Sports : CAN 2008 : Les Lions indomptables du Cameroun aurait rugi, si...
Manque de préparation, paiement retardé de primes, mauvais état des infrastructures... ces éléments défavorables cumulés dans le fonctionnement de la machine sportive sont à l'origine de la défaite du Cameroun lors de la phase finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN-2008) au Ghana, selon les analystes. Si la chance et la volonté font partie intégrante du sport, une bonne préparation ainsi qu'une bonne concentration des joueurs, des encadreurs constituent sans ambages, des clés de succès de toute nation qui veut rester au sommet.
Ancienne gloire du football camerounais, Joseph Antoine Bell, impute la défaite des Lions indomptables au manque de préparation : "Dix jours, c'est largement insuffisant pour une compétition d'envergure telle la CAN".
"Les camerounais vivent dans l'illusion, celle d'une grande équipe mondiale que rien ne peut arrêter et pourtant...", commente Joseph Antoine Bell, consultant de Radio France Internationale, après l'échec des Lions indomptables face aux pharaons d'Egypte (0-1).
"Le salaire de l'à peu près", titre le quotidien privé Mutations pour évoquer ce manque de préparation de l'équipe nationale du Cameroun.
Avant le départ pour le Ghana, les joueurs camerounais ont exigé le payement immédiat de leurs primes. Car, disaient-ils, le payement n'est pas toujours évident par la suite. Donc, un autre point et non le moindre concernant les bons méchanismes sera de trouver une solution pour que les joueurs n'en reparlent plus et que leur concentration soit toujours au top.
"Le Cameroun a besoin d'une cohésion d'ensemble", indiquent Patrick Mboma, ancien lion, et Richard Towa, entraîneur du FC Cologne en Allemagne.
L'équipe camerounaise ne manque pourtant pas d'atouts : Samuel Eto'o de FC Barcelone (Espagne), Alexandre Song de l'Arsenal ( Angleterre), Idriss Carlos Kameni de l'Espagnol de Barcelone ( Espagne), Gerémi Njitap de Newcastle (Angleterre), etc..
D'avis de spécialistes, ces atouts indéniables doivent être concrétisés par une bonne préparation, avec des stages et les regroupements réguliers des joueurs, un mois avant comme ce fut le cas en 2000 et 2002 avec la clé et d'affilée, 2 titres gagnés.
Cependant, les clubs européens sont réticents à laisser partir leurs joueurs africains pour préparer et disputer la gala de football de la CAN, dont la phase finale se déroule normalement au milieu des championnats d'Europe.
A ce niveau, analysent ces spécialistes, il faudrait que la Confédération africaine de football s'engage davantage pour la libération des joueurs africains, lorsque ces derniers sont convoqués par leurs pays d'origine.
Pour le football du Cameroun, qui détient le plus beau palmarès du continent (quatre CAN, cinq participations au Mondial et une médaille d'or olympique), un autre fait incontournable, c'est que les stades de football de Yaoundé, Douala et Garoua sont dans un état de dégradation.
Les clubs de première division de football du Cameroun qui doivent être des réservoirs de joueurs pour l'équipe nationale, éprouvent d'énormes difficultés pour jouer sur des terrains en terre qui sont majoritaires dans le pays. En 2005 par exemple, deux joueurs japonais venus pour jouer dans le Canon sportif de Yaoundé, étaient repartis après une seule saison à cause de cet épineux problème d'infrastructure.
Toutefois, comme le disent les amateurs de Yaoundé, la performance des Lions camerounais au Ghana (finaliste) laisse penser que tout n'est pas perdu pour cette équipe, si toute la machine sportive de ce pays se met en branle.
Par Telesphore MBONDO AWONO
Xinhua
Partager cette article sur Facebook
Les articles publiés sur le webzine Casafree.com sont sous copyright Casafree.com et nos agences de presse partenaires Panapress, PRN, et Xinhua sauf mention contraire. Toute reproduction même partielle des articles sans leur accord écrit est strictement interdite.
Article précédent: Fès : Cité des Mille et une nuits qui recèle "mille et un trésors" (presse)
Article suivant: Inauguration de pistes cyclables au niveau des communes de Sidi Slimane et de Boumaiz
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
| Auteur | Conversation |
|---|






