, fait une corrélation directe entre le progrès du Maroc et les droits de la femme.
Signalant que la religion musulmane n'est pas contre la modernité, Mme Nasri a noté que l'avènement de l'Islam est un projet social, à la réussite duquel les mutations sociales doivent être intégrées dans l'institution islamique.
La femme marocaine est au centre du débat sur la pauvreté et sur la lutte contre l'analphabétisme, a-t-elle affirmé, relevant que le pays ne peut pas avancer sans réhabiliter la femme dans ses droits.
Elle a indiqué, par ailleurs, qu'une année après la mise en vigueur du nouveau code, les divorces à la demande de la femme ont augmenté de presque de moitié, alors que les divorces par compensation, c'est à dire le cas où la femme "achetait" son divorce, ont diminué.
"Le code de la famille est un projet sociétal qui demande une formation appropriée des juges et des auxiliaires de justice ainsi que la constitution de structures spéciales", a indiqué Mme Nasri, rappelant dans ce sens que le Maroc avait mis en branle les instruments d'application avant même la sortie de la loi.
Les structures spéciales créées au sein des tribunaux de première instance sont passées d'une vingtaine à 70 cellules actuellement, a-t-elle précisé.
Pour Mme Nasri, "On ne peut pas changer les mentalités du jour au lendemain. C'est les manuels scolaires, c'est le comportement de la famille qui doivent changer, mais des progrès notables ont été enregistrés et il faut travailler dans le temps", a-t-elle dit.
Au sujet de l'application des dispositions du code de la famille, Mme Nasri a relevé qu'il est plus facile de les appliquer à Casablanca ou à Rabat où le mouvement associatif est très fort que dans les zones rurales où "la dimension de la femme est encore plus lourde".
Mme Nasri a souligné, d'autre part, que plusieurs associations actives en France, où vit une forte communauté marocaine, essaient de communiquer sur le thème du code de la famille et d'apporter la bonne parole pour que les femmes puissent en tenir compte.
Najat CERKAOUI
Source : MAP
"Il n' y a pas de contre nature, de contre indication entre respecter sa religion et avancer dans la modernité", a indiqué Mme Nasri dans un entretien diffusé, mardi, par la chaîne de télévision française en continu LCI, relevant que le code de la famille, initié par SM le Roi Mohammed VI, fait une corrélation directe entre le progrès du Maroc et les droits de la femme.
Signalant que la religion musulmane n'est pas contre la modernité, Mme Nasri a noté que l'avènement de l'Islam est un projet social, à la réussite duquel les mutations sociales doivent être intégrées dans l'institution islamique.
La femme marocaine est au centre du débat sur la pauvreté et sur la lutte contre l'analphabétisme, a-t-elle affirmé, relevant que le pays ne peut pas avancer sans réhabiliter la femme dans ses droits.
Elle a indiqué, par ailleurs, qu'une année après la mise en vigueur du nouveau code, les divorces à la demande de la femme ont augmenté de presque de moitié, alors que les divorces par compensation, c'est à dire le cas où la femme "achetait" son divorce, ont diminué.
"Le code de la famille est un projet sociétal qui demande une formation appropriée des juges et des auxiliaires de justice ainsi que la constitution de structures spéciales", a indiqué Mme Nasri, rappelant dans ce sens que le Maroc avait mis en branle les instruments d'application avant même la sortie de la loi.
Les structures spéciales créées au sein des tribunaux de première instance sont passées d'une vingtaine à 70 cellules actuellement, a-t-elle précisé.
Pour Mme Nasri, "On ne peut pas changer les mentalités du jour au lendemain. C'est les manuels scolaires, c'est le comportement de la famille qui doivent changer, mais des progrès notables ont été enregistrés et il faut travailler dans le temps", a-t-elle dit.
Au sujet de l'application des dispositions du code de la famille, Mme Nasri a relevé qu'il est plus facile de les appliquer à Casablanca ou à Rabat où le mouvement associatif est très fort que dans les zones rurales où "la dimension de la femme est encore plus lourde".
Mme Nasri a souligné, d'autre part, que plusieurs associations actives en France, où vit une forte communauté marocaine, essaient de communiquer sur le thème du code de la famille et d'apporter la bonne parole pour que les femmes puissent en tenir compte.
Najat CERKAOUI
Source : MAP
Casafree.com le 9/3/2005 21:30:00
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