Actualité France : France : L'économie française en pleine stagnation, selon Les Echos
La France fait face actuellement à une stagnation économique sans précédent, constate jeudi le journal économique français Les Echos, qui consacre un dossier aux origines de cette croissance en berne aussi bien dans l'Hexagone qu'en Europe.
Le mot « stagnation », indique l'éditorial du quotidien, « caractérise aujourd'hui la France dont le PIB n'a pas bougé depuis l'automne dernier -- et même depuis le printemps, si l'on néglige le hoquet de 0,3% décelé l'été dernier ».
« Cette situation est exceptionnelle », souligne Les Echos, avant de préciser qu'« elles n'avait jamais été observée par les statisticiens qui mesurent la production nationale depuis plus de soixante ans ».
L'avant-veille, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a en effet publié des chiffres signalant une croissance nulle de l'activité économique de l' Hexagone au deuxième trimestre 2012, soit le troisième trimestre consécutif de taux à 0%. Contrairement au gouvernement français, qui estime pour l'heure que, malgré la médiocrité des derniers chiffres économiques, il n'y a pas lieu de modifier sa prévision d' un taux de croissance de plus de 1% en 2013, l'éditorialiste des Echos appelle à « réviser à la baisse les prévisions ( gouvernementales) ».
« Les composantes de l'activité qui ont plutôt résisté au printemps l'ont fait pour des raisons temporaires (rebond de l' investissement (+0,6%) après un hiver très froid, stockage provisoire), tandis que celles qui sont à la traîne devraient rester ankylosées (consommation (-0,2%), export) », estime le journal français, qui détaille la composition du chiffre de l' Insee pour le deuxième trimestre 2012.
Il s'agit donc, selon Les Echos, de s'attaquer aux « trois E de la stagnation », à savoir l'endettement, l'Europe et l'énergie, en résorbant le niveau des dettes notamment publiques, en adossant l'union monétaire européenne à une union d'ordre budgétaire et, enfin, en accélérant la nécessaire mutation des modes de production et de consommation énergétiques.
Toutefois, ces mesures drastiques ne porteront leurs fruits que dans plusieurs années. Il faudra en effet du temps pour sortir l' Hexagone de la stagnation économique actuelle.
« La première moitié de la décennie 2010 est perdue. Avec de la lucidité, il est encore possible de sauver la seconde moitié », conclut Les Echos, qui considère ainsi que toute reprise économique en France ne sera envisageable qu'à partir de 2015.
Le mot « stagnation », indique l'éditorial du quotidien, « caractérise aujourd'hui la France dont le PIB n'a pas bougé depuis l'automne dernier -- et même depuis le printemps, si l'on néglige le hoquet de 0,3% décelé l'été dernier ».
« Cette situation est exceptionnelle », souligne Les Echos, avant de préciser qu'« elles n'avait jamais été observée par les statisticiens qui mesurent la production nationale depuis plus de soixante ans ».
L'avant-veille, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a en effet publié des chiffres signalant une croissance nulle de l'activité économique de l' Hexagone au deuxième trimestre 2012, soit le troisième trimestre consécutif de taux à 0%. Contrairement au gouvernement français, qui estime pour l'heure que, malgré la médiocrité des derniers chiffres économiques, il n'y a pas lieu de modifier sa prévision d' un taux de croissance de plus de 1% en 2013, l'éditorialiste des Echos appelle à « réviser à la baisse les prévisions ( gouvernementales) ».
« Les composantes de l'activité qui ont plutôt résisté au printemps l'ont fait pour des raisons temporaires (rebond de l' investissement (+0,6%) après un hiver très froid, stockage provisoire), tandis que celles qui sont à la traîne devraient rester ankylosées (consommation (-0,2%), export) », estime le journal français, qui détaille la composition du chiffre de l' Insee pour le deuxième trimestre 2012.
Il s'agit donc, selon Les Echos, de s'attaquer aux « trois E de la stagnation », à savoir l'endettement, l'Europe et l'énergie, en résorbant le niveau des dettes notamment publiques, en adossant l'union monétaire européenne à une union d'ordre budgétaire et, enfin, en accélérant la nécessaire mutation des modes de production et de consommation énergétiques.
Toutefois, ces mesures drastiques ne porteront leurs fruits que dans plusieurs années. Il faudra en effet du temps pour sortir l' Hexagone de la stagnation économique actuelle.
« La première moitié de la décennie 2010 est perdue. Avec de la lucidité, il est encore possible de sauver la seconde moitié », conclut Les Echos, qui considère ainsi que toute reprise économique en France ne sera envisageable qu'à partir de 2015.
Casafree.com le 16/8/2012 21:17:19
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